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SCÉNARIO DE RÊVE
Papa ?
Papa.
Oui, ça va, ma chérie.
Papa ? Papa !
Papa, aide-moi !
Papa, aide-moi, s'il te plaît !
S'il te plaît, aide-moi, je t'en prie !
Et euh...
je pense que...
que je me suis réveillée à ce moment-là.
Pourquoi est-ce que je n'ai rien fait ?
Je ne sais pas.
C'est comme la troisième fois.
Pourquoi est-ce que je reste là ?
Ne la fais pas se sentir coupable
pour ses cauchemars, Paul.
Ce n'est pas l'idée que t'as de moi, hein ?
Tu sais que j'agirais autrement dans la vraie vie ?
Si je flottais ?
Tu te rappelles lorsque tu t'es presque noyée ?
La vitesse à laquelle j'ai réagi ?
Elle avait quatre ans.
Je me rappelle, tu me l'as racontée.
Salut !
Hannah.
Tu sais que tu dois rester
à la maison avec Sophie, ce soir.
Non, c'est demain soir.
Oh non, la pièce, c'est ce soir.
Elle a pas changé de date.
Voyons, elle peut quelques heures toute seule.
Ça ne me dérange pas.
Tu t'es engagée à le faire.
OK, d'accord, ça va.
Donc, je te rencontre au théâtre ou...
Oui, je pense que c'est mieux.
Je ne sais pas combien de temps ça prendra avec Sheila, alors...
- Es-tu nerveux ? - Non, je t'assure que non.
Je crois que ça ira bien.
Je crois qu'elle va comprendre.
Avec un peu de chance, elle va s'excuser
et ce sera terminé.
Hum-hum. Tu peux l'enregistrer ?
T'es sérieuse ?
Oui, juste l'audio, sur ton téléphone.
Entendre comment elle va réagir.
Wow.
Tu es rancunière, hein, Janet.
Je vais y penser.
Tu vas être en retard, allez, pars.
Ça va aller.
- Passe une bonne journée. - Toi aussi.
Donc, parlons de stratégie d'adaptation.
Pourquoi le zèbre a-t-il cette apparence ?
Il peut être repéré de loin.
Donc, ce n'est pas très utile, pas vrai ?
Est-ce que l'un d'entre vous peut théoriser l'avantage
des rayures blanches et noires ?
Personne ?
Selon ce qu'on a appris, ce camouflage n'est pas efficace
pour se fondre dans son environnement.
C'est plus pour se mélanger à son troupeau.
Vous savez, un prédateur doit pouvoir identifier sa proie,
il ne peut attaquer le groupe en entier.
Si tu te démarques, alors tu fais de toi une cible.
Est-ce que c'est logique ?
Hello ! Hé, oh !
Concentrez-vous !
C'est ce qui est arrivé ?
Non, c'est différent maintenant.
Vous voulez partager avec toute la classe ?
Désolée, non.
OK, parce que vous êtes devenus des cibles
en parlant alors que vous auriez dû être silencieux.
Vous comprenez l'analogie ?
Oui, j'ai saisi.
Bon, en revanche,
est-ce que l'un d'entre vous peut penser
à des situations dans lesquelles
sortir du lot devient un avantage évolutif ?
Vous comprenez ? Oui ?
- L'accouplement. - L'accouplement !
Bienvenue chez Madre.
Oui, euh, j'ai réservé une table au nom de Paul.
Quoi ?
Je suis désolée, est-ce qu'on se connait ?
On s'est déjà vus ?
Euh, ouais, euh...
À Osler ? C'est possible parce que j'y suis professeur.
Non, je n'y suis pas allée.
Êtes-vous venu ici récemment ?
Non.
Non, euh, OK.
Désolée, je pense que c'est juste du déjà-vu. Ou...
Brian, c'est ça ? - Paul.
Ah !
Paul !
Je suis ravie de te voir.
Oui ! Ça fait trop longtemps, Sheila.
Je t'ai à peine reconnu, wow.
Ah oui ? La barbe, peut-être bien.
Non, c'est tout...
Mais, tu vois !
Alors, est-ce que tu es ici pour longtemps ?
