İlk 200 satır.
Non-Stop Production
La Fondation pour le développement de l'art contemporain "Ruarts"
avec le soutien du Fonds du cinéma
ainsi que du ministère de la Culture de Russie
Alexandre RODNIANSKI Sergueï MELKOUMOV
présentent
un film d'Andreï ZVIAGUINTSEV
LÉVIATHAN
Je sors fumer, sinon je vais m'endormir.
Vas-y, je me dépêche.
Encore eux.
Ça paye pas assez, sergent ?
Vos papiers, s'il vous plaît.
Vous avez bien astiqué votre plaque ?
Salut.
Stepanytch passera te voir pour son carburateur.
Ça suffit ! Je suis pas une œuvre de charité !
Il te paiera sa tournée.
J'ai pas besoin de lui pour boire.
Écoute.
Après-demain, c'est lui qui régale : l'essence,
la bouffe et les cartouches.
Faudrait que j'en pisse de joie ?
- Kolia... - Pacha !
- Tu sais... - Arrête !
Aujourd'hui, impossible.
Qu'il vienne demain. Dis-lui.
- Je lui dirai. - Allez.
Bonjour à ta femme.
Il me gonfle, Stepanytch, avec sa bagnole.
Un flic, bordel !
Il veut que je lui répare son tas de ferraille à l'œil !
Ben vas-y ! Répare-le toi-même !
En cinq ans, même pas foutu de s'acheter une bagnole normale !
Il est peut-être honnête.
Bien sûr ! Généreux, même !
- Ils sont arrivés ? - Non.
T'as perdu ton "bonjour" ?
On dirait.
Eh bien, cherche-le.
Où ça ?
Tu t'es lavé ? Vas-y. Joue pas les singes.
C'est toi, la guenon.
Comment ?
Rien.
- Arrête-toi. - Mon cul.
- T'as dit quoi ? - T'as bien entendu.
Ils sont là !
Dmitri, dis-leur de m'emmener avec eux.
T'as école. Et un contrôle, en plus. Va te préparer.
Tu mens !
- Parle pas comme ça à ta mère ! - C'est pas ma mère !
L'âge ingrat...
Faut pas le frapper.
Je le fais par amour.
Je l'emmène pas à l'école aujourd'hui.
Il me parle mal depuis ce matin.
Je peux pas : mon copain est là.
C'est ton fils. À toi d'en faire un homme... ou un singe.
Il a vraiment un contrôle ?
Oui.
Emmène-le. Je viens aussi, si tu veux.
Ça, ça va lui plaire.
Eh, les forces spéciales ! Prêt à partir ?
Ça va, toi ?
Ça va.
On cherche à déménager.
On pourrait se rapprocher de la ville,
quitter cet endroit, mais il dit rien.
Tu pourrais lui parler ?
Je vais essayer.
Prête-la donc à ton père !
Rends-la-moi, papa !
Tiens, la voilà, mais arrête de geindre.
Merci.
Va démarrer la voiture.
Tu vas la conduire.
Tout seul ?
C'est ça ! Dans tes rêves.
Dmitri et moi, on vient aussi.
- Mais c'est moi qui conduis. - Oui.
Temps mort !
C'est moi qui lui ai appris.
Bientôt, c'est lui qui aura le dessus.
Arrête.
- Je t'aime. - Je sais.
Le laisse pas aller trop vite !
Bonjour.
Bonjour. Kolia a emmené Roma à l'école.
Entre, il va pas tarder.
On s'est ratés. Je vais l'attendre dehors.
Et m'en griller une.
Bonjour, Kolia.
Salut, l'ami. Qu'est-ce qu'il y a ?
Pacha t'a pas dit que j'étais occupé ?
Non. Occupé à quoi ?
J'ai mon ami qui est venu de Moscou.
On est convoqués à midi.
On part bientôt. Et faut qu'on se parle avant.
Reviens demain !
Demain matin !
Demain ?
- Stepanytch. - Dmitri.
Promis. Je te ferai ça aux petits oignons.
Bon, Kolia. D'accord.
