Первые 200 строк.
"Notre énergie allait simplement l'emporter.
Ce n'était pas la peine de se battre - de notre côté ou du leur.
C'est nous qui avions la force d'impulsion ;
nous chevauchions la crête d'une vague haute et magnifique."
Ouais, on y est arrivés ! Ça y est, on l'a fait.
On est riches.
On peut prendre notre retraite en Floride.
Tu sais, Billy,
on a tout foutu en l'air.
Quoi ?
Non, mais faut pas chercher plus loin, tu sais.
On prend le pactole et après, on est libres. Tu piges ?
Bonne nuit.
Quand je suis revenu en 1971,
j'avais passé 6 ans en dehors des États-Unis.
J'aurais sans doute dû revenir plus tôt, dès 1969.
A moins d'avoir vécu aux États-Unis à cette époque-là,
on ne peut pas imaginer
à quel point la société était divisée,
de toutes les manières possibles.
Si vous preniez la route
et vous arrêtiez dans un ranch du Nebraska,
et demandiez au propriétaire son avis sur ce qui se passait dans les villes,
c'était parti pour 2 heures de conversation.
C'étaient des questions sérieuses et, en comparaison,
le débat entre Clinton et Trump paraît superficiel et médiocre.
J'ai tourné un documentaire lès-dessus,
intitulé "17 Days".
On a interviewé des vétérans du Vietnam paraplégiques
dans un hôpital d'Albuquerque, au Nouveau-Mexique,
puis une émeute a éclaté à Chicago pendant 3 jours,
des gens se sont fait tirer dessus...
C'étaient des scènes de la rue.
Ce film est une tranche de vie.
C'était un aperçu de la vie le long des routes.
La route avait une image romantique,
dans un pays deux fois moins peuplé qu'aujourd'hui.
Nous sommes 300 millions, contre 150 à l'époque.
Il y avait de l'espace.
Je suis fier d'être né aux États-Unis
et d'être citoyen américain.
Bon, alors... C'était quoi déjà ? On recommence.
Je suis né aux États-Unis et je suis Fier d'être américain.
Je suis fier aussi des hommes et des femmes
qui se sont battus pour ma liberté,
qui ont sacrifié leur vie et...
qui se sont battus pour vous et moi, dans le monde entier.
La plupart du temps, je...
Quand j'étais gamin, on se baignait,
on faisait du vélo, de la moto,
on se battait...
Comme tous les gosses.
Je me suis intéressé au rock dans les années 70.
On allait dans des gros festivals de musique,
avec 75 0000 spectateurs.
On sortait et...
on testait les différentes drogues qu'on trouvait à l'époque,
on écoutait de la musique,
on rencontrait de belles filles.
C'était génial, les années 60-70 !
Sans doute la meilleure période des États-Unis.
L'aigle américain.
Vous connaissez
cette expression, "sexe, drogues et rock'n'roll" ?
Vous la connaissez ?
Si vous croyez que c'était ça, c'est que vous n'y étiez pas.
C'était pas "sexe, drogues et rock'n'roll".
C'était du rock,
des drogues,
encore du rock,
encore des drogues et ensuite, du sexe.
C'était comme ça, à l'époque.
Et c'était génial.
Si seulement on pouvait revivre ça.
Dons l'ensemble,
les choses ne se passent pas comme on l'espérait,
pour beaucoup d'entre nous.
On est...
Nos salaires ont chuté
au cours de ces quinze dernières années.
Je suis ouvrier qualifié,
carrossier et réparateur auto,
et je pense que mon salaire a baissé de 40%
ces 15 dernières années.
Ce qui s'est passé, c'est que...
Je l'ai vu, j'y étais,
il y a eu...
Aujourd'hui, la concurrence est rude dans le boulot.
Il y a beaucoup de gens dans ce pays
qui n'ont ni permis ni visa de travail
et qui acceptent des boulots à des tarifs très bas.
Comme tout le monde veut faire des économies,
on choisit ceux qui demandent peu,
et ceux qui sont qualifiés doivent travailler pour moins.
Ça nous détruit.
Je vote pour le changement, parce que mes 4 derniers...
Ça fait longtemps que j'ai pas eu le président de mon choix.
Cette fois, je crois que mon candidat va gagner.
Je pense qu'on aura un vrai changement cette année.
Tous les présidents précédents
ont dit que ça changerait.
Ils avaient raison,
je n'ai plus que des pièces dans les poches,
alors qu'avant, j'avais des billets.
