Cinema, Aspirins and Vultures

Cinema, Aspirins and Vultures (Cinema, Aspirinas e Urubus)

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Cinema Aspirins and Vultures 2005 BluRay 1080p DDP 5 1 x264-JKP
Cinema, Aspirinas e Urubus 2005 1080p Blu-ray DD+ 5 1 x264-JKP
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Опубликовано: 2022-09-03
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Первые 200 строк.

"CINÉMA, ASPIRINES ET VAUTOURS"

On continue notre programmation d'aujourd'hui...

le 18 Août 1942...

avec les détails sanglants des batailles.

Sur le front en Europe, le "Reporter Esso".

Vous pouvez m'emmener plus loin?

- Cigarette? - Merci.

J'ai du bon!

- Tu as entendu? - Quoi?

Arrête-toi. Arrête-toi. Tout de suite!

Triunfo? C'est la route de Triunfo?

Je sais pas.

- Jamais entendu parler? - Non, jamais!

Faut que ce soit par là.

D'accord. De l'essence? Où il y a de l'essence?

- Je sais pas. - Tu sais pas?

- Il fait très chaud. - Merci. Oui.

Très chaud.

- Tu vas vers là ou vers là? - Je reste là, oui.

D'accord.

Maria! Maria, viens m'aider.

Hé, José! Apporte l'entonnoir.

- C'est pour qui, cela? - Pour ce gringo là!

Vous venez d'où?

- D'Allemagne. - Non.

Je vous demande où ce voyage a commencé, avec le camion...

pas d'où vous venez.

Je viens de Rio de Janeiro.

- Je vais d'où vous venez. - Rio?

Je vais faire ma vie. J'en ai assez...

de cet endroit, de ce trou.

- Vous avez l'air fatigué. - Ça fait 3 mois sur la route.

Et ce Brésil qui n'en finit pas!

C'est comme dans les coins pourris: Ça n'en finit pas.

- Qu'est-ce que vous dites? - Rien.

Vous fumez?

- Elles sont importées? - Nationales.

Je fume pas. Merci.

- Vous savez le chemin? - Ce centre, oui!

- Vous pouvez m'aider? - Si vous m'aidez, oui.

- Combien vous payez? - Payer?

N'importe quoi, pour m'aider à suivre voyage.

Des conserves.

Évidemment!

Il manque juste discuter le prix de mon travail.

Je peux pas payer plus de 800 réis.

800?

J'accepte, mais c'est juste pour vous aider.

- Vous travaillez dans quoi? - Quoi?

- Vous travaillez dans quoi? - Médicaments.

- Quels médicaments? - C'est de l'Aspirine. Tu connais?

J'ai vu le nom sur le camion.

C'est nouveau. C'est de l'acide acétylsalicylique.

Si ça sert à tuer la faim des gens, vous allez faire de l'argent.

Comment tu t'appelles?

Ranulpho.

Et votre nom? Comment on dit déjà?

Johann.

Vous pouvez répéter?

Johann.

Johann.

- Quoi? - Et le tien? Répète-le.

- Ranulpho. - Tu es toujours comme ça?

- Comme ça, comment? - Comme ça.

Acide.

- Vous pouvez expliquer? - Non.

Bonjour!

Votre radio est puissante!

Cette chaleur donne sommeil.

- J'éteins la radio? - S'il te plaît.

Fais silence.

Je veux dormir un peu.

LA FIN DE TOUS LES MAUX!

Un, deux, trois, quatre...

moins dix, 3,90 mètres.

- Fais un trou, s'il te plaît. - D'accord.

- Alexandre, descends du chariot! - Hé, toi! Sors de là.

Tu vas bosseler son camion. Sors de là! Allez!

Hé, l'ami. Tu viens m'aider à creuser?

Ramasse ces pierres là. Il faut activer ce travail.

Tu fais rien là.

Mets les cailloux, les poteaux.

Ces gens sont méfiants, mesquins, du temps des cavernes.

Comment vous allez les convaincre...

d'acheter un nouveau médicament, ces gens arriérés?

LE MERVEILLEUX BRÉSIL

La ville de São Paulo souffre aux yeux de l'étranger...

encore mal avisé...

comme le produit de vertus humaines extraordinaires.

On y trouve à première vue...

les exemples de la discipline, de la ténacité, de l'énergie...

et de capacité...

qui caractérisent la vie des peuples appelés à réaliser...

une extraordinaire mission civilisatrice.

Le carnaval est terminé.

Il ne reste plus dans notre esprit...

que la douce mémoire des joies passées.

Ce sont les conséquences du plaisir de l'homme...

de la fatigue, des danses et de l'abus de l'alcool.

Si tous les maux étaient si simples!

Celui-ci au moins a un remède sûr et immédiat.

Au moment de la migraine, ne perdez pas la tête!

