The first 200 lines.
Vas-y, Eddie, tue-le !
J'aime quand t'es mauvais !
Vas-y, supplie-moi de t'épargner !
Autant boire de la pisse pour l'éternité.
Allez, laisse tomber !
Tu vas mourir, enfoiré !
Et pendant que ta mère pleurera sur ta tombe,
je l'enfilerai avec un cou de poulet !
Tu peux pas faire mieux ? Téléphone, demande du renfort...
Arrête ! Laisses-en un peu pour les éboueurs !
Je le hais, ce minable.
D'où il sort ?
Tu lui en as foutu plein la gueule.
Il en reste plus rien.
Au bout de trois fois, il devrait avoir compris, ce con.
T'es un vrai mec, Eddie.
Viens, je te paye à boire !
O.K., Janice...
On peut pas le laisser là comme ça.
Il est peut-être mourant.
Il déteste qu'on l'aide. Il te pisserait dessus s'il pouvait.
Il revient ou pas ?
Il était K.-O. Il doit marcher au ralenti. Il reviendra.
Je meurs de faim.
Il est là du matin au soir.
Il est réglo.
En quoi ?
C'est un rat mouillé.
Un rat édenté.
Mon oeil ! II refuse d'entrer dans la course. Il boit, il attend.
J'espère qu'il attend pas que ce sandwich arrive tout seul.
Vingt dollars pour cette pipe,
c'est trop !
Dis donc,
vieux machin ! J'ai été bonne ! J'aurais dû...
t'arracher le bouchon à coups de dents !
Je te file 15 dollars !
Vingt !
Y a personne qui avale comme moi dans le quartier !
Magnifique.
Regarde ce qui nous arrive. Salut, Henry.
Content de te voir arriver.
Je suis populaire, tout à coup.
Je devrais me présenter aux élections.
Garde la monnaie.
Le tout ?
Oui, vas-y, le tout.
Tu bois quoi ?
N'importe quoi.
Donne-lui un scotch à l'eau.
Qui a inventé le sandwich ?
Faudrait écrire un livre sur lui.
Te bats plus avec Eddie.
T'as pas de raison, donc tu perds.
Oh, je peux me le faire.
Pas besoin de raison. J'ai les tripes.
J'ai les tripes,
mais elles ont besoin
de carburant.
Nom de Dieu !
Du jambon ! Avec de la moutarde !
C'est un rat voleur !
Pas bien !
Je devrais te faire la peau !
Un peu de fuel et je le bats, Eddie !
T'as tort. On fauche pas comme ça la bouffe d'autrui.
Une vraie mouette !
Pour les verres. On peut pas dîner ici, c'est dégoûtant.
Henry, va te coucher quelques heures.
J'en ai marre de te voir.
Jim... Un pour la route ? Offert par la maison.
Le dernier verre que t'as payé, c'est le premier que t'as bu.
A ce soir. De ce côté-ci.
A ce soir.
Dommage...
Je vois pas ce que tu lui trouves.
On n'est pas meilleurs que lui.
Il me faut ce fric demain matin avant 9h,
ou je me fais virer de ma piaule,
et on aura tous les deux des ennuis.
Du fuel !
"Ll y en a qui ne deviennent jamais fous.
Quelle horreur que leur vie."
Ce concert vous est offert par la Compagnie du Gaz.
Nous venons d'entendre "The poem of ecstasy" d'Alexander Siloti.
Nous allons poursuivre avec Wolfgang Amadeus Mozart...
Merde !
Allez !
Un grand garçon comme vous ! Lvre tous les jours à midi.
Vous devriez vous trouver un job.
J'en ai un.
Quoi ?
Tueur de cafards dans votre baraque.
Mon cul, petit con !
Quoi de neuf ?
Grand-mère est aux W.-C. Avec le laveur de carreaux.
J'ai besoin d'une bière.
Hé, garçon ! Un demi !
