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Proof 2005 DVDRip xVID-LRC
A Commentary by mael

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XviD
Published on: 2019-06-03
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The first 200 lines.

Et j'y ajoute un manuel...

Ils les ont déguisés en animaux, et maintenant, c'est fini.

Vous devez aller au gymnase pour maigrir,

pour être en forme et vous refaire un corps ?

Laissez tomber.

Voici Bowflex, votre gymnase de poche.

Quand vous cherchez une maison,

votre agent immobilier joue un rôle capital.

Il vous faut quelqu'un de confiance.

Après des études de sciences et de dermatologie,

elle a créé une gamme de lotions...

En vous adressant à un agent immobilier Re-Max,

vous attendez un peu plus que l'ordinaire.

Tu ne peux pas dormir ?

Mon Dieu !

Tu m'as fait peur !

Désolé.

Qu'est-ce que tu fais ici ?

Je voulais voir comment tu allais.

Tu n'es pas couchée ?

Ton étudiant est encore là, dans ton bureau.

Ce n'est plus mon étudiant, il enseigne maintenant.

C'est un garçon brillant.

- Quelle heure est-il ? - Plus de minuit.

Alors ?

Bon anniversaire.

Papa !

Ai-je jamais oublié ?

Merci.

27 ans. Je ne peux pas le croire.

Moi non plus.

J'ai oublié les verres. Veux-tu que... ?

C'est le pire champagne que j'aie jamais bu.

Ça n'en est même pas !

La bouteille en a la forme.

"Vignobles de Windy Valley".

On fait du vin dans le Wisconsin ?

- Tu en veux ? - Tu ne fêtes pas ça seule, j'espère.

- Je ne suis pas seule. - Je ne compte pas.

- Pourquoi ? - Je suis ton père, sors avec des amis.

Tu parles !

Tes amis ne t'emmènent pas dîner ? Pourquoi ?

Pour dîner avec des amis, il faut d'abord en avoir.

C'est marrant, hein ?

Tu as des amis. Cette jolie blonde, voyons...

Elle habite Ellis Avenue, vous étiez toujours ensemble.

Christie Jacobson ?

C'était à l'école primaire.

On jouait sur le tas de sable.

Et Claire ?

Ce n'est pas mon amie, c'est ma soeur.

Et elle est à New York. Et je ne l'aime pas.

Je croyais qu'elle venait.

Pas avant demain.

Tant qu'à veiller, faisons des maths.

Pitié !

- Ensemble, comme avant. - Je n'imagine rien de pire.

- Ligne par ligne, à haute voix. - Tu n'en veux pas ?

Grouille ! A ton âge, j'avais fait l'essentiel de mon oeuvre.

Quel âge avais-tu ?

Quand ça a commencé.

Quoi ?

Tu sais bien, quand... tu es tombé malade.

26, 27. Ça t'inquiète ?

Ça m'a effleurée.

Ne crois pas que toi aussi, tu perdras la tête.

Ce n'est pas héréditaire, on le sait.

Ecoute-moi.

La vie va très vite quand on a 20 ans et ça secoue.

Tu es abattue, tu as vécu des années atroces,

je suis bien placé pour le savoir. Mais ça va aller.

- Tu crois ? - Je te le promets.

Le fait qu'on puisse en parler, c'est bon signe.

Bon signe ?

En quoi ?

Les fous ne passent pas leur temps à se demander s'ils sont fous.

- Non ? - Non ! Ils ont mieux à faire !

Crois-moi.

Un bon indice est justement leur incapacité à se demander:

"Suis-je fou ?"

Même si la réponse est oui ?

Les fous ne se la posent pas.

Qu'en dis-tu ?

On arrête, tu montes te coucher,

- et demain matin... - Attends.

Qu'y a-t-il ?

- Ça n'est pas logique. - Bien sûr que si !

Où est le problème ?

Le problème est que tu es fou.

- Et alors ? - Alors, tu as dit

qu'un fou n'admettrait jamais sa folie.

Je vois.

Alors ?

Tu n'as pas tort.

Alors, comment peux-tu l'admettre ?

Eh bien, parce que...

je suis mort.

Non ?

Tu es mort il y a une semaine.

