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Après toi.
- C'est le 348 ? - Oui.
Livraison exprès.
Ça semble intéressant.
- C'est pour Dowd. - C'est moi. Elwood P.
- Voilà, monsieur. - Je vais vous donner une carte.
Ce ne sera pas nécessaire. Signez ici.
Belle journée.
Tous les jours sont de beaux jours.
- Voilà. - Merci.
Il était gentil.
Viens.
Heureusement, il est parti !
Myrtle, c'est merveilleux
que mon frère soit parti avant l'arrivée des invités.
Mère, oncle Elwood ne reviendra pas
pour tout gâcher après leur arrivée ?
Bien sûr que non, chérie.
Ton oncle passe toujours l'après-midi en ville
dans de lugubres bars et tavernes. Tu le sais bien.
Je dois dire à la traiteuse de commencer.
- Mlle Johnson, que faites-vous ? - Je pars.
Mlle Johnson, vous avez été engagée comme traiteuse et serveuse.
- Nos invités vont arriver. - Mlle Johnson...
Myrtle, je m'en occupe. Mlle Johnson, qu'y a-t-il ?
Un homme était ici il y a quelques minutes. Il m'a adressé la parole.
Vous ne lui avez pas parlé de la fête, hein ?
Je ne lui ai rien dit.
Il m'a donné sa carte. Voilà.
- Puis, il m'a présenté quelqu'un. - Qui ?
Pensiez-vous que je resterais ici après ça ?
Les gens se font renverser par des camions tous les jours.
Pourquoi pas oncle Elwood ?
Myrtle Mae Simmons, je suis déçue.
Même si les gens le trouvent bizarre, ton oncle est encore mon petit frère.
- Et ce n'est pas sa faute. - À qui est-ce la faute, alors ?
On demandera à la cuisinière de servir.
Viens m'aider, chérie.
Il ne reste plus beaucoup de temps. Elvira !
Si ce n'est pas sa faute, celle de qui, alors ?
Je sais à qui appartient la faute, mais je ne le dirai pas.
Non ?
Elvira ?
Elvira, vous pouvez apporter le tout.
Mère, pourquoi ne vivons-nous pas comme les autres ?
Myrtle Mae, dois-je te rappeler
que ton oncle Elwood ne vit pas avec nous ? On vit avec lui.
- Avec lui et son ami ! - Tu avais promis.
Avec son ami Harvey !
Tu as dit son nom.
Tu avais promis de ne pas le dire et tu l'as dit.
Mère, pourquoi grand-mère a-t-elle tout légué à oncle Elwood ?
Probablement parce qu'elle est morte dans ses bras.
Quand ça arrive, les gens deviennent sentimentaux.
Tu dis toujours ça, mais ça n'a aucun sens.
Elle n'a pas pu faire de testament après sa mort.
Myrtle, ne sois pas didactique.
Ça ne sied pas à une jeune fille. Et les hommes détestent ça.
Les hommes ! Je n'ai aucune chance.
Myrtle, chérie, la fête, cet après-midi, c'est pour...
Pour te présenter et pour que tu rencontres de gentils jeunes hommes.
C'est inutile.
Myrtle Mae Simmons, son oncle, Elwood P. Dowd, est le plus gros...
crétin en ville ! Qui voudrait de moi?
Myrtle, ma chérie, tu es gentille et tu as beaucoup à offrir.
Je me fiche de ce que disent les autres.
Il y a quelque chose de mignon chez toute jeune fille.
Un homme s'en apercevra et saura quoi en faire.
Un peu d'assurance, ma chérie.
Je veux que tu charmes Mme Chauvenet.
Elle a un petit-fils de ton âge.
Ça ne servira à rien si oncle Elwood revient.
Oncle Elwood ne reviendra pas cet après-midi.
Et s'il revenait ?
Je vais appeler le juge Gaffney. On ne peut pas courir des risques.
Mère, dépêche-toi.
Mme Halsey et Mlle Tewksbury sont arrivées.
Bon sang. Je me dépêche, chérie.
Vite, mère. Elles descendent de la voiture !
Juge Gaffney, s'il vous plaît. De la part de Mme Veta Simmons.
Oui ?
Passez-la-moi.
Veta, ma chère, quel plaisir.
M. le Juge, l'heure est grave.
J'ai invité le groupe du Forum du mercredi pour une petite réception
en l'honneur d'Ethel Chauvenet.
Elwood vient de sortir, mais j'ai peur qu'il revienne.
Vous pouvez comprendre.
Bonjour, Mlle Tewksbury, Mme Halsey.
Allez dans le salon. Myrtle, prends leurs affaires.
Oui, vous devez m'aider, M. le Juge.
Vous devez m'aider. Je ne peux pas...
Parlez plus fort, Veta.
Quoi ? Je ne vous comprends pas.
Vraiment ?
- Bonjour, Mme Strickleberger. - Bonjour, Mme Simmons.
Oh non. Oui, ça ira.
Vous pouvez compter sur moi.