Quelques jours seulement. Je suis venue voir mon frère.
Alors, et toi, comment tu vas ?
Tu travailles toujours pour Osler, n'est-ce pas ?
Oui, c'est bien ça, oui !
On dit que tu vas publier bientôt un autre article.
C'est exact. On... on fait les révisions finales.
Et tout va très bien.
Et où est-ce que t'as abouti ? Dis-moi, quelle revue ?
Euh, regardons un peu le menu, hein, Paul ?
Oui. Tu publies dans quelle revue ?
Euh, Nature.
- Nature. - Oui, on en est bien contents.
Ça fait un moment, alors...
Oui.
Pourquoi tu ne m'as pas contacté ?
- Quoi ? - Pourquoi je suis pas crédité ?
- Qu'est-ce que tu veux dire ? - Mais voyons !
L'intelligence distribuée !
Les algorithmes de colonies de fourmis !
Oui.
Ça ressemble en tout point à mes recherches.
Mais tu... tu parles à l'université ?
Oui, les réseaux ne t'intéressaient même pas à l'époque.
Tout ce qui t'intéressait, c'était la sénescence.
J'ai développé mes centres d'intérêt
durant... disons 30 ans.
Tu parles de » ?
Tu sais que j'ai inventé ce terme.
Je n'utilise pas ce terme.
Tu sais, il y a une très grande différence
entre parler d'une idée et faire tout le travail.
Non, non, j'y ai travaillé.
J'ai un livre.
Ah ! As-tu une maison d'édition ?
Euh, je veux le terminer avant d'en trouver une.
Je ne veux pas être influencé par des intérêts d'entreprise.
Est-ce que je peux lire le brouillon ?
Pourquoi ? Est-ce que t'as besoin de plus d'idées ?
Voyons, Paul !
Mais on est des adultes. Agissons comme tels. T'en es où ?
Disons en fait que je ne suis pas encore rendu
au stade où je commence vraiment l'écriture.
Ça ruine tout pour moi, Sheila.
Ce n'est qu'une appropriation totale, je veux dire...
Peux-tu au moins me créditer ?
Paul, il n'y a rien de mal à n'être qu'un professeur.
Rien ne t'oblige à être un chercheur aussi.
S'il te plaît, Sheila, j'en ai besoin.
Paul.
- Janet ! - Ça va ?
- Tu as les billets ? - Oui.
Allez, raconte.
- Oh, tu veux dire avec Sheila ? - Oui.
Disons que c'est très technique.
Elle comprend en totalité mes arguments,
mais on n'a pas trouvé de solution encore.
Vraiment ? C'est quoi la suite ?
Je vais me débrouiller.
OK, elle était sur la défensive ?
As-tu enregistré ?
Non, non, je trouvais
que c'était contraire à l'éthique, ou bien...
peu importe.
Alors, on y va ?
Oui.
Viens avec moi !
Fiche-moi la paix, je n'ai pas d'argent.
Je n'ai pas besoin d'argent.
Tu n'as pas besoin d'argent ?
Paul !
Il me semblait que c'était toi.
- Claire ? - Oui !
- Salut ! Mon Dieu ! - Je suis contente de te voir !
Tu viens de voir la pièce ?
Oui, oui ! Je l'ai vue, bien sûr.
Voici mon épouse, Janet.
- Je suis ravie ! - Enchantée.
Moi, c'est Janet.
Depuis quand es-tu marié ?
Oh wow, eh bien, ça doit faire environ...
Ça fait 15 ans.
Oui, ça fait 15 ans.
Je suis contente de t'avoir croisé.
J'ai beaucoup pensé à toi ces derniers temps.
Comment est-ce que vous vous connaissez ?
Oh ! Eh bien, Claire et moi sortions ensemble.
Oui, bizarre, hein ?
En tout cas, j'ai souvent pensé à toi.
Moi, je n'ai pas pensé à toi depuis très longtemps.
OK, c'est bon à savoir, j'imagine.
Quoi qu'il en soit, la raison principale
pour laquelle je pense à toi,
c'est que tu apparais dans tous mes rêves.
- Ah oui ? - Oui.
Et très souvent, durant les dernières semaines.
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