Faites-la fonctionner: Prenez de l'Aspirine!

C'est fichu!

Comme on dit, ça vend la bible au diable!

- Tu veux combien de cachets? - Vous repassez le film?

- Où tu te crois? - Je veux voir le film.

Tire-toi, tire-toi! Dégage, malheureux! Dégage!

Ce misérable n'a voulu rien acheter.

M. Johann, le vrai cinéma n'est pas comme ça, non?

C'est un endroit fermé, une salle obscure.

C'est pas au milieu de la rue, avec 2 bâtons et 1 drap blanc.

Non, mais je préfère comme ça. C'est amusant. Prends ce hamac.

Si tu veux, y a un lit de camp.

Vous dormez pas dans le camion?

Non, je dors dehors. L'air frais.

Le ciel ouvre l'esprit.

Je me suis fait piquer, aujourd'hui. Encore.

Faites voir.

- C'est un "marimbondo". - Qu'est-ce que c'est?

Ça gonfle, ça fait mal, puis ça passe.

- Dites, Monsieur... - Johann.

Monsieur Johann...

vous gagnez beaucoup d'argent à faire ça?

- Assez pour en mettre de côté. - Oui.

Ça me fait vraiment mal.

- Tu sais conduire? - Non.

Je voudrais vous demander un service.

De vous arrêter où il y a des repas faits.

J'ai pas bien supporté vos conserves.

Comme ça, un repas fait?

Dans des casseroles.

Les horaires des bateaux pour l'Amazonie...

- Je mets de la musique. - Non, laisse. Je veux écouter.

...partant du port de Recife les mercredis et les vendredis...

et de Fortaleza les jeudis et les samedis.

Les intéressés doivent s'inscrire aux mairies.

En avant, soldats du caoutchouc! C'est le Brésil en marche!

Comment ça?

Le gouvernement prend les migrants, les misérables...

et les envoie en Amazonie.

Merci.

Et là, ils travaillent dans les plantations d'hévéas...

recueillant le latex dont les Américains se serviront à la guerre.

Qui paye le billet?

Le gouvernement. Vous les avez pas vus?

Les trains sont empestés de gens.

Pour l'Amazonie, c'est gratis.

- Tu penses pas y aller? - Dieu m'en garde!

- J'aime pas l'Amazonie. - Lui?

Je parle des gens qui partent en Amazonie. J'y pense même pas!

Tu aimes pas?

- Vous y êtes allé? - Non, j'y suis jamais allé.

- Vous préférez Recife ou São Paulo? - J'aime Rio de Janeiro.

- Oui, je vois. - C'est là où je vais.

- Vous êtes allé en Amazonie? - Non, jamais.

- Deux cousins à moi y sont allés. - Et alors?

Ils m'ont invité, mais je veux pas y aller. C'est dangereux.

C'est plein des fauves. Des bêtes féroces.

Mais dites-moi:

Votre firme emploie que des Allemands ou n'importe qui?

N'importe qui.

Si je veux, je peux me faire embaucher?

Faut savoir conduire.

Mais ils embauchent?

Maintenant, c'est difficile. Avec la guerre...

La guerre a changé votre vie aussi?

J'y suis parti avant la guerre.

Vous avez fui le danger. C'est là où y a le danger.

J'ai voyagé, je suis arrivé au Brésil. Ici, pas de guerre.

- Même pas la guerre y arrive. - Oui.

Notre Brésil est un bon pays. Tranquille.

- C'est quoi comme viande? - Tu vois cette bête, là?

C'est ça que tu manges. Du bouc.

- "Ziege". C'est fort. - C'est bon le bouc.

Comme ma grand-mère disait: "Bien heureuse la bête qui mange l'autre."

- Bonjour, M. José. - Bonjour.

- C'est à qui ce camion qui est là? - C'est au monsieur qui est là.

Vous pouvez lui demander de m'emmener?

Vous voulez que je lui demande ou vous lui demandez?

- Non, demandez-lui! - Une seconde.

Et si la poule fait des saletés? Que se passera-t-il?

- Vous avez étudié pour faire ça? - Non.

Enfin, j'ai étudié, mais pas pour faire ça.

- C'est un bon travail? - Oui.

Voyager est le meilleur.

Vous êtes allé où?

Presque tout le Brésil.

Oui, je vois que votre truc ce sont les voyages.

Il faut aimer ça pour venir dans ce trou infâme.

- Et vous? Vous voyagez beaucoup? - Non. Je voyage pour le travail.

Voilà, c'est tout!

Pourquoi il fait ça?

Je crois que ça sert à rien.

C'est la sécheresse.

La rivière est si sec que le bétail s'enfuit.

- Il a dû clôturer. - Intéressant.

Je vois pas ce qu'il y a d'intéressant à cette misère.

J'ai jamais vu un coin comme ça.

Ici c'est sec et pauvre.

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