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Cassandra, que fait le pape ?
Il boit, il dort...
il mange, prend un café, il va à la fenêtre...
il s'amuse et se comporte comme si Rome était vide.
Penses ce que tu veux, mais Dieu a donné le royaume au Pape !
Je crois les paroles de Don Frank. Si tu crois ça, tu es un imbécile.
Du calme. Si le gouverneur s'énerve, ça va être dur pour nous !
Je m'en fiche !
Vous, les Romains, vous n'êtes bons qu'à vous amuser !
Huit !
Qu'est-ce que tu fais ? Tu ne sais pas que ce jeu est interdit ?
Dis-moi ce qui n'est pas interdit !
Tu ne fais que te plaindre ! Seules les choses sales sont interdites.
Comme boire du vin, manger, faire l'amour, avoir des enfants.
Et vous savez comment faire des enfants, sales canailles !
Le pire, c'est que vous voulez parler !
J'ai aimé quelqu'un qui ne m'aime pas.
Au revoir, va avec Dieu.
Où que tu ailles, le Pape te baisera.
Qu'est-ce que tu chantes ? Tu veux finir en prison ?
Comment oses tu dire cela ? Personne ne va en prison à Rome.
A l'intérieur du Château Saint-Ange, il y a une marche.
Celui qui ne l'a pas montée ne peut prétendre être romain.
Menteur, personne ne va en prison à Rome. Tu es en état d'arrestation.
Et toi aussi.
- Et toi aussi. - Mais...
Qu'est-ce que j'ai à voir là-dedans ? Ils ne font que parler !
Je n'ai rien dit !
Marche. Marche !
On dit qu'avec le pape Pie c'était mieux.
Le Pape Pie et le Pape Léon sont bien tant que je peux manger.
Regarde-la.
- Son mari. - Il ressemble à un lion en cage.
Allez, jouons.
Tu vois comme elle est gentille ? C'est la plus belle de Rome.
- Laisse-la tranquille. - Êtes-vous hermaphrodites ?
- Qu'est-ce que tu regardes ? - Moi ?
Est-ce que je te connais ?
- Gonfle tes joues. - Pas question !
Gonfle tes joues.
Maintenant, ferme-la et rentre chez toi. Si tu dis quelque chose, je te tue.
- Qui est-ce ? - Gnecco et Rosetta.
Tu voulais les rencontrer et maintenant c'est fait.
Le mari est un espion du gouvernement.
- Elle est vraiment belle. - C'est un modèle de sculpteur.
Tout Rome est amoureux d'elle,
mais personne n'a rien reçu d'elle.
Eh bien, j'ai reçu une bonne gifle.
Belle gueule, sois plus délicat avec la torche !
C'est la flamme de la vie qui s'éteint.
On dirait que tu tues des insectes !
Qui est ce gêneur ?
Bonjour, monsieur Thorwaldsen, Je suis Rugantino.
- Qu'est-ce que tu veux ? Dépêche, je suis occupé. - On est venus faire une commission.
Le marquis Sacconi est arrivé, c'est le mari de ma soeur.
- Où ? - Comment ça où ?
Il a eu une attaque.
Oh, je suis vraiment désolé.
Non, tu devrais être heureux. On a un travail pour toi.
- Je ne suis pas un fossoyeur ! - Laisse-moi parler.
Mon frère essayait de dire qu'en raison de ce qui s'est passé,
le marquis...
- devrait avoir une petite statue. - Ainsi, quand il mourra, nous serons prêts.
Entrez.
Comment voulez-vous cette statue ? Nue ou habillée ?
Nue ! Nue, c'est mieux !
Que dites-vous ? Michele a 90 ans, vous voulez qu'il soit nu ?
Alberto.
- Il est tard. - Elle arrive.
- Entrez. - Merci.
- Rosetta, ton mari est là. - Ne le laisse pas entrer, je suis nue.
- Attendez. - D'accord, j'attendrai dehors.
Je ne comprends pas, nous pouvons la voir nue, mais pas son mari ?
- Chacun s'occupe de ses affaires. - Et vous, de celles des autres !
- Demain, je prendrai ses mesures. - Très bien.
Pour le paiement, c'est à moi qu'il faut s'adresser. Je suis son héritier.
Ils ne rient jamais !
- Hé ! - Qui est là ?
À qui allez-vous laisser l'argent ? Vous êtes mourant.
- Moi ? - Et qui d'autre ?
Rugantino!
- Pour l'amour de Dieu, ferme-la ! - Toi, tais-toi !
Avez-vous fait un testament ? A qui laissez-vous votre argent ?
La moitié à ma chère veuve,
et l'autre moitié à l'orphelinat de Sainte Rita.
C'est ce que j'ai décidé.
- Et à moi ? - Atoi, je t'ai laissé ceci...
Sois bon, Michele ! Tu viens de communier !
Depuis deux ans, tu manges, bois et dors à mes dépens.
Que veux tu d'autre ?
- Je veux ma part. - Es-tu ma femme ? Non.
Es-tu un orphelin de Sainte Rita ? Non. Alors, qu'est-ce que tu veux ?
Quel cœur tu as ! Ta conscience ne brûle pas ?
Non, non, non!
- Je vais te dire quelque chose. - De quoi ?