J'ai vécu les années 60 du côté des motards,
pas des progressistes.
J'ai grandi dans les montagnes, près des bûcherons.
Les gens se servent de l'Histoire
pour trouver un moyen d'affronter la période qu'ils vivent.
C'est la notion de passé utilisable.
Les années 60 et 70 sont utilisables, parce qu'elles donnent une recette
ou une série de recettes pour faire face à un monde
qui pratique des économies d'échelle tellement nocives,
tellement énormes,
et contre lesquelles personne ne peut rien.
On a tendance à examiner le passé à la recherche d'un modèle
pour faire face à l'avidité
et à la tragédie de l'Histoire de l'humanité.
Il y a un côté romantique à dire : "Séchons l'école,
allez vous faire foutre, on fait ce qu'on veut."
Mois quand on se réfère aux années 60
ainsi qu'aux années 70 dans ce pays,
on se réfère à un pays qui était vraiment riche.
Je vous l'ai montré,
ce dessin que j'ai fait en 1979 :
"Le 10ème anniversaire du Festival de Woodstock".
Ils portent tous un costume, ils sont devenus des yuppies.
En 1979, quand le "New Yorker" a publié ce dessin,
les années 60 étaient révolues, c'est ce qui est dit avec humour.
Je pense que dans 100 ans,
quand on se repenchera sur le 20ème siècle,
on s'intéressera toujours plus aux années 60 qu'aux années 80.
Désolé pour la génération X ou je ne sais qui !
"Sexe, drogues et rock'n'roll",
c'est tout.
J'ai toujours la VHS d'origine du premier Woodstock.
Le fait d'avoir grandi avec ces gens-là : Jim, Jonis, John...
Tous ces gens-là.
Jimmy...
On ne connaîtra plus jamais une époque pareille.
Ça ne me gêne pas de rouler à travers le pays,
mais je déteste passer par le Texas, c'est un Etat impitoyable,
celui qui exécute le plus de détenus.
Au moindre truc, vous pouvez aller en prison pour longtemps.
Quand j'étais en Louisiane, il m'est arrivé
une expérience traumatisante.
Je devais avoir 11 ans quand on a traversé le pays en train.
On allait dans le Mississippi, à Vicksburg,
depuis la Californie.
Notre train était un train mixte.
C'était la ségrégation, on devait s'asseoir à l'arrière.
En attendant le train suivant,
mon frère et moi, qui étions des gamins,
on a vu une aire de jeu.
On ne savait pas qu'elle était réservée aux Blancs.
On y est allés et l'endroit s'est vidé d'un coup.
La police est arrivée, a menacé de nous arrêter,
d'appeler ma grand-mère et...
Ils ont dit qu'on n'avait pas le droit d'être là.
Je ne l'ai jamais oublié.
Après la Seconde Guerre mondiale,
les États-Unis étaient la première puissance du monde.
Le plus gros de l'or mondial était à Fort Knox.
On était des nantis, les rois et les reines du monde.
Notre objectif était de refaire le monde
selon notre modèle démocratique, c'était notre mission.
Le consensus libéral reposait sur l'idée,
ce n'était qu'une idée,
que nous étions tous à peu près d'accord.
Que l'on vote pour Eisenhower ou pour Adlai Stevenson,
que l'on joue au tennis ou au golf,
nous nous rejoignons sur deux choses :
nous devons endiguer le communisme
et nous voulons vivre dans une société équitable et juste.
La mort de Kennedy est un moment symbolique
de l'Histoire américaine.
On a commencé à se demander :
"Qu'est-ce qui ne va pas dans notre société ?"
La ville s'est figée.
On avait connu des assassinats, mais bien plus tôt.
Lincoln et d'autres présidents,
mais là, c'était notre jeune président qui était abattu.
Il s'est passé la même chose le 11-Septembre.
C'était incroyable, tout s'était arrêté :
la circulation, les métros...
Je mixais le son de "Georg" au studio Ryder Sound.
On traversait la rue,
quand ma copine est arrivée en hurlant,
en larmes,
m'annonçant en pleine rue :
"Il a été tué !" On a écouté la radio et...
Ça nous attriste toujours autant.
On adorait ce type.
Il incarnait la nouveauté et croyait en la poésie.
De Dallas, Texas, la nouvelle est apparemment officielle :
le président Kennedy est mort à 13 h, heure locale,
soit à 14 h, heure de l'Est,
il y a 38 minutes.
Le vice-président Lyndon Johnson a quitté l'hôpital de Dallas.
On ignore où il s'est rendu.
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