Certains savent y faire avec les femmes !
Pas toi ?
Je peux pendant dix minutes, mais c'est ma limite.
Comment t'en es arrivé là ?
Eh, toi, avec le tablier crasseux !
J'ai entendu une voix par là, mais je vois pas grand-chose.
La raclée d'hier soir t'a secoué les grelots.
Je crois que j'ai commandé un demi !
T'en as plus, ou ta lobotomie commence à faire son effet ?
Je vais t'enfoncer la tête dans le mur, pédé.
Hier, je me suis retenu, mais c'est fini.
Oui, c'est bien lui... Que voulez-vous faire ?
Je ne pense pas que vous devriez venir.
T'as pris quoi, ce soir ?
Tu as devant toi un autre homme, mon garçon. J'ai fait le plein.
Tu vas me la payer, ta bière !
Approche-toi. J'ai quelque chose à te dire. Ecoute bien.
Le con de ta mère pue le shampooing à moquette.
Tu l'as cherché, enculé !
Ecarte-toi de là !
Je les vois jamais, leurs bagarres.
Je suis vidé ! Un vrai aspirateur, celle-là !
Vingt dollars, Jack !
Trois contre un
que dans cinq minutes, ce pédé me lèche les couilles.
Qui prend le pari ?
Renvoie-le à son trou, ce rat !
Et toi ?
Je prends. Je mise dix.
Jim... Peut-être que je peux pas...
T'es capable de rien.
Ni bosser, ni baiser, ni te battre.
Je mise quand même 10, à 3 contre 1.
Ca marche.
Tu prends pour Eddie ?
C'est toi que j'aimerais prendre !
J'aimerais pas être à ta place.
Gonzesse !
Tu devrais déjà être par terre. Qu'est-ce qui te retient ?
O.K., Eddie.
Qu'est-ce qui est O.K., enfoiré ?
O.K. quoi ?
Qu'est-ce qu'il t'a fait, ce salaud ?
Putain, ma tête, j'ai mal...
Hé, un demi.
Désolé, je peux pas vous servir.
Prends ça.
Eddie a râlé mais il a raqué.
T'as gagné ta part. Moi, j'ai fait que regarder.
Je peux pas prendre cet argent.
Et si j'avais perdu ?
Tu peux t'en payer des verres avec ça, cogneur...
Si tu le présentes comme ça... Je me sers quelques scotchs.
Prends-en plus.
Tu me prends pour un clochard ?
Merci, Jim.
Mange moins pendant quelque temps. Ca te rend trop dangereux...
Une bière.
Qui est-ce ?
Cette femme.
Elle a l'air...
d'une... déesse en détresse.
Wanda ?
Wanda... Dis donc...
Elle est vraiment pas mal.
Et personne s'assoit à côté ?
Elle est folle.
Je ne supporte pas les gens.
Je les hais.
Ouais.
Vous aussi ?
Non,
mais je me sens mieux quand ils sont pas là.
Barman,
deux scotchs à l'eau.
Je vais vous poser la question...
que tout le monde me pose.
C'est-à-dire ?
Qu'est-ce que vous faites ?
Je bois.
Eh bien, voilà.
Je suis fauché. Je peux pas payer un autre verre.
Vous n'avez pas d'argent ?
Pas d'argent, pas de job, pas de loyer.
Retour à la normale.
Suivez-moi.
...et des Merit, longues.
Vous avez envie de cigares ?
...et quelques cigares...
sur le compte de Wilbur Evans...
Wanda, il faut que j'appelle Wilbur pour son accord.
Allez-y.
Wilbur,
Wanda est ici. Elle a pris des trucs.
Il y en a pour 23.80...
Votre visage est bien amoché...
Ca ne vous gêne pas, non ?
Je trouve ça très beau...
Hé, enculés !
Pardon, Wilbur...
Vous passez le voir ?
Oui. Très bien.
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