The first 200 lines.
Au plus haut niveau des courses automobiles,
les écuries sont obligées d'avoir au moins un pilote amateur dans leur équipe.
Ces hommes sont souvent des entrepreneurs à succès
qui ont les moyens de concourir dans ce sport d'élite.
On les appelle les gentleman drivers .
SPEED GROUP PRÉSENTE
La course automobile, c'est une vraie méritocratie.
Si vous pilotez bien, on parle de vous et vous vous retrouvez au sommet.
Mais pour réussir, il faut persévérer.
Avoir la meilleure technologie ne suffit pas.
C'est la dimension humaine derrière qui fait tout.
Aux courses d'endurance, on retrouve des constructeurs
qui ont dépensé des centaines de millions d'euros,
de dollars ou de yens pour être présents.
C'est ici qu'on peut voir
les voitures de course les plus avancées du monde.
Elles prennent les virages aussi vite ou plus vite qu'une voiture de Formule 1.
Mais au final, c'est le bout d'humanité qu'on branche dans cette technologie
qui fait toute la différence.
Et c'est ça qui en fait un si beau sport.
Aux 24 Heures du Mans, au niveau des heures concourues,
les pilotes conduisent plus longtemps à une vitesse élevée
que les pilotes de Formule 1.
Mais ça n'empêche pas les gentleman drivers de piloter.
L'Aston Martin #98, quel beau travail.
Leader de la catégorie
et Paul Dalla Lana, l'un des pilotes amateurs,
a l'honneur de ramener la voiture.
Les pilotes professionnels ont tous un tel niveau
qu'ils se neutralisent les uns les autres.
Donc, celui qui va faire la différence, c'est le gentleman driver .
Ce qui est fascinant.
Dalla Lana dans la voiture #98,
en tête aux 24 Heures du Mans.
Voilà ce à quoi tout le monde rêve !
Bravo, mec. Bravo.
Encore cinq tours parfaits, d'accord ?
Une Aston est sortie.
C'est la #98 ! Le leader de la catégorie, Dalla Lana !
La catastrophe !
Une toute petite erreur, mais de graves conséquences
et les espoirs de l'équipe #98 sont anéantis.
Le pauvre Paul Dalla Lana.
La victoire n'était pas loin
et en clin d'œil, tout est fini.
On menait de deux tours, je devais faire quelque chose de simple :
rentrer la voiture.
Mentalement, j'étais là.
Malheureusement, physiquement, je n'ai pas réussi,
et le prix à payer est très élevé.
Étant donné la compétition,
on n'a pas pu s'en remettre.
Les gentleman drivers sont des pilotes amateurs qui sont riches.
Ils ont beaucoup d'argent.
Plus que de bon sens.
Mike Conway va doubler une Aston Martin.
Oh, non ! Ça dérape !
Même s'il y a de bons pilotes, il y en a d'autres qui le sont moins
et qui font de drôles de choses pendant la course.
Il touche un peu la Toyota. Il passe.
Non, il ne passe pas !
On dirait que certains sont meilleurs que d'autres.
J'ai lu que ça entraînait un peu de...
consternation au sein des pilotes plus professionnels.
La voiture LMP3 heurte l'AF Corse Ferrari
et reçoit un drive-through.
Un gentleman driver , c'est quelqu'un qui paye pour piloter.
On ne les paye pas.
J'aimerais être assez riche pour en être un.
Selon le règlement, l'équipe doit se composer
d'un gentleman driver et de deux professionnels.
Je pense que les gentleman drivers
font partie de la tradition de la course automobile.
Ils sont extravagants. Ils ne sont pas aussi programmés.
Ils se trompent.
Le public adore ceux qui se plantent et qui font déraper la voiture.
Dieu merci, on a les gentleman drivers pour faire ça.
Pendant des années, les gentleman drivers
étaient les forces vives du sport.
Henry Ford aurait dit
que la 1re course a commencé avec la deuxième voiture.
À l'époque, ceux qui avaient les moyens de s'acheter une voiture étaient riches.
Donc, à l'origine, tous les pilotes étaient des gentleman drivers.
Il n'y avait pas de pros à l'époque.
Ce n'est plus le cas aujourd'hui.
On trouve le dernier grand bastion de gentleman drivers
dans les courses automobiles,
y compris dans les championnats du monde.
Ils jouent un grand rôle dans le sport parce qu'ils injectent de l'argent.
Mais aussi parce qu'ils nous représentent, nous, les fans.
Si vous aviez les moyens, vous pourriez acheter une équipe de baseball,
une franchise de la NFL,
mais pouvez-vous faire le quarterback ?
Bien sûr que non.
Alors que dans ces courses automobiles, vous pouvez.
Si vous êtes prêt à vous investir pour avoir le niveau,
vous pouvez piloter avec les grands de ce sport.
