The first 200 lines.
LE GOUVERNEMENT DE L'OUEST-BENGALE présente
Basé sur le roman de BIBHUTIBHUSAN BANERJEE
PATHER PANCHALI (LA COMPLAINTE DU SENTIER)
Séquences en plein air filmées avec la coopération
du village de Boral.
Acteurs
KANU BANERJEE KARUNA BANERJEE
CHUNIBALA DEVI UMA DAS GUPTA
SUBIR BANERJEE RUNKI BANERJEE
REBA DEVI, APARNA DEVI
TULSI CHAKRAVARTI
Image SUBRATA MITRA
Direction artistique BANSI CHANDRAGUPTA
Édité par DULAL DUTTA
Son BHUPEN GHOSH
Directeur de Production ANIL CHOUDHURY
Distribué par AURORA FILMS
Traitement par BENGAL FILM LABORATORIES
Son enregistré sur les systèmes RCA et KINEVOX
Musique RAVI SHANKAR
Écrit et réalisé par SATYAJIT RAY
Qui est là ?
Regarde ça !
Hé !
Cette fille ne laissera aucun fruit sur les arbres !
Ce verger n'était pas gratuit.
Nous l'avons payé assez cher.
J'ai toujours dit,
pour avoir des fruits, il faut qu'on le clôture.
Il y a tant de voleurs dans ce village ! - Qu'est-ce qu'il y a ?
C'est la petite peste de Harihar !
Elle ne laisse pas un seul fruit sur les arbres !
A chaque fois que je tourne le dos, elle vole un fruit !
- Qu'est-ce qu'elle a pris ? - Je l'ai vue prendre une goyave.
Qui sait quoi d'autre ? Je ne surveille pas tous les arbres !
- Pourquoi tu ne leur parles pas ? - Parler à qui ?
Qui m'écouterait de toute façon ?
Ce n'est pas ma fille.
Si sa propre mère ne s'en soucie pas,
qu'est-ce que ça change qu'on lui dise ?
Sa mère apprendra
quand tout le village se retournera contre elle.
C'est le résultat d'une mauvaise éducation.
C'est à cet âge que les enfants apprennent.
Tu veux que je le porte ?
Non.
Pourquoi tu ne me laisses pas t'aider ? Tu vas y arriver ?
Oui, merci.
Oh. J'ai oublié de t'en laisser.
Attends.
Durga.
Viens.
Elle ne fait aucun mal. Laisse-la rester.
Pourquoi devrait-elle te regarder manger ! Durga ?
Vas-y. Elle t'appelle.
Va rejoindre ta mère.
Durga, viens ici !
Qu'as-tu pris du verger de Mme Mukherjee ?
Dis-le moi.
Que caches-tu ?
Montre-moi !
Rapporte-le.
Et balaye la cour quand tu reviens.
Tata.
Tu réalises le mal que tu fais à ma fille ?
- Que veux-tu dire ? - Dois-je te l'expliquer ?
Qui mange le fruit ?
Quel fruit ?
Le fruit que Durga t'a apporté.
- C'est juste une enfant - - Mais tu ne l'es pas.
Tu n'as aucune jugeote ? Qui crois-tu être ?
Tu penses que tu peux faire ce que tu veux parce qu'on t'héberge ?
Je te connais trop bien. - Quelle absurdité - !
Tu me forces à le dire ?
Tu n'as pas volé dans ma cuisine ?
De l'huile, du sel, des piments ?
Je dois regarder dans ta boîte ?
Et bien ?
Pourquoi tu ne réponds pas ?
Tu ne peux pas rester ici et continuer ainsi.
Peut-être que tu devrais aller ailleurs.
J'en ai marre.
Ça fait huit ans,
et je n'en peux plus.
Tu corromps ma fille, et j'en prends le blâme.
Je ne le permettrai pas.
Je n'ai pas besoin de ça à mon âge.
Hors de mon chemin !
Tata, où vas-tu ?
Tata !
Durga, viens ici. Durga !
Viens !
Durga, viens ici !
Tu l'as rendu ?
Qu'est-ce que je t'ai dit de faire ?
Où étais-tu, tata Indir ?
Chez Raju.
Ce matin Shaila m'a parlé du nouveau fils de Hari.
Je venais le voir quand elle est venu me chercher.
Nous nous sommes rencontrés sur la route.
