Rendez-vous

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1:23 17 Rendez-vous (1985)
Rendez-vous (1985) [23 976] [01 23 17 618] UTF-8 French BDRemux rutrack
A Commentary by Huss309
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Published on: 2025-04-12
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The first 200 lines.

Le train en provenance de Toulouse, Montauban,

Cahors, Brive, Limoges, Châteauroux,

va entrer en gare.

Ici Paris-Austerlitz,

tous les voyageurs descendent de voiture.

... dépenses nerveuses plus modérées.

Ça vous permet d'agir mieux dans le domaine matériel.

Vous voulez augmenter le volume et l'importance de vos affaires ?

Allez-y !

Étudiez et essayez d'utiliser votre imagination.

Verseau : vos perspectives sont bonnes.

Et cela vous dispose à tous les genres de recherche

d'études et de création.

Et voilà ! J'ai encore perdu deux heures.

C'est insensé. Les gens sont insensés.

Occupez-vous du petit.

On vous promet des affaires fracassantes,

vous traversez tout Paris,

et vous vous retrouvez dans un taudis.

- Tu as les photos ? - Oui.

Ils disaient que c'était de l'ancien.

À ce stade-là, c'est carrément de la ruine.

Tiens, regarde.

Bon, c'est immense.

Mais qui a envie d'habiter là-dedans ?

J'y suis pas allée par quatre chemins.

Je leur ai dit : "Ou vous rénovez tout,

"ou vous en obtiendrez des clopinettes."

Max ?

Je suis là, madame.

- Le contrat de M. Reinhard est là ? - Oui.

Vous l'écrivez comment, "Reinhard" ?

Comme ça se prononce.

Vous le prononcez comment, alors ?

"Renard".

Comme le renard...

Hé, Paulot ! Tu m'as dit "Renard".

Ce n'est pas "Renard", c'est "Reinhard" !

Refaites-moi tout !

Et puis non, laissez-moi la place.

Je vais le faire.

Au moins, ce sera correctement fait.

Rendez-vous utile et prenez-nous deux cafés.

Bonjour.

Paulot, une cliente.

- Je cherche un appartement. - Oui, suivez-moi.

Je vais voir ce que je peux faire.

Asseyez-vous. Que cherchez-vous au juste ?

Un chez-moi. J'en ai marre de squatter.

Et les hôtels sont sinistres, vous trouvez pas ?

- Soyez plus précise. - Comment ça ?

Dans quel quartier ?

Je connais pas Paris.

Agence Gertrude Soisson.

Pas de préférence, mais proche du centre.

- Vide ou meublé ? - Vide.

Superficie et nombre de pièces ?

J'ai pas d'idée arrêtée. Ça dépend des occasions.

Vous pensez y mettre

- combien ? - Pas trop cher.

Si possible. Mais je voudrais quelque chose de bien.

Vos garanties ?

200 francs par soirée au théâtre.

- Je vois. Formidable ! - C'est pas encore

un gros cachet, mais ça viendra.

J'ai une scène dans la pièce "Thé ou chocolat".

Vous l'avez vue ?

"Thé ou chocolat" ? Non.

Justement, j'ai une place.

Tenez.

Allô, Gertrude Soisson, j'écoute.

J'ai une audition. Il faut autre chose ?

Non, ça ira comme ça.

Alors, à bientôt. Au revoir.

Je l'ai déjà vendu. Au revoir.

Oui. Oui, rappelez-moi.

Hector, elle ne peut pas s'être envolée !

Vous avez regardé partout ?

Elle doit pas être bien loin. La voiture est au garage.

Rosalie !

Madame a sonné ?

Avez-vous vu mademoiselle ce matin ?

Mademoiselle ?

Oui, mademoiselle ! Véronique, ma fille !

Je n'ai vu personne,

si ce n'est madame et monsieur.

Vous avez passé une bonne nuit ?

Pas vraiment.

Thé ou chocolat ?

Café, Rosalie. Aujourd'hui, ce sera café.

Je peux avoir un peu de thé ?

C'est un mystère.

Il n'y a que des mystères dans cette maison.

Tout le monde fait des mystères.

Véronique a fait une fugue, rien de mystérieux.

Ah, je vous jure !

Attends, je suis maquillée.

Oh ? C'est gentil d'être venu.

Je suis venu

vous remercier pour le billet.

