Ashkal

Ashkal

French வசனம் பதிவிறக்கம்

வெளியீட்டு விவரம்

Ashkal L Enquete De Tunis 2022 VOSTFR 1080p BluRay x264-ZiT
கருத்துரை வழங்கியவர் zitoune69

குறிச்சொற்கள்

BluRay
x264
1080
வெளியிடப்பட்ட தேதி: 2023-07-05
பதிவிறக்கங்கள்: 58
காது கேளாதோருக்கானது: No

French வசனங்களின் மாதிரிக்காட்சி

முதல் 200 வரிகள்.

Dégagez.

Disperse tout le monde.

Cassez-vous !

Il avait de la famille ?

Je crois qu'il a deux enfants, mais ils sont en Europe.

Il n'y avait aucun problème avec les ouvriers ?

Non.

Quelqu'un qu'il a insulté ou à qui il doit de l'argent?

Non, rien du tout, rien de ce genre.

Il se suffisait à lui-même

et il craignait Dieu.

Il n'avait aucun problème.

Il n'a jamais parlé d'immolation, de suicide ?

Non, jamais.

Non, jamais. Il sortait à peine de l'immeuble qu'il gardait.

C'était un homme pieux, il n'aurait pas pu s'ôter la vie.

Quand on a entendu la nouvelle, on n'y a pas cru.

C'est un choc pour nous tous.

Que Dieu lui pardonne.

Pratique le gourdin !

C'est pour repousser les chiens errants

qui traînent ici la nuit.

C'est toujours calme sur les chantiers.

Récemment, vous n'auriez pas vu un homme

que vous n'avez pas l'habitude de voir ?

Non, personne ne vient ici.

Il n'y a que des ouvriers qui viennent le matin

et repartent l'après-midi.

Et Gadour ?

S'est-il absenté ? Pour retourner dans son village natal ?

Il n'allait pas plus loin que le café pour ramener un verre de thé.

Ou il allait acheter du pain et de l'harissa.

Puis il revenait. C'était son sanctuaire, ici.

- Son sanctuaire ? - Oui, c'était chez lui, quoi.

- Reprenez ça. - Merci.

Que Dieu vous aide.

Te prends pas la tête.

Le mec était déprimé. Il s'est tué et c'est tout.

Il y a des tensions entre les Tunisiens et les Sub-sahariens sur les chantiers ?

Rarement.

Des disputes entre soûlards, c'est tout.

Rien de sérieux.

Alors ?

Les ouvriers ne croient pas qu'il ait pu se tuer.

Tu crois qu'il s'est immolé seul ?

Un homme de son âge...

Pourquoi s'immoler seul dans son coin ?

Et pas comme les autres, au centre-ville, devant tout le monde ?

Autant se pendre.

Si c'est un suicide, quelqu'un a dû le manipuler.

Alors ça a sans doute été filmé et ça finira sur les réseaux sociaux.

Il est toujours aussi désagréable, l'autre, sinon !

Bouhlel ? Tu le connais... Il t'adore !

Il est furieux, il a été convoqué par la Commission.

Ils veulent l'interroger.

Si tu prenais des vacances ? Juste le temps que ça se tasse.

Oublie, Batal.

Je n'irai nulle part.

Tu veux descendre pour voir les filles ?

- Non, une autre fois. - A demain.

Pas trop fatigante, ta journée ?

Ça va.

Ça va coller.

Allô.

Oui, ça va ?

Tu peux me livrer un truc à manger ?

Oublie pas de manger.

Au plaisir, M. Jilani.

Bonsoir.

Alors ? On ne te voit plus ici. Tu ne pries plus ?

Si, je prie, mais je ne trouve plus le temps avec le boulot.

Ça dit quoi l'affaire du gardien qui s'est brûlé ?

On est dessus.

Ce n'est pas clair. On pense qu'il n'était pas seul.

Réglez ça vite !

Si ça s'ébruite, la Commission en fera un martyr.

D'ailleurs, Bouhlel a été convoqué.

Cet affamé-là.

On le protégera.

Et Fatma ?

Quoi, Fatma ? Elle est de notre côté.

Cette histoire avec son père ne doit pas...

Ne t'enfonce pas avec elle.

Si tu sens que ça chauffe trop pour toi...

Éloigne-toi d'elle.

C'est clair ?

Oui, chef.

ASHKAL

Il s'est brûlé en utilisant de l'essence.

Mais aucune trace de contusions. C'est étrange.

Comment ça, étrange ?

D'habitude, les brûlés se débattent et se cognent.

C'est instinctif.

Ils essaient de fuir la douleur.

Lui, il est resté immobile. On dirait qu'il s'est abandonné au feu.

Il était drogué ?