Très bien.
Minninger, dans quelques minutes, un homme traversera la place.
Il portera chapeau et manteau, et tiendra un autre manteau.
Suivez-le. Si c'est nécessaire, confrontez-le Gentiment, bien sûr.
Oui, monsieur.
Mais vous devez absolument l'empêcher de rentrer chez lui.
Sa sœur fait une fête. Ce n'est pas sa place.
Il s'appelle Elwood P. Dowd.
Elwood Dowd, monsieur ! Demandez à quelqu'un d'autre.
Kratke, peut-être, ou Beck ? Ils sont plus gros que moi.
Vous pourrez mieux vous dissimuler. Dépêchez-vous et suivez-le.
- Vite. Vite. - D'accord, monsieur.
Retenez l'ascenseur !
Entrez.
LESTER F. SCHWARTZ, M.D. MÉDECIN ET CHIRURGIEN
Oui ? Qui est là ?
Le docteur vous verra bientôt.
- Bonjour, M. Dowd. - Comment allez-vous ?
Il faut être prudents.
BAR CHEZ CHARLIE
Après toi.
- Comment ça va, M. Dowd ? - Bonjour, M. Cracker.
Excuse-moi.
Comment va-t-il ?
Il va bien. Et vous ?
- Je n'ai pas à me plaindre. - C'est bien.
Ça va ? Certain ?
Très bien. Je vais t'aider.
Ne tombe pas ! Voilà.
Tu es sûr que ça va ? Tu ne veux pas une banquette ?
- Bien. - Il voudrait une banquette, M. Dowd ?
Merci, M. Cracker. Il a envie du bar, aujourd'hui.
Bonjour, monsieur.
M. Meegles est de retour.
Eh bien !
Tu... Excuse-moi une minute.
M. Meegles, quel plaisir. Vous nous avez manqué.
- Comment allez-vous, M. Dowd ? - Bien.
- Et comment va-t-il ? - En splendide forme, merci.
Il a décidé qu'il voulait venir ici aujourd'hui, alors nous voici.
- Asseyez-vous. - Merci. Vous avez été parti.
Pendant 90 jours.
Je travaillais pour l'État. Je faisais des plaques d'immatriculation.
Vraiment ? C'est intéressant ?
- Comme ci, comme ça. - Je vois.
J'ai travaillé pour eux l'an passé aussi. J'ai aidé à construire une route.
M. Meegles, il faut célébrer votre retour.
Aimeriez-vous venir souper chez moi ce soir ?
Merci, M. Dowd, mais ce soir, je ne peux pas.
Demain soir ? Ça vous irait?
Oui. Mais vous savez, la dernière fois que je suis allé vous voir,
j'ai l'impression que votre sœur n'a pas apprécié
le fait que j'ai été à l'ombre.
Non, M. Meegles. Ma sœur aime recevoir.
C'est quelqu'un de très social.
Oui, je lis les journaux.
Je ne rate jamais le carnet mondain.
- Non ? - Non. Elle tient une réception aujourd'hui.
- Aujourd'hui ? - Oui.
"Réception, programme, thé." C'est écrit ici.
"Pour les membres du Forum du mercredi après-midi",
pour cette riche Mme Shuvanut.
Oui, tante Ethel. Oui.
C'est le journal d'aujourd'hui ? Oui.
Veta ne m'en a pas parlé. Elle doit avoir oublié.
On se voit demain soir à 19 h, M. Meegles ?
- Merci, M. Dowd. - Ravi de vous avoir vu.
- Au revoir. - Au revoir.
Harvey, je viens d'apprendre...
Que puis-je faire pour vous, M. Dowd ?
Que proposez-vous ?
Que voulez-vous boire ?
- Deux martinis. - Deux martinis.
Harvey, il semblerait que Veta organise une fête aujourd'hui.
Et je... Tu le savais ?
Elle pourrait être fâchée si on n'y était pas.
Après tout, c'est mon unique sœur, et j’ai...
Quoi ?
Et la seule sœur que j'aurai jamais. Oui, tu as raison.
On devrait se dépêcher.
Ce sera 50 ¢.
- Le type au bout va payer. - Revenez.
Il en sera ravi.
Il en sera ravi.
Buvons.
Mère.
- Mme Chauvenet est là. - Mme Chauvenet est là ?
Tante Ethel !
Veta Louise Simmons, je vous croyais morte.
Non. Je suis bien vivante, merci.
Voici ma fille, Myrtle Mae.
Ma chère, vous ressemblez à votre grand-mère.
J'ai assisté à ses funérailles.
Et où est Elwood ?
Elwood ne pouvait pas être ici cet après-midi.
C'est Mlle Tewksbury qui chante. Elle aura bientôt fini.
Honte à lui. Je suis venue pour lui.
Je veux voir Elwood.
Je n'ai pas vu Elwood depuis des siècles.
L'autre jour, je disais à M. Chauvenet...
Que voulez-vous, ma chère ?
L'autre jour, je lui disais :
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