前 200 行。
...
Vibreur
Quelqu'un se lève. Vibreur
Un bébé se réveille.
Vibreur
--
Le bébé pleure. C'est la courroie.
Chut...
- Cherche pas, la distribution est morte.
T'as tout cramé.
Bon... T'es où, là ?
...
Dans 20 minutes, on a les flics.
C'est fini, là.
...
Vibreur
--
Oui ? Bonjour, monsieur.
Je sais, mais j'ai eu un contretemps.
Un collègue a eu un souci,
mais c'est réglé, je peux être là dans une heure.
T'as 800 kilos, là.
- C'est toi qui l'as brûlé ? - Oui, c'est nickel.
Soupir
Tu l'as eu où ?
- Un électricien avec qui je traite. - T'as une facture alors ?
- Ton père signe juste le livre de police.
Je suis pas mon père.
- Bon, je vais venir avec un gars pour libérer votre fils.
- On pèse, sinon vous bougez. - Attends !
9 h, pas plus.
- Allez, 2,20 euros. - Lâche l'affaire.
OK.
T'es sourd ou quoi ?
Je bosse pas avec vous, y a toujours des problèmes.
Quels problèmes ?
- Je risque pas ma cabane pour des voleurs.
Mon père fait ce qu'il veut, moi c'est non.
Dis à tes potes les rabouins qu'il me faut une facture.
Fracas
Putain !
Cri - De la part des rabouins.
C'est un mort, ce mec.
- C'est toujours simple avec toi. - On bouge.
Cris lointains
Ouvre la porte !
Ouvre !
- Ca va, dégage ! Coups sur la carrosserie
Putain, casse-toi ! - Ouvre la porte !
Ils sont barjos !
Cris lointains
Et je fais comment ?
On y va, c'est tout.
- Déménager du Louis XV avec 800 kg à l'arrière ?
Je vais te poser avec ton matériel, tu vas te débrouiller.
T'entends ?
Fracas
- Alors, vol aggravé. Au dépôt RATP, en plus.
Recel, agression...
Le ferrailleur a eu 8 jours d'arrêt. C'est pas bon.
Va falloir faire profil bas. - Pourquoi aggravé ?
- Parce que vous étiez deux. C'est bande organisée.
- J'y étais pas, au vol. - Il va falloir le prouver.
Je vous jure.
- Je vous crois, mais jurer suffit pas.
Vous êtes déféré devant le procureur à 11 h.
Vous voulez que je vous assiste ? - Oui.
- Alors, évitez les "Je regrette" et "Je recommencerai pas".
Il entend que ça.
OK ? Pour mes honoraires, vous préférez quoi ?
Temps passé ou forfait ?
J'ai pas d'argent.
- Pourquoi votre femme m'a appelé ? Je fais pas d'aide.
Elle a regardé sur Internet.
Soupir
Vos revenus, c'est quoi ? Normalement ?
Par mois : 1 000, 2 000 ?
- 1 000, ouais. Des fois, un peu moins.
Bon, on va faire un truc.
Si je vous ai du sursis, vous me payez en 4 fois.
Disons 350 euros par mois.
Je vous fais confiance. Si c'est du ferme...
Tant pis pour moi. Ca vous irait ?
Ouais.
Ouais ? Bon, allons-y.
Et malgré le tableau que nous a peint Mme la procureure,
ce "petit truand"
se lève tous les matins à 5 h,
week-end compris, pour nourrir sa famille.
Il n'a surtout pas d'emploi fixe.
Non. Il est auto-entrepreneur.
Il fait principalement des déménagements.
Il achète légalement des métaux de réemploi, qu'il revend.
Il travaille aussi régulièrement au garage Baudoin, à Aubervilliers.
Il part chaque automne pour faire les vendanges.
Et avec tout ça, il habille,
soigne et nourrit ses 5 enfants. Mais c'est un marginal,
vous avez raison,
car il vit, par tradition, dans une caravane.
C'est tout ce qu'on pourrait lui reprocher.
- Etes-vous imposable, M. Meyer ?
Non.
- Mais vous remplissez une déclaration ?
- Oui. - Le dossier contient
les deux dernières,
M. le Président.
- M. Meyer, j'imagine que vous regrettez vos agissements ?
- Les regrets, ça sert à rien. Il faut savoir ce qu'on a fait.
- Je pense qu'un séjour à Fleury vous ferait du bien.
- Parlez dans le micro, M. Hernandez.
Il se racle la gorge.
- Fleury, ça fait du bien à personne.
- Pourquoi y passer votre vie alors ?
Parce que vous m'y envoyez.
- S'il se tient bien, il peut sortir dans 3-4 mois.
Il a de la famille ? - Sa mère, c'est tout.
Je savais pas que j'étais aussi vertueux.
- Faut en rajouter un peu, sinon ça marche pas.
Et voilà.
MERCI.
- Il y a un sac de vêtements aussi, normalement.
- Oui, j'arrive. - Merci.
J'ai jamais fait les vendanges.
Mais si. Ca plaît toujours, ça.
Il faudra payer les 7 000 euros à la RATP,
sinon ils vont vous assigner, et là, ce sera du ferme.
Alors ?
Sursis ?
Yes !
Ma femme.
Bonjour.
Bonjour.
- Bon courage pour la suite. Prenez soin de vous.
- Merci. Je vais vous payer, hein.
Je sais.
Allez, au revoir. - Au revoir.
Au revoir. - Au revoir.
Vous rentrez comment ?
Bah, RER.
Elle baille.
Je suis morte...
J'ai plus de permis.
Deux téléphones, deux verres de vin, hop !
- Deux verres de vin ? - Oui.
- Non. Trois ou quatre verres de vin, plus deux téléphones,
plus des radars. - C'est bon.
Il pouffe de rire.
- Je savais pas que vous preniez cher,
vous aussi.
- Comme les autres. Voire un peu plus, je dirais.
Musique douce
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C'est à droite.
Bips du clignotant
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Merci, hein !
De rien.
Klaxons
- Oh, t'as ramassé ! - Ca va.
- Tu as la gueule à ton chien. - Très drôle.
Et Samy alors ?
- Il a pris 6 mois. Soupir choqué
Ouais.
Ca va, t'as mal ?
- Ca va, mais je leur dois 7 000 euros.
- A qui ? - A la RATP.
Tu t'es fait mal ?
Non, ça va.
Un accident, mais tout va bien.
Je vous sers à boire ?
Non, non, merci.
- Une bière, rapidement. - C'est gentil, on va y aller.
Je vous dois bien ça.
Allez, 5 minutes.
Tu veux ?
Oui.
Un verre rapide.
Allez, venez.
Je sors les bières, j'arrive.
Bonjour ! - Bonjour.
- Asseyez-vous. Vous m'excusez ? Je vais voir la mère de Sam.
Bien sûr.
Papa !
Viens ici, toi.
Ca va ?
- Oui. - Oui ? Allez.
- T'es jolie. Tu t'appelles comment ?
Maria.
Moi, Anna.
Je te montre un truc ?
Viens !
- Je vous aide, madame ? - Non, c'est bon, j'arrive.
Et je m'appelle Meriem, hein !
- Tu t'appelles comment ? - Cheyenne.
Elle s'appelle Punky.
Il lui est arrivé quoi ?
Une maladie.
Regarde.
Je suis magicienne.
Là, elle me voit.
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