The first 200 lines.
À 22 ans, j'ai trempé dans la mafia russe.
Je vous raconte.
J'ai étudié à Florida State. J'étais un élève médiocre.
La preuve,
je me suis inscrit au cours de russe, croyant que c'était l'espagnol.
J'ai compris au troisième cours :
"C'est pas de l'espagnol, ça."
J'ai suivi tout le cursus de russe, j'ai jamais appris un mot.
MOSCOU
À la fin du cycle, le même prof me prend à part.
"Yo, on part en voyage en Russie.
Viens, et t'auras la moyenne."
J'ai dit : " Strasvutsia , me revoilà !"
Là-bas, la mafia russe dirigeait tout.
On nous l'a dit à l'arrivée.
Et moi : "Ce voyage déchire !"
CASINO VOLGOVITCH
Ils nous ont donné deux gangsters contre notre argent.
En russe, on dit " banditti ".
J'ai sympathisé avec les banditti .
Un soir, toute la classe part en train pour Moscou.
On déboule au wagon-bar, comme un mec à poil au vestiaire.
J'ai jamais été ce mec, mais je l'ai vu.
Bref. Un banditti me dit :
"Ne t'inquiète pas. La nuit, on s'amuse."
Et moi : "On fait quoi, la nuit ?"
Il sort un trousseau de clés de sa poche.
"On braque tout le train."
Bon...
Je suis un type bien. Enfin, acceptable.
Bref, on les braque.
On vole tous les passagers, et on se biture.
On arrive à Moscou à 6h, défoncés. Le train s'arrête.
C'est lui.
Mes potes sont en pyjama.
On les a dépouillés. Pigé.
Je veux ce que tu as volé, Machine !
Je suis la Machine !
Ils se regardent et se disent : "Putain ! C'est lui, la Machine !"
LA MACHINE
"LA MACHINE" fait le buzz ?!
LA MACHINE
C'est fou, le nombre de gens qui m'ont reconnu !
BERT KREISCHER "LA MACHINE" COMPLET
UN ÉTUDIANT BRAQUE UN TRAIN
LA MACHINE ? MEILLEUR FÊTARD AMÉRICAIN
BUVEZ COMME LA MACHINE !
2 OURS, 1 GROTTE
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BERT KREISCHER MET L'AMBIANCE
BERT EST DÉCHAÎNÉ !
LES BEUVERIES DE BERT !
SA FILLE ARRÊTÉE !
L'HUMORISTE DIFFUSE L'ARRESTATION DE SA FILLE
KREISCHER QUITTE LES RÉSEAUX POUR SA FAMILLE
BERT KREISCHER ANNULE SA TOURNÉE
OÙ EST BERT KREISCHER ?
Bien.
Bert, comment ça va aujourd'hui ?
Je pète la forme.
Je mange bien. Je fais du sport.
Ma tension a baissé.
Fini, les soirées.
J'ai insulté aucune d'elles depuis trois mois.
Il n'a jamais insulté Tat.
- C'est pas une connasse. - Merci, Papa.
Mais Maman et moi, oui ?
Tu rigoles ?
- Elle est bien bonne ! - Maman !
C'est bon.
On en reparle ?
- Stop ! - C'est pas juste.
Bert, pourquoi on est là ?
Pour constater mes progrès.
Voir où j'en suis.
Tu n'as pas à souligner tes progrès.
Tes proches doivent les constater d'eux-mêmes.
C'est pour ça qu'elles sont là.
Soutenez-moi ou fermez-la.
Non. Bert a-t-il déjà évoqué son père ?
- Non. - Ça n'a absolument
rien à voir avec mon père.
J'ai eu un incident avec ma fille.
Un incident…
Causé par mon mode de vie et mon comportement.
Je prends des mesures pour m'améliorer.
Je vous signale
qu'on dirait son père, quand il parle comme ça.
Une minute.
- Mon père ne me comprend pas. - Pareil.
