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- Pas question, j'avais dit 30. Joue surtout pas à ça avec moi. OK ?
Tu me fais une meilleure offre ou je ne signe plus. C'est compris ?
Bon, on se voit demain.
10 h pile à mon bureau. Sois pas en retard, j'ai rendez-vous.
Salut.
- "Une bombe dans un hôtel sème la terreur."
- Quarante-neuf pence, s'il vous plaît. - Hum...
Pardon, combien ça fait, vous m'avez dit ? - Quarante-neuf pence.
Votre monnaie. - Merci. Au revoir.
Une livre, s'il vous plaît. Merci.
Merci.
Hum... Trop. Bien, bien trop de beurre. Tu en mets trop.
J'adore le beurre. Que veux-tu ?
Ah... Denis.
Hum...
Le prix du lait a encore augmenté. - Hum ?
On le vend 49 pence le demi-litre.
- Dieu du ciel, il va falloir qu'on économise.
Enfin, on peut toujours vendre la voiture.
Ou louer une chambre à un étudiant.
Ha ! Ha ! Ha !
: Je ne comprends pas comment c'est arrivé.
- Attention, elle rôde comme un vieux loup en chasse.
- C'est vraiment pas le jour. - Faudra en parler à Dixon, madame.
Il était de garde jusqu'à 7 h ce matin.
- Attendez un instant. Elle doit être à la cuisine.
Mange ton oeuf.
Ah, vous voilà. Dieu soit loué.
Eh oui, nous voilà.
La Dame de Fer
- Enfin que s'est-il passé ? Comment est-elle parvenue à sortir ?
Il est absolument primordial que la porte de devant soit en permanence fermée à clé.
- Oui, bien sûr. - Auriez-vous l'obligeance de le rappeler
à celui qui viendra vous relever ? - C'est Dixon.
Je vais devoir en informer vos supérieurs.
Vous rendez-vous compte de ce qui aurait pu arriver ?
Mais elle a profité d'un instant...
- Maria, elle a commencé à trier les effets personnels de son mari, alors...
j'aurais besoin de votre aide. - Bien sûr.
- Soyez gentille de remonter toutes les valises que vous pourrez trouver
au sous-sol. - Bien, madame.
Vous devez vous assurer...
- Quelle magnifique journée ! - Hum.
Ah, vous avez commencé !
Carol sera bientôt là. J'apporte des sacs.
Si vous avez des vêtements pour Mark, je vous fais monter une valise.
Hum, hum. Non, non, non, non.
Le gris.
Tu es sûre ?
Hum.
Sans le moindre doute, le gris.
Bon, d'accord.
La patronne a toujours raison.
: Ne la laisse pas prendre mon journal.
- Oh, je n'ai pas encore eu le temps de le lire, très chère.
Ah, désolée.
: Bravo, ma grande.
Hé, zut !
Je me suis coupé.
Mets un coton, mets un coton !
Pardon ?
Euh... Je...
: On est payés pour assurer...
Voilà. Regarde ce que tu as fait.
: Elle sort jamais à cette heure-là.
- Ils défendent aux malades de rentrer ou ils t'empêchent de sortir ? Ha ! Ha ! Ha !
Bon, moi, je vais y aller.
Prends ton écharpe.
Il y a un petit vent frais dehors.
: Que ça ne se reproduise pas
ou vous allez vous retrouver à la circulation.
Bonjour, Lady Thatcher.
Est-ce que je vous dérange ? Comment vous vous sentez ?
Vraiment bien. Merci, Susie.
- Vous avez appris pour l'attentat à la bombe ?
Ah oui, effroyable.
Désolée.
Voici les livres pour les autographes.
J'ai apporté tout ce que j'ai trouvé.
Et si nous parcourions le programme des prochains jours ?
On avait prévu ça ce matin.
- Oui. Ce matin, oui. Je sais. - Hum, hum.
L'invitation de Downing Street
pour le dévoilement de votre portrait est arrivée.
Je la poserai sur la cheminée.
Et vous êtes invitée à déjeuner chez Lord Armstrong,
le premier vendredi du mois prochain.
J'ai dit non, parce que vous avez un concert cet après-midi-là,
mais si vous préférez...
Ça a vraiment l'air passionnant comme programme.
Mais qu'est-ce qu'ils vont jouer ?
Euh... Je... Je crois...
qu'ils ont dit...
du Rodgers et Hammerstein.
Ah.
Shall we dance
On a bright cloud of music
Shall we fly
Shall we dance
Shall we then say goodnight and mean goodbye
Or perchance
When the last little star has left the sky
Ah...
Non, non, non, non.
Dieu qu'il est bête.
Oh, il n'a pas mis son écharpe, le voyou.
L'une de vous a couvert le beurre ?