Ben entrez.

J'ai vu votre petite scène, c'est...

- Vous avez beaucoup de présence. - Ah bon, vous trouvez ?

Fred.

Moi, c'est Paulot.

Moi, c'est Anne Larrieux.

Mais tout le monde m'appelle Nina.

Elle est foutue, cette radio.

Ça y est ! Je vous ai vu dans la pièce, non ?

Pas dans la pièce.

Au contrôle.

Que faites-vous ce soir, Paulot ?

Ce soir ? Euh...

- Rien. - Restez avec nous.

Tu t'occupes du vin, Fred ?

C'est tout ce que j'ai trouvé pour l'instant.

C'est en très mauvais état.

Mais c'est grand et pas cher.

- On peut pas tout avoir. - Oui.

Y a plus de vin. On boira de l'eau.

J'ai trouvé

une nouvelle affiche ce matin. Regarde.

C'est quoi,

- ces photos ? - Rien.

Il m'a peut-être trouvé un appartement.

Pourquoi ?

Tu ne te plais plus ici ?

Non, mais je suis pas chez moi.

- C'est pas assez bien pour toi ? - J'ai pas dit ça.

Je veux un chez-moi.

Pourquoi ? Pour te taper qui tu veux ?

Tu le fais déjà, ma chérie.

Ça changera rien.

Ça a l'air très bon, en tout cas.

Qu'y a-t-il ? T'as honte

- devant lui ? - Ta gueule,

Fred.

Je lui raconte comment tu m'as dragué ?

Et tous les autres ?

Ça lui passera.

C'est ça, vas-y. Ramasse tes affaires.

Et n'oublie surtout rien.

Si tu te barres maintenant, tu ne remets plus les pieds ici.

Regarde-moi ça !

Ça fait trois mois qu'elle est à Paris,

elle a couché partout, avec n'importe qui.

Mais elle supporte pas qu'on le lui dise.

Tu peux m'aider ?

Si tu es le prochain, alors, bon courage !

Baise-la et fous-la dehors. Conseil d'ami.

Barre-toi, bravo ! Bon débarras ! Tu peux crever.

Tu m'entends ? Tu peux crever !

Ce que j'aimais chez Fred, c'était son regard de myope.

Et sa collection d'affiches, son air buté,

refermé sur je-sais-pas-quoi.

Chez un homme, y a toujours quelque chose à prendre.

Où est-ce qu'on va ?

- On peut aller chez moi. - Oui.

C'est encore assez loin.

On peut prendre un taxi.

Je préfère marcher. J'ai pas sommeil.

- Ça t'ennuie pas ? - Pas du tout.

- Le sac est pas trop lourd ? - Ça va.

Tu fais souvent de la peine aux gens ?

Au début, ils couchent avec moi.

Mais ils finissent par m'insulter. J'ai l'habitude.

T'as eu beaucoup d'amants alors ?

Plein. Les nuits que j'ai passées seule à Paris,

je les compte sur les doigts d'une main.

Et Paris, ça te plaît ?

Oui, beaucoup. Surtout la nuit.

Tu marches souvent comme ça la nuit ?

Ça m'arrive de me perdre et de ne pas demander mon chemin.

C'est grand ici.

Trop grand pour un seul homme.

Je te présente Quentin, l'homme qui dort jamais.

Assieds-toi.

Tu veux un café ?

Non, je te remercie. Je tombe de sommeil.

Je vais m'installer là.

Le bruit et la lumière me dérangent pas.

Ne vous inquiétez pas.

Je te le pose là. Tu le boiras tout à l'heure.

Elle va habiter ici le temps de trouver un endroit.

Elle connaît personne !

Elle a qu'à coucher sous les ponts.

Qu'est-ce qui te prend ?

Je t'interdis de l'installer ici.

Moi, je t'ai jamais rien interdit. Ne me donne pas de leçons.

Personne ici plus de 24 heures !

Désolé, mais un coup ici, à demeure, non.

- C'est pas un coup. - Alors, c'est quoi ?

Vous ne pourriez pas parler un peu moins fort ?

Vous ne voyez pas qu'elle dort ?

Vraiment, Quentin, tu me déçois.

Je ne te reconnais plus.

Je l'ai connu à Londres il y a 4 ans.

C'est lui qui m'a appris à parler français.

Au clair de la lune,

mon ami Pierrot

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