Aucune trace de drogue dans le sang.

Et aucune trace de tissus sur la peau.

Oui, ses vêtements étaient posés à côté de lui. Quoi d'autre ?

L'état du corps ne permet pas d'en dire davantage.

C'est un suicide, rien de plus.

Écoute, ce n'est pas la peine de venir avec moi.

Pourquoi ?

Moi, je sais parler à Bouhlel. Comme ça, on ferme le dossier.

Tu vas me cacher longtemps, Batal ?

Jusqu'à ce que cette histoire de Commission soit terminée.

Salut, les gars.

Bien.

Merci.

Elle s'appelait Hajer Mahjoub.

Elle avait 18 ans.

Même histoire. Retrouvée nue. Immolée avec de l'essence.

Il y avait aussi une veste d'homme à côté de son cadavre.

- Allons voir son corps. - On ne peut pas.

- Pourquoi ? - Elle est déjà enterrée.

Quoi ?

Bouhlel a ramené son corps chez Ben Younès.

Un promoteur immobilier du quartier.

Hajer était une de ses domestiques.

Pourquoi on ne nous a pas prévenus ?

La scientifique va nous envoyer le rapport et les photos.

Tu trouves ça normal, putain ?

Batal !

Ne lui parle pas.

- T'aurais pu nous tenir au courant. - Arrête de me faire chier.

C'est mon secteur, ici.

J'ai pris le temps d'enquêter avant de vous prévenir.

Et donc ?

On recherche deux ouvriers

qui ont disparu depuis la nuit du meurtre.

On sait qu'ils ont picolé, puis violé la fille.

Ensuite ils l'ont brûlée pour ne pas laisser de preuves.

J'ai eu la légiste. Aucune trace de viol ni d'agression.

Savez-vous si elle fréquentait quelqu'un ?

Un ouvrier du coin, par exemple ?

À cet âge-là, les jeunes sont très secrets.

Elle n'avait le droit de ramener personne.

Elle ne voyait même pas le jardinier, c'est mon mari qui le gère.

Elle a laissé un grand vide.

Heureusement qu'on a encore Fanta qui travaille ici.

Hajer était libre de ses faits et gestes.

Je la laissais vivre sa vie.

Vous avez des enfants ?

Notre fille aînée vit à Paris.

Notre fils Younès va passer son bac.

Il est souvent reclus dans sa chambre.

Il est très affecté.

Si elle ne sortait pas et ne voyait personne,

vous semblait-elle déprimée ?

On ne l'a jamais sentie déprimée.

Au contraire, elle semblait très heureuse avec nous.

On a aussi retrouvé ce gardien immolé dans le quartier.

Vous le connaissiez ?

Il connaissait peut-être Hajer ?

Je le connais vaguement.

Je comptais acheter l'immeuble qu'il gardait.

Mais je ne pense pas qu'il connaissait Hajer, non.

J'imagine que cette histoire ne doit pas arranger votre business.

C'est pour ça que tu nous a caché sa mort ?

Batal ? Écoute-moi.

C'est pas du travail, ça !

C'est pas du tout correct.

Cet homme relance l'économie du quartier

et vous venez l'accuser comme ça ?

Pourquoi tu nous as caché cette affaire ?

T'as quoi, toi ?

Ces deux affaires n'ont rien à voir !

Dès qu'on aura attrapé les suspects, ils avoueront l'avoir violée, puis tuée.

Et le gardien, c'est un suicide !

Deux immolations dans le même quartier en une semaine

et il n'y a pas de lien ?

Admets-le. Il te file du fric.

Qu'est-ce qui t'arrive, toi ?

Ça va pas de me parler comme ça !

T'entends ça ?

Son père veut tous nous mettre en tôle

et toi, tu bosses avec cette conne ?

Tu sais quoi ?

- Allez vous faire foutre toi et ton père. - Ça suffit !

Tu joues à quoi, là ?

Je joue à quoi ?

Tu l'as entendu ?

Il couvre Ben Younès devant toi !

D'accord. Et alors ?

Au nom de Dieu, le tout puissant.

Bienvenue à tous.

Nous inaugurons la première séance

de la Commission "Vérité et Réconciliation".

Dans les mois à venir,

nous écouterons les victimes et les familles des innocents assassinés

et nous recenserons les abus policiers et étatiques

pour remettre le plus de dossiers possibles à la Justice

afin que les coupables soient jugés,

qu'ils aient fui ou qu'ils soient encore en fonction.

Il est grand temps de réparer le passé

et de réconcilier les citoyens avec le pays.

Je passe la parole à Maître Lotfi Ayed,

un des membres fondateurs de la Commission.

Bienvenue.

Après des années d'efforts et de lutte,

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