The first 200 lines.
Allez, Peter.
Debout.
Peter.
Debout.
Ton costume.
Ta sœur a dormi dans sa chambre ?
Je sais pas.
Allez, Peter. Debout.
Charlie. C'est pas possible, allez.
Il a fait froid cette nuit.
Tu vas attraper une Pneumonie.
Ça va.
Viens, on est en retard.
Ta mère est déjà dans la voiture.
Um...
C'est émouvant de voir autant, de monde, aujourd'hui.
Ma mère aurait été touchée,
et aussi suspicieuse.
De voir cette participation.
Ma mère était une femme réservée, plutôt secrète
Elle avait ses propres rituels,
ses propres amis, ses propres anxiétés.
J'ai l'impression de la trahir, rien qu'à vous parler d'elle.
Elle était difficile à cerner.
Si vous pensiez la connaître,
dieu me pardonne, si vous cherchiez à la confronter...
Mais quand elle allait bien, c'était la mère la plus gentille,
la plus aimante au monde.
Elle était tellement têtue.
Pour ça, je tiens d'elle.
Elle voulait toujours avoir raison.
Et quand elle se trompait,
c'était simplement notre opinion.
Et...
on avait tort.
Il y a des noisettes ?
- Non. - Très bien.
Il y a des noisettes ? Nous n'avons pas d'EpiPen.
Je sais.
Hello, Rexy !
Bon chien.
Les chaussures, tout le monde.
Charlie, tes chaussures.
Ça fait bizarre.
Ouais.
J'aurais dû être plus triste ?
Tu as été toi-même.
Ça ira.
Comment ça va ?
Je travaille.
Je prends une pause pour éviter le spectacle.
Tu continues à travailler sur l'auspice.
Ça, et la maternelle.
On est à combien de la livraison, 7 mois ?
- Six et demi. - Ça arrive vite.
Des idées pour les titres ?
Entrez.
Hé...
- Bonne nuit, fiston. - Bonne nuit.
Est-ce que...
Tout va bien pour toi ?
Ouais, ça va.
Un peu triste ?
Mmm...
J'ai compris.
Je sais.
- Bonne nuit. - Bonne nuit.
Je t'aime.
Qui est-ce ?
C'est Grand-mère.
Tu sais que tu étais sa préférée ?
Même quand tu étais encore bébé
Elle ne me laissait pas te nourrir, c'est elle qui voulait le faire.
Ça me rendait folle.
Elle voulait que je sois un garçon.
J'étais un garçon manqué quand j'étais petite.
Je détestais les robes, les poupées, et le rose.
Qui va s'occuper de moi ?
Excuse-moi.
Je ne peux pas m'occuper de toi ?
Mais quand tu seras morte.
Et bien...
Papa prendra soin de toi.
Ou Peter.
Tu ne pleurais pas bébé.
Tu le savais ?
Même à ta naissance.
Tu as envie de pleurer aujourd'hui ?
Ça te soulagerait ?
Bonne nuit, mon cœur.
Ma Chère, et tendre Annie,
Pardonne les choses que je ne t'ai pas dites,
Ne me déteste pas.
Ne sombre pas dans le désespoir de tes pertes,
Tu verras à la fin, quelles étaient pâles face aux récompenses.
Maman ?
Je viens de me faire peur dans l'atelier.
Avec quoi ?
Non.
Tu as fini ?
Presque.
Et si tu terminais ton jouet, après l'examen ?
Qu'est-ce tu en dis ?
- Ok. - Ok.
Oh, mon Dieu ! C'était quoi ?
Si on part du principe qu'un héros succombe toujours par son défaut,
Quel est celui d’Héraclès ?
L’arrogance.
Ok.
Pourquoi ?
Il a refusé de regarder les signes
qui étaient pourtant là, pendant toute l’histoire.
Ok, intéressant.
Il pensait avoir le contrôle.
Comme l'écrivait Sophocle... Souvenons-nous...
Une petite pause Bong plus tard ?
Ça rend l'ensemble plus tragique ou moins tragique ?
Que si il avait eu le choix ?
- Moins. - D'accord.
- Pourquoi ? - Parce que.
Et ton opinion, Peter ?
À propos de quelle partie ?
C'est plus tragique, parce qu'il a justement le choix.
Sinon les personnages n'auraient aucun espoir.
Ils n'ont jamais eu d'espoir parce que ils sont simplement, sans espoir.
Ils sont comme des pions dans cette horrible machine sans espoir.
- Salut ! - Hé !
Tu as été dans la chambre de Maman ?
Non.
La porte était ouverte.
Désolé. Je sais, c'est irrationnel.
- Pas de problème. - Merci.
Papa. C'est le cimetière.
À quel sujet ?
On va voir.
Allô ?
Oui.
Comment ça ?
Profané ?
Mais ça fait à peine une semaine.
Oui, d'accord, évidemment.
Très bien. Je comprends. Oui.
Et si je vous rappelais, Au revoir.
C'était à quel sujet ?
Des histoires de factures.
D'accord, je vais voir un film.
Ok.
Il disait,
"Je suis un fardeau, je suis un fardeau."
Je répondais, mais non c'est pas vrai.
Mais oui, c'était un fardeau.
À présent, faisons de la place aux nouveaux venus,
qui aimeraient peut-être parler.
Quelqu'un ?
Si c'est votre première, ou deuxième fois, c'est ouvert.
Oui. Vous voudriez...
Peut-être pas.
Ok.
Pas de pression.
Je m'appelle Annie.
Bonsoir, Annie.
Ma mère est morte il y a une semaine.
Je suis simplement là pour...
essayer.
Je suis plutôt résistante, à ce genre de chose.
Je suis déjà venu, il y a quelques années.
Plutôt on m'y a forcé... et j'imagine que...
que ça m'a fait du bien.
Ma mère était vieille, elle n'avait plus toute sa tête sur la fin.
On ne se voyait plus beaucoup, son départ n'a pas été un grand choc.
Mais...
je l'aimais.
Sa vie n'a pas été simple.
Elle souffrait de troubles dissociatifs, plutôt extrême, à la fin.
De démence...
Mon père est mort de faim quand j'étais bébé.
C'était un dépressif chronique qui s'est laissé mourir de faim,
C'est aussi plaisant que ça y parait.
Il y a aussi mon grand frère.
Mon grand frère était schizophrène.
À 16 ans, il s'est pendu dans la chambre de maman.
Dans sa lettre d'adieu il accusait ma mère,
d'avoir fait rentrer des gens, en lui.
C'était ça, la vie de ma mère.
Elle a habité chez nous sur la fin, avant l'auspice.
On ne se parlait plus trop avant ça.
Parfois oui, parfois pas.
Nous étions...
Elle était manipulatrice.
Jusqu'à ce que mon mari instaure une règle de non contact.
Qui a tenue jusqu'à la grossesse de ma fille.
Je ne l'ai pas laissé m'approcher quand j'ai eu mon fils.
C'est pour ça que je lui ai donné ma fille,
qu'elle a attrapée dans ses griffes.
J'en culpabilise encore.
Je me sens encore coupable.
Puis elle est tombée malade,
ce n'était plus vraiment ma mère sur la fin.
Non pas qu'elle s'est excusée de rien.
Je ne veux plus imposer ce stress à ma famille.
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