Rupture d'anévrisme. 63 ans. On m'enterre demain.

Pardon.

Je vous ai fait mal ?

Ça va.

M. Dobbs, vous comptez rester planté là ?

Ma fille, Catherine.

M. Dobbs étudie les limites de l'infini.

Plus il tend vers la soutenance de sa thèse,

plus le temps tend vers l'infini.

Pardon, je venais vous dire que j'ai fini pour ce soir.

Bien.

Du champagne !

- On fête quoi ? - Vous en voulez ?

Bien sûr.

J'ai assez bu, emportez la bouteille.

- Non, merci. - Prenez-la, j'ai fini.

Je conduis.

Je connais le chemin.

Quand puis-je revenir ?

- Revenir ? - Je suis loin d'avoir fini. Demain ?

On a un enterrement demain.

Oui, pardon. Je comptais m'y rendre, si vous le permettez.

Bien sûr.

Et dimanche, vous serez là ?

Vous avez eu trois jours !

Je sais que ce n'est pas le moment, mais...

il faut trier tous ses papiers.

Il n'y a rien là-haut.

Il y a 103 carnets !

Il était graphomane, Harold ! Vous savez ce que c'est ?

Il écrivait impulsivement.

Un singe devant un clavier. 103 carnets de conneries !

Je suis prêt à tout examiner. Et vous ?

Je ne suis pas folle.

Je vais être en retard.

Des amis ont formé un groupe, ils jouent sur Diversey Avenue,

en fin de programme. J'ai promis d'y aller.

Super.

Des matheux. Ils sont très bons.

Ils ont écrit un morceau intitulé "i".

"i" minuscule. Silence total pendant 3 minutes.

Le nombre imaginaire !

Plaisanterie de matheux. D'où l'heure tardive.

Ça fait loin pour aller écouter des nazes.

Je déteste qu'on dise ça, ce n'est pas si loin.

- Donc ce sont des nazes. - Des accros.

Mais des accros qui peuvent s'habiller et travailler

dans une grande université. Certains ont même

opté pour des lentilles de contact.

Ils font du sport, de la musique

et s'envoient en l'air très souvent.

Ce qui remet tous ces termes en question:

Nazes, accros, givrés,

martiens, bouffeurs de conserves...

Vous jouez avec eux !

Oui, je joue de la batterie.

- Venez ! Je ne chante pas, juré ! - Non, merci.

Bon, d'accord.

Lundi ?

Vous ne travaillez pas ?

J'enseigne et je fais de la recherche.

Plus la musique.

Et du hockey avec des mômes.

Vous m'écoeurez.

Je n'ai pas le temps de faire ça mais je le ferai.

J'adorais votre père. Un tel esprit

ne s'arrête pas brutalement.

Il a retrouvé sa lucidité. Toute une année, il y a 3 ans.

Désolée.

- Vous avez 27 ans, c'est ça ? - Et vous ?

- Peu importe. - Quel âge avez-vous ?

26 ans.

A notre âge, votre père avait déjà fait un apport majeur dans 3 domaines:

Théorie des jeux, géométrie algébrique...

Pas de cours magistral.

Si je trouve le dixième de ce qu'il a trouvé,

n'importe quelle université me fera un pont d'or.

Donnez-moi votre sac.

Pourquoi ?

Je veux regarder dedans.

Ouvrez-le et donnez-le-moi !

- Vous n'emportez rien ! - Jamais !

Vous cherchez là-haut une chose à publier ?

Pour décrocher votre pont d'or ?

Non ! Ça paraîtrait sous le nom de votre père. Pour lui !

Vous avez quelque chose dans votre sac.

Vous êtes un peu paranoïïaque.

Ça ne signifie pas qu'il n'y a rien dans votre sac.

Vous disiez qu'il n'y avait rien là-haut !

Non ?

Alors, j'emporterais quoi ?

Vous avez raison.

Merci.

On n'est pas dans un aéroport !

Vous pouvez revenir.

L'hôpital de l'université est excellent.

Je vais très bien.

Et puis...

vous pourriez faire du sport. Je cours trois fois par semaine.

Ça dégage la tête. Il fait encore beau,

je peux venir vous chercher.

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