Calme-toi, Rugantino ! Michele, ne le crois pas, ne l'écoute pas.
- Laisse-le parler. - Je le dirai quand même.
- Tu veux entendre du nouveau ? - Comment ça ?
Ta femme Eusebia n'est pas ma soeur.
Comment ? Que veux tu dire ?
Eusebia était ma petite amie. Tu l'as aimée et je t'ai puni.
Tu voulais l'épouser...
et nous t'avons fait croire que nous étions frère et sœur.
Nous avons donc mangé, bu et dormi à tes frais.
Et on a continué à faire l'amour.
- Tu comprends ? - Eusebia ! Est-ce vrai ?
Qu'en dis-tu ?
Qu'est-ce que je dis ? Je dis...
Fils de pute !
- Vous êtes orphelins d'où ? - De l'orphelinat de Sainte Rita.
Vilains charognards ! N'avez-vous pas honte ?
Qui c'est ? Hé, toi. Viens ici !
Frapper une âme innocente...
Rugantino!
Pardon, ne dis pas de mal de moi, Je suis déjà le centre d'attention.
Mes lèvres sont scellées !
- Jure que tu ne le diras à personne ! - Tu as ma parole !
Et alors?
Et donc je lui ai jetté la vérité au visage et je lui ai dis,
"Ta femme Eusebia n'est pas ma soeur !"
Et ensuite ?
Il a dit : "Fils de pute !" Et il est mort !
Rugantino.
Ce n'est pas drôle du tout.
Bien sûr ! Comment peut-on rire de ça ? Tu as l'air embaumé.
Se peut-il que lorsqu'on a une femme, tout Rome doit le savoir ?
Tu es fâché ? As-tu une fille à me présenter ?
- Une sœur, une tante. - Qu'est-ce que tu as dit ?
Rugantino, compte tes dents, c'est mieux.
Répète, si tu l'oses.
- J'essayais juste d'être drôle. - Je ne trouve pas ça drôle.
Tu n'es pas obligée de rire si tu ne veux pas.
Ne t'inquiète pas, nous resterons amis.
Je n'ai pas d'amis.
Je porte mon meilleur ami dans ma poche.
N'utilise pas de couteau ici.
Je ne porte jamais de couteau, tu sais pourquoi.
Si je portais un couteau, avec mon tempérament...
Donnons-nous des coups de poing.
Bon travail, combattez !
Tu as déjà bu dans ces verres ?
Pourquoi faut-il se battre ?
Bouge de là ou tu vas te cogner la tête.
Je commence.
C'est à toi de jouer.
Allez, grande gueule.
Tu as raté. C'est mon tour.
Là, tu me fais rire.
- Comment peut-on rire avec un tel visage ? - Et tu continues !
Attends, c'est pas ton tour.
C'est mon tour.
Maintenant nous rions parce que je t'insulte d'abord et ensuite je te frappe.
Tu es stupide ! Tas de merde...
Non, tu sais que c'est mon tour.
Rieur de mes deux ! Cocu !
Fils de pute ! Calme toi !
C'est mon tour, recule.
- Tu ne peux pas frapper. - Attention, la police arrive !
- Alors que c'était mon tour... - Il vaut mieux qu'on soit joyeux.
Enlevez les cartes. Allez, les gars !
Ici, on boit et on mange !
Avec du bon vin !
Du vin des environs de Rome !
Ici, on boit et on mange !
- C'est toi Rugantino ? - Oui, pourquoi ?
- Tu es en état d'arrestation. - Je suis innocent, je le jure !
- Mais je ne t'ai pas dit l'accusation. - Mais je suis innocent de toute façon.
Tu as diffamé le Marquis Sacconi,
c'est pourquoi tu as été condamné. Allons-y.
De quoi ? Qu'est-ce que j'ai fait ?
- Laissez-moi tranquille ! - Marche !
- Alors ça t'apprendra à parler ! - Je ne parle jamais !
Pour qu'il apprenne à ne pas parler, trois jours sur la roue !
- Où m'emmenez-vous ? - Rugantino.
Tu m'as diffamé. Tu ne sais pas que c'est contraire à la loi ?
Je t'ai diffamé ? J'ai dit la vérité.
Si Michele n'était pas mort...
Je ne suis pas mort, je vais mieux ! Prends ça, Rugantino !
Prends ça !
Il ne mourra jamais !
Rugantino, tu t'es retrouvé sur la roue !
Pourquoi ris-tu ?
Tu ne peut jamais t'arrêter de parler, hein ? C'est jamais assez ?
Le cortège arrive.
On te vois de de loin !
Rugantino, comment vas-tu ?
- Cette roue tourne-t-elle ? - Bien sûr !
Quand je serai libre, je te montrerai.
Tu auras beaucoup à faire !
Tournez, tournez !
N'arrêtez jamais la roue !
Nous chantons vraiment bien !
Fils de pute !
La tête te tourne ?
- Comment ça va? - Je m'amuse bien.
C'est très courageux de ta part de t'en prendre à quelqu'un qui est sans défense.
Rugantino, les femmes s'intéressent à toi ?
Je peux faire quelque chose pour toi ?
Attend qu'ils me libèrent et je ferai quelque chose pour toi.
- Tu as soif ? Tu veux de l'eau ? - Oui, j'en veux bien.
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