Va voir ton beau petit neveu.
Où est le petit chéri ?
Tata, tu es enfin de retour.
Retire la couverture
que je puisse bien le voir.
Le petit chéri !
Quel petit chéri !
Qui ose dire que sa peau est sombre ?
Dix...
11, 12...
13...
- Que cuisines-tu ? - Tu ne vois pas ?
Un festin somptueux. Quoi d'autre ?
Tu devrais un jour. Ou tu as oublié ?
J'ai oublié.
Ce serait dommage.
Je pensais célébrer la première bouchée de riz de notre fils.
Avec quel argent ?
Je commence à travailler pour M. Ray le mois prochain.
Vraiment ?
J'ai vu Nilmoni aujourd'hui. Il a dit que M. Ray a donné sa parole.
- Tu t'es renseigné sur le salaire ? - Je ne suis pas inquiet.
Et puis je ne collecterai pas ses loyers toute ma vie.
Il ne peut pas faire de moi son esclave.
Cet argent et les honoraires pour mes services de prêtre
garderont la famille à l'abri pour l'instant.
D'ailleurs, il y a toujours des hauts et des bas.
Les choses se passent bien.
Le garçon est né en janvier et tu as trouvé du travail au printemps.
C'est pourquoi nous devrions dépenser un peu
pour célébrer avec style
et sauver la face avec les voisins.
D'ailleurs, ils vont tous te féliciter pour ta cuisine.
Ce serait bien, non ?
Hari, il payera régulièrement ?
Pourquoi pas ? Ray est un homme bien.
Qui peut dire qui est bien et qui ne l'est pas ?
Les gens profitent toujours de toi.
Comment ça ? Comme quand ?
Il ne t'ont pas volé le verger juste sous notre nez ?
Ils ont dit que mon frère leur devait 300 roupies quand il était en vie.
Le verger a comblé cette dette.
Nous n'aurions pas de soucis si nous avions encore ce verger.
Des mangues, des pommes, des noix de coco.
Ils prennent nos fruits par sacs entiers,
mais si Durga prend une seule goyave -
Pourquoi leur prêter attention ?
Ce sont des prêteurs, et moi je suis un écrivain.
Qui s'en soucie dans ce village ?
Écoute ce que j'écris maintenant :
Des pièces et des poèmes nouveaux et originaux.
Quand ça commencera à se savoir,
les troupes itinérantes viendront en masse.
Sinon où peuvent-ils trouver de nouvelles œuvres ?
Les œuvres originales ne poussent pas sur les arbres.
Les autres écrivains ressassent toujours la même chose.
Si cela est acceptable,
les œuvres originales de Harihar Ray ne le seront-elles pas aussi ?
Bien sûr.
Et comme écrivain, tu seras respecté dans le village.
Que peut-on demander de plus ?
On éduquera le garçon...
On lui apprendra à adorer les dieux.
Durga trouvera un bon mari.
Deux bons repas par jour, de nouveaux vêtements deux fois par an -
Que demander de plus ?
Nous aurons tout cela et plus encore.
Mes ancêtres étaient des écrivains, après tout.
Ils ont laissé un héritage qui ne peut être ignoré.
Attends seulement deux ans.
Mes dettes seront payées
et la maison réparée,
et tu n'auras pas à faire des épinards et du riz chaque jour !
Que dis-tu de cela ?
Apu ! Tu n'es pas réveillé ?
Apu. Tu ne vas pas à l'école ?
Apu.
Durga.
Durga, amène Apu.
Il doit se préparer pour l'école. Il dort encore.
Seulement la moitié d'un pot.
Vous nourrissez suffisamment la vache ?
Apu, lève-toi.
"Au cœur du Janasthan..."
Hé ! Fony !
Fony ! Pourquoi tu te lèves ?
Combien de fois tu dois humecter ta gomme ?
Assieds-toi.
"Au cœur du Janasthan..."
Puti, qu'est-ce que tu veux ?
- Un paisa de riz. - Un paisa de riz soufflé.
Donne l'argent.
"... se dresse la montagne puissante de Prasravan...
son sommet élevé...
Couronné par des nuages toujours à la dérive...
Que les tempêtes incessantes...
Poussent le long des sentiers du ciel..."
Comment allez-vous, Prasanna ?
Bienvenue, monsieur Majumdar !
Mon dieu ! C'est un piège pour tuer des gens !
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