De nos jours, comme les voitures sont de plus en plus sophistiquées et rapides,
le rôle du gentleman driver est devenu plus difficile.
Ça devient dur pour les hommes d'affaires qui faisaient ça le week-end.
C'est même impossible.
Quand on repense à des gens comme Steve McQueen et Paul Newman,
ils ne jouaient pas quand ils participaient aux courses.
Patrick Dempsey est devenu un pilote à temps plein.
Il a mis son métier d'acteur au second plan.
Il a dû prendre cette décision
pour avoir le niveau nécessaire pour le championnat du monde.
On devient vite accro aux courses.
On prend des risques,
on travaille en plus des heures de bureau, on voyage.
Ce n'est pas facile.
Si vous voulez le faire et si vous voulez être bon,
ce doit être une passion.
Je déteste dire " gentleman driver ."
On est tous des pilotes et on est tous passionnés.
Certains ont commencé à l'âge de six ans,
d'autres ont commencé plus tard,
mais j'ai toujours voulu être le meilleur dans tout ce que j'entreprends.
Si vous n'essayez pas de gagner à chaque fois,
dans ce cas, vous devriez faire autre chose.
En tant qu'entrepreneur, et aussi dans le monde de la course automobile,
on a un public très exigeant composé d'une seule personne.
On doit se regarder dans la glace en fin de journée
et se dire : "Est-ce que j'ai réussi ?"
Ça me motive et je ne voudrais pas qu'il en soit autrement.
Je me lève le matin pour la course.
Je suis motivé et je me donne à fond,
mais quand j'entends ce qu'on dit de moi,
les gens trouvent que je suis à la limite de la folie.
Mais pour moi, c'est normal.
C'est ce qui doit être fait.
CHAMPIONNAT DU MONDE D'ENDURANCE DE LA FIA
Pour réussir dans quoi que ce soit, le sport ou les affaires,
une partie de votre cerveau doit dire : "Je peux faire mieux.
Mieux que lui, qu'elle, qu'eux.
Mieux que ce que je viens de faire."
La quête de la perfection,
c'est ça, les courses automobiles.
On est venus ici il y a deux ans et on s'en est bien sortis.
On a toutes les données d'il y a deux ans
et celles de vendredi dernier.
On les met les unes sur les autres.
Un graphique sur la direction,
le freinage et l'accélération.
Du premier virage au vingtième.
Ces données sont essentielles.
On parle d'un dixième de seconde ici et là.
Sur 20 tours, ou 20 virages,
un dixième de seconde, ça fait deux secondes.
Les données font tout. Pour les affaires comme pour ça.
J'ai reçu mon compte de résultat par e-mail hier soir
pour prévoir les impôts.
Je faisais ça à l'hôtel.
Je pensais avoir du temps pour moi, mais en fait, j'analysais
mes comptes.
Mais ce matin,
j'ai oublié tout ça et je me penche sur ces données-là.
Je passe d'une vie à l'autre.
Ça ne s'arrête jamais.
Un gentleman driver dépense
entre un million et cinq millions de dollars par saison pour piloter.
Ils ne reçoivent pas de récompense en argent.
Il faut savoir que les gentleman drivers font partie intégrante du sport.
Sans l'argent qu'ils injectent,
certaines écuries n'existeraient pas.
Et c'est reconnu.
Il y a une catégorie,
en GT et en Prototypes,
pour laquelle il est obligatoire d'avoir
un pilote non professionnel.
Je trouve que ça donne un plus au sport.
Ça ne lui enlève rien, c'est un plus.
Je pense que c'est ce qui attire certains fans.
Ils les regardent et se disent : "Si seulement j'avais les moyens,
je ferais exactement pareil."
CIRCUIT DES AMÉRIQUES 17 SEPTEMBRE 2015
Sur ces virages, le point de corde n'est pas loin, Ricky.
Ton point de freinage ?
Soixante-quinze.
C'est long.
Tu relâches le frein, gardes de la vitesse jusqu'à l'apex.
Tu cherches le point de corde.
Cette vitesse à l'arrière t'aidera à braquer.
C'est un rituel de faire un tour de piste à pied avant chaque course.
Emmener le gentleman driver sur la piste, c'est très important,
parce que nous, en tant que pros,
on leur explique comment prendre les virages.
Ils regardent les virages en tant que pilotes,
mais parfois aussi, en tant qu'hommes d'affaires.
Il me montre sur l'ordinateur où je dois freiner.
Je ne sais pas s'il a raison. On verra demain.
Lors d'une course,
plusieurs catégories concourent en même temps sur la piste.
Certaines sont réservées aux professionnels
tandis que d'autres ont des pilotes professionnels et amateurs.
La voiture et le chronomètre ne savent pas
si le pilote est un gentleman driver ou bien une superstar.
Une fois le casque mis, ça ne change rien.
Quand un pilote professionnel
fait équipe avec un pilote amateur,
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