Va pour demain.
Il est vexé.
- Il est rigolo. - Rigolo ?
Marié deux fois, veuf deux fois !
Un vrai tyran.
Bon, mes amis...
Depuis deux mois, je creuse le dossier
de votre monstre.
T'as trouvé un trésor ?
Un sacré, même !
- On dirait pas. - Et ça nous apporte quoi ?
Voilà la situation.
La décision ne nous sera pas favorable.
- Nous enterre pas trop vite. - Mais...
Il faut qu'il réfléchisse où est son intérêt :
un accord avec nous ou une mauvaise pub.
- Comment ça ? - L'interromps pas.
Je veux savoir ce qu'il a trouvé ! Ce connard est indestructible !
On va détruire personne.
On va être au contraire tout gentils,
cajoler son trésor...
Je crois pas qu'être gentil fonctionne. Faut cogner !
- À coups de massue ! - Non, Kolia.
Faut y aller en douceur.
On va avancer avec des faits.
- Fais-moi lire. - Non, c'est trop tôt.
Après.
- Hein ? - Kolia...
T'es impulsif, trop émotif.
Tu sais pas te contrôler.
Un esclandre serait prématuré et inutile.
Arrête, je sais ce que je fais.
Faut que je sois au courant. Tu crois que je vais tout leur balancer ?
- Tu me fais confiance ? - Évidemment.
Si je te dis après, c'est après.
Lilia, tu nous ferais du thé ?
Bon, donc on verra ça après.
Parfait.
Tu me manipules sacrément, le bleu-bite.
Ça me plaît pas du tout.
J'étais bleu-bite à l'armée, il y a vingt ans.
Ben quoi ?
Fallait pas me mettre ces papiers sous le nez !
Vas-y, lis.
Chef.
Bien sûr que j'ai entendu parler de lui. Comme tout le monde.
Il a du sang sur les mains !
Mais là, c'est marqué !
Pourquoi il est pas déjà en taule ?
Parce que, là-haut, on a besoin de lui.
Des "trésors", ils en ont tous.
Ils sont faciles à manœuvrer.
Votre Cheleviat se gavera
tant qu'on aura besoin de lui.
Ou qu'il crèvera pas.
Ou que les gens le buteront pas.
Tu parles ! Qui irait le buter ?
Vous venez ou pas ?
S'il dort, viens seule.
Je vois.
Si t'as personne, laisse tomber.
Pour la viande, c'est pas le moment.
Allez, à plus tard.
Ils viennent pas ?
Pacha dort après sa garde. Elle a personne pour le gosse.
Comme l'autre fois ! C'est tes amis !
- Pas les tiens ? - Le mien est là.
D'accord, Kolia.
Les tiens sont top. Les miens, nuls.
- C'est pas vrai ? - Arrêtez...
Kolia, t'as vu comment tu te conduis...
Comment je conduis !
Lilia...
Je dis plus rien.
Par arrêté municipal n° 1295, la ville a exproprié K. Sergueev
de sa parcelle d'une superficie de 0,27 hectare,
n° de cadastre 28-136-254-2001,
comportant une maison,
un atelier de réparation, un local technique et une serre.
K. Sergueev a saisi le tribunal d'arrondissement pour annuler cet arrêté.
Par décision du tribunal, sa demande a été rejetée.
K. Sergueev a alors interjeté appel auprès du tribunal de la ville.
Lors de l'audience, K. Sergueev exige d'obtenir satisfaction.
Le représentant de l'administration conteste cet appel
et demande que soit appliquée la décision de première instance.
Selon le plaignant, la cour a contrevenu à la procédure.
Il conteste la légalité pour cause d'utilité publique
de la saisie du terrain.
Selon lui, l'administration a enfreint les délais d'information du rachat
et dérogé aux règles de calcul de la compensation financière.
De plus, lors de ce calcul,
le tribunal n'aurait pas pris en compte l'estimation indépendante,
bien supérieure à celle de l'administration.
Selon lui, l'administration
aurait aussi contrevenu au droit civil
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