- J'y vais. - Reviens ici.
Margaret !
C'est bien, ma grande.
Demain, qu'importe ce qu'ils font,
j'ouvre boutique comme d'habitude.
- Deux petites conserves de boeuf, monsieur Roberts.
: Quel est le moteur de toute communauté ?
Le commerce, messieurs.
Pas uniquement mondial, mais les petits commerces comme le mien.
Margaret, le service.
Nous, les petits commerçants sommes forts.
Nous sommes autonomes.
Parfois un peu butés, certes.
Mais nous croyons aussi au principe fondamental d'entraide.
Et je ne parle pas ici de subventions de l'État.
- Margaret, tu viens au cinéma avec nous ?
Elle ne peut pas sortir !
Tu sais bien qu'elle étudie. - Oh, mademoiselle la pimbêche !
: Ne te contente pas de suivre les autres, Margaret.
Trace ta propre voie.
Ne te contente pas de suivre les autres.
Je vais prendre une livre, monsieur.
Je suis admise à Oxford.
Ah...
Je suis très fier de toi, Margaret.
Ne me déçois pas.
Mère !
J'ai encore mes doigts tout mouillés.
Margaret Roberts.
Oh...
Votre thé.
Margaret, le service.
: Je ne sais pas ce qui se passe.
Elle dit qu'elle veut absolument se rendre à la Chambre des Lords.
: Elle parle encore de toi.
- Mais quelle heure peut-il être ? - Pour l'instant, elle se repose...
- Le soleil n'est pas encore assez bas pour se servir un verre. C'est l'heure du thé.
Margaret, regarde.
Qu'est-ce que tu portes sur la tête ?
- Je viens de trouver ce couvre-chef dans le placard.
Et puis zut, c'est vendredi. Pourquoi ne pas enfiler un déguisement ?
- Tu es ridicule avec ça ! - Pas d'accord, la patronne ?
- Non, Denis, pas d'accord du tout, la patronne.
: Elle a commencé à trier ses affaires. Vous vous rendez compte ?
Non, non, ça se passe plutôt bien, en fait.
Mais Carol a mis huit ans à la convaincre
de vider le placard ! - Tes chaussures !
Ce sont ses médicaments.
On n'est jamais vraiment sûr qu'elle les prend.
Parfois, j'ai l'impression qu'elle les cache.
: Ouh, te voilà démasquée.
- Ils lui donnent environ une heure de lucidité et puis, elle replonge.
: Vous devriez enlever l'autocollant sur la vitre arrière de votre voiture.
: Désolé, je prends que du liquide. - Enlevez l'autocollant, alors.
J'appelle ça de la publicité mensongère. Pas vous ?
- J'ai une autre course. - Je dirais bien de garder la monnaie,
mais y en a pas. - Il faut que j'y aille.
Bonjour, June. Quelles nouvelles ?
J'ai apporté tous les sacs que j'ai pu trouver.
J'ai pas besoin de les récupérer.
Bonjour, maman.
Ce bon Dieu de chauffeur de taxi a pas voulu de ma carte.
"Faut pas coller un truc qui dit qu'on prend Visa
quand on veut être réglé en liquide."
Tu te rends compte ? M'obliger à fouiller dans mon sac ?
Il n'a pas eu de pourboire, ce sale type.
- Oui... J'aurais souhaité que tu me mettes au courant
que tu devais passer aujourd'hui, chérie.
- C'est toi qui as dit hier qu'on devait trier les affaires de papa.
Dans la penderie. Et qu'il fallait te trouver une tenue.
Non, non, non.
- Y a Michael et... - Jacqueline.
- ...qui doivent venir dîner ce soir. - Bien sûr. Je me souviens.
On va manger du flétan.
- L'un des plus grands atouts de ce projet...
Ah, quelle horreur ! Regarde ça.
- ...comme vous le voyez... - Il doit y avoir beaucoup de morts.
Ils disent que c'est Al Qaeda.
...tous les gens présents dans le bâtiment.
Le Premier ministre et ses collaborateurs auraient dû se trouver
à l'intérieur de l'hôtel. Ils avaient quitté les lieux.
: Denis ! - T'en fais pas.
Il est presque 2 h 50, nom de Dieu, viens te coucher.
: Denis ! - À exactement 2 h 50 ce matin,
une puissante explosion a dévasté le Grand Hôtel à Brighton.
- Brighton, où le Parti conservateur organisait une conférence...
...Le Premier ministre...
: Viens te coucher ! Chérie !
C'est un discours, bon sang, pas la Grande Charte.
Viens dormir, allez.
...certains dans un état critique.
L'IRA a revendiqué l'attentat.
- Il faut penser à rédiger un communiqué et présenter nos condoléances.
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