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C’était une super bonne adresse pour les soba, hein.
Je me suis régalé.
La sauce était irréprochable,
mais pour les nouilles mêmes, Komoroya l’emporte haut la main.
Tiens ?
Qu’est-ce qu’il y a, chef ?
Rien, j’ai juste un truc coincé entre les molaires.
Ah, alors ça tombe bien. Si on allait jeter un œil ?
Un cure-dent ?
Non, ça partira tout seul.
Allons-y.
Je voulais justement racheter du dentifrice.
Et comme on dit, pour un pompier, les dents, c’est la vie !
Personne ne dit ça.
On nous traite déjà de loqueteux.
Si en plus on avait les dents pourries, ça craindrait, chef.
Merci beaucoup.
Cette poudre dentifrice est à la mode chez les gens d’Edo.
– Vous le saviez ? – Du tout.
On dit que chez les Européens, on utilise du sel comme poudre dentifrice,
mais à Edo, la mode, c’est le sable. Du sable de Bôshû.
Tiens ? Vos molaires sont libres ?
Non, ce n’est pas ça.
Quoi ?
Allons-y !
Chef ?
Encore ce son…
OEDO FIRE SLAYER THE LEGEND OF PHOENIX
Qu’est-ce que c’est ?
Seijûrô, tu peux nous éclairer ?
Je dois voir ça de près avant de me prononcer.
Hé, ne traînez pas !
– Kingorô ! – Allez, du cran !
La brigade I est déjà là.
Il faut d’abord éteindre le feu du dépôt !
Vous verrez ça après !
Empêchez le feu de se propager !
Par où doit-on commencer ?
Hé, pourquoi tu regardes par terre ?
Un pompier doit toujours regarder devant soi !
Pas vrai ?
Oui !
Hé, l’ancien !
Oh, c’est toi, Gengo ?
Qu’est-ce qui se passe ?
Je fais ce métier depuis que tu es gamin,
mais je n’avais jamais vu ça.
Merci, tu m’as sauvé.
Il ne faudrait pas que tu crèves dans un coin pareil.
Ces boules de feu, c’est déjà un sacré problème,
mais ici, c’est pire !
J’ai entendu une explosion. C’était un retour de flamme ?
La première, c’en était une.
La première ?
Oui, et c’est là que ça devient bizarre.
Quand on a un retour de flamme, ça explose et ça s’arrête aussitôt,
mais là, c’était différent,
on a eu une autre explosion énorme.
Deux explosions au même endroit ?
Et surtout… ça n’a duré qu’un instant,
mais les flammes tiraient sur le bleu.
Je n’avais jamais vu ça.
Des flammes bleues ?
Qu’y a-t-il, Seijûrô ?
Se pourrait-il que…
Sois plus explicite !
La substance qui a produit ces flammes bleues
est probablement du zinc.
Si cette poudre a provoqué une explosion de poussière…
Pas le temps de pinailler !
Il faut éteindre ce feu !
Surtout pas !
Renji !
Ça sent bon le pompier qui brûle.
Mais le spectacle commence maintenant.
Fais subir à ces pompiers le sort que ta fille a connu.
Ne parle pas d’elle.
Renji !
Renji !
Ça va, le vieux…
Espèce d’idiot !
Merci, tu m’as sauvé la vie.
C’est l’essentiel.
L’eau ne marche pas contre ça ?
C’est pire que ça.
Si on en verse, les flammes redoublent de force.
La réaction avec le zinc produit un gaz.
Un gaz ? De quoi tu parles ?
On pourrait appeler ça…
un vent qui brûle, peut-être.
Je ne comprends pas tout, mais comment on éteint ça ?
Il n’y a qu’un moyen. Couper l’air et étouffer le feu.
Et pour ça,
on a besoin de sable.
Du sable le plus fin possible,
et en grande quantité.
Du sable ?
Il n’y a pas de sablière dans les environs de Nihonbashi.
On peut juste ramasser le sable sur les routes…
Le temps qu’on ratisse les routes, tout le quartier aura cramé.
Comment faire ?
Du sable… Du sable…
Mais bien sûr ! Bravo, Shinnnosuke !
De quoi ?
Les dents, c’est la vie !
C’est un dentifrice en poudre, non ?
Euh, oui, exact.
Du sable de Bôshû, c’est ça ?
Parmi tous ces entrepôts, l’un d’eux doit appartenir à Kamiya.
Et il doit abriter une grande quantité de sable de Bôshû.
Bien vu… Quel dépôt porte l’enseigne de Kamiya ?
Alors, euh… Où est-il ?
Alors ? Tu vois l’entrepôt de Kamiya ?
Un instant…
Je l’ai !
Au nord-est, à dix ken d’ici !
Écoutez-moi bien !
Balancez ce sable et étouffez-moi ce feu pour de bon !
Allez-y !
Ce n’est pas fini ! Allez-y !
Bon sang… Ça continue.
Tora !
On dirait que vous galérez.
Tu as pris ton temps, Hikoya.
Que doit-on faire ?
On est débordés par cet enfer.
Vous deux, occupez-vous de ces boules de feu.
Seijûrô !
D’où viennent les boules de feu ?
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