Pas pareil. Non.
Mon père me corrige toujours.
- Pareil. - Pas pareil !
Ta relation avec moi n'a rien à voir
que la mienne avec mon père.
Les filles, vous pouvez attendre dehors ?
Parfait. Allez, Tat.
Salut.
- Vous voyez ce qui se passe ? - Oui.
- Vous avez vu ? - Oui.
Attends. Tu parlais de moi ?
Absolument.
Va te faire foutre.
Toi, va te faire foutre !
Je l'ai pas dit comme ça.
- C'est une expression. - Ne me dis pas ça.
Devant le psy, j'ai le droit.
- En fait, non. - Vous avez signé un serment !
Hé ! Je vous autorise à parler de ses problèmes avec son père.
Salut, Bert.
C'est vrai, je les avais insultées.
C'est parti.
Encore un effort.
Je donne tout !
Oui, c'est bon !
J'arrive ! Oui !
Quinze minutes !
Salut, chérie ! Je suis levé.
Chérie, 96 entraînements d'affilée,
et j'ai encore l'impression de suer des toxines.
- Ta transpiration est nauséabonde. - Encore deux.
Encore un. Super.
Dis-moi.
Les gens vont croire que je me dope ? Touche.
Touche mon nibard.
Non, à pleines mains. Sens-le.
Voilà. Super.
Je vais faire des smoothies.
Qui veut un smoothie ?
Maman, tu peux lui demander
de ne pas me faire honte à ma fête aujourd'hui ?
La journée commence mal.
Je n'ai rien fait de gênant en public
depuis presque trois mois.
D'accord.
Mais reste discret.
Je veux être avec mes amis.
Quels amis ?
- C'est pas cool . - Non.
C'est un testicule ?
Non.
C'est un bouton, pour la dermato de la télé.
Tu ne trouves pas ça répugnant ?
C'est carrément dégueu.
Sasha et moi, on adore.
En fait,
ça symbolise sa métamorphose en femme.
Elle est chelou, cette chemise.
C'est censé être comme ça ?
Chérie.
Si je reste comme ça, elle a l'air rentrée ?
Mets-en une autre.
D'accord.
C'est les chemises de mon père ?
Tu peux m'aider à en choisir une ?
D'accord.
Tes séances chez le psy ne font qu'empirer ton état.
Tu dois remonter sur scène.
Hors de question.
- Pourquoi ? - Assieds-toi.
Tu as vu The Nutty Professor ?
- Non, jamais. - Je t'explique.
Eddie Murphy devient ce type,
c'est super au début.
Mais sa famille se met à le détester,
et il se déteste lui-même.
Écoute.
Je suis la Machine sur scène.
Je suis aussi la Machine en dehors.
Je me suis défoncé,
et notre fille a failli être arrêtée.
J'ai vu son regard.
Je n'ai pas pu l'aider
et j'ai voulu me suicider.
Je refuse que ça se reproduise.
Merde, j'ai envie de voir The Nutty Professor .
C'est super. Dommage que tu l'aies pas vu.
C'est pile ce que je vis en ce moment.
Contentons-nous de choses simples, aujourd'hui.
- C'est dans mes cordes. - Oui ?
La voilà.
Ma star du jour !
Sasha, la fête te plaît ?
C'est énorme.
Énorme et génial, non ?
Bert, le DJ peut passer du Glitchcore ?
Madison...
Je vais voir.
- Viens. - Ça va ?
Tu avais dit dix personnes.
Non. J'en ai invité un paquet.
Pour faire le plein.
Les petits comités, c'est déprimant.
Y a même des parents qui me détestent.
Ça va, Maman de Madison ?
Ce type est un connard. Un vrai...
- Elle est en plein divorce. Sois sympa. - Sérieux ?
C'est une fête pour ses 16 ans.
- C'est important. - Oui, pour Sash.
Skeletor doit être le DJ.
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