As primeiras 200 linhas.
En mars 1863, Bill Miner braque l'Arizona Poney Express,
s'enfuyant avec 200 £. Il avait 16 ans.
Au cours des 18 années suivantes, il orchestre 26 vols audacieux
de diligences dans le Colorado, la Californie et l'Utah.
L'agence de détective Pinkerton le surnomma "Le Bandit Gentleman"
et le crédita de l'origine de l'ordre "Les mains en l'air !".
Le 17 juin 1901, après 33 ans à la prison de San Quentin,
Bill Miner est relâché dans le XXe siècle.
Je vous le dis, Bill, avec l'électrification qui arrive,
il va y avoir une révolution dans la cuisine américaine.
Et notre société a des plans pour faire un toaster électrique.
Et j'entends des histoires sur... un poêle qui chauffe tout seul.
Juste en actionnant l'interrupteur. Qu'en pensez-vous ?
Oui, l'avenir des ventes d'articles ménagers est illimité.
Je me sens chanceux d'en faire partie.
- Ça a l'air très bien, M. Sims. - Ça, vous pouvez le dire.
Bien sûr, pour un homme de mon âge,
l'avenir ne signifie pas grand chose, à moins que...
vous ne pensiez qu'à la semaine prochaine.
Attendez un peu, Bill, je... je veux vous montrer quelque chose.
Je suis sûr que j'en ai un ici.
Qu'en pensez-vous ?
Regardez... on l'accroche comme ça... sur le bord de la table
ou quelque chose comme ça...
Passez-moi cette pomme... Maintenant regardez.
Vous la mettez là.
- C'est vraiment incroyable. - N'est-ce pas ?
Regardez ça.
Qu'en pensez-vous ?
Un travail de qualité.
Je vous le dis, Bill, c'est le genre de chose du futur,
cette idée, ce genre de produits,
qui vont juste vous faire tourner la tête.
- Pourquoi vous n'essayez pas ? - Je n'aimerais pas le casser.
Vous ne le casserez pas. C'est fait pour durer toute une vie.
C'est ça.
- Êtes-vous... êtes-vous marin, Bill ? - Pardon ?
Je viens de remarquer ce tatouage.
- Je n'ai jamais été en mer. - Que faites-vous, Bill ?
Je suis entre deux boulots en ce moment.
Sans blague. Quel genre de travail avez-vous fait ?
Je cambriolais des diligences.
Bonjour, Jenny.
Je t'ai apporté ce petit gadget de San Francisco.
Je suppose que j'ai pas mal vieilli.
Cette... petite machine épluche les pommes. Très bien.
Allez, allons... Allons voir Tom.
- Que pouvez-vous faire ? - Je trouverai du travail.
On dit qu'ils embauchent dans les parcs à huîtres.
Ce sera plus facile que là où j'ai été.
Je sais où vous étiez,
et ce que vous avez fait pour y arriver.
Et franchement, je n'ai pas beaucoup de place pour des gens comme vous.
Eh bien... j'espère avoir une chance d'adoucir votre opinion là-dessus.
Ce que je pense de vous n'est pas le sujet.
Vous êtes le frère de Jenny.
Vous pouvez rester, si c'est ce qu'elle veut.
Ce... ce n'est pas ce que j'avais en tête, monsieur.
Je... Je préférerais quelque chose avec...
un peu plus de poids.
- Je peux regarder celui-là ? - Le colt ?
Salut, Miner.
- Tu es Bill Miner, n'est-ce pas ? - On se connaît, monsieur ?
Je suis Danny le Jeune, j'étais à San Quentin il y a...
environ 4 ans.
Tu te souviens quand Billy Hicks t'a poignardé, tu t'en souviens ?
Je ne me souviens pas de vous.
- Je te croyais mort. - Hé non.
Tu as de la chance, Bill.
Je monte un gang.
Comme... Jesse James ?
On pourrait faire des hold-up. C'est ton domaine, non ?
Non, je... je vole juste des diligences.
Tu penses en trouver une de nos jours ?
Et puis, diligences, banques, magasins, c'est pareil.
Non, ce n'est pas pareil.
Un professionnel est toujours spécialisé.
Ta spécialité est morte, comme les buffles.
Peut-être que je peux t'apprendre un truc nouveau.
Comment comptez-vous cambrioler ces banques ?
Simple, il me faut juste 4 ou 5 gars avec des fusils et des tripes.
C'est... ça a l'air assez simple.
Exact... Alors tu veux jouer avec moi ?
- Non merci. - Pourquoi pas ?
Je ne travaille pour personne.
Tu deviens un peu vieux pour faire la fine bouche, non ?
C'est exactement pourquoi je dois l'être.
- Je dois y aller, monsieur. - Attends, Miner... Écoute...
Tu ne veux pas me prêter quelques dollars ?
Je sais que tu as eu au moins 20 $, 30 $ dans ton enveloppe de libération.
Un professionnel ne supplie jamais.
Je ne te supplie pas, grand-père ! Tu me donnes l'argent.
Peut-être que j'ai... quelque chose pour toi.
Tu ne vaux pas la peine d'être tué, mais...
si je te revoie, je te fais un gros trou dans ta tête, alors aide-moi.
Je m'excuse pour ce dérangement, messieurs.
Je ne suis pas cueilleur d'huîtres.
Mais, je pensais que les choses...
allaient si bien.
Tu as... du travail
et une place chez nous.
Que vas-tu faire ?
Oh, je vais...
aller vers Portland, et...
peut-être faire de la prospection.
La ruée vers l'or est terminée, Bill.
On dirait que j'ai raté toutes les bonnes opportunités.
Je t'en prie, reste.
Depuis ma sortie de prison, j'ai...
j'ai compris quelque chose sur moi.
Je dois agir en conséquence.
Je ne suis juste pas doué pour le travail planifié par d'autres et...
j'ai des ambitions en moi qui ne veulent pas s'arrêter.
Gardez l'équipe de la machine devant vous !
Va le voir.
Merde !
Fichons le camp d'ici !
Donne-nous son nom, fils.
Miner.
Donnez de l'eau à ce garçon.
- Bonjour. - Salut.
C'est... la route d'Olympia ?
Encore 10 miles et vous y serez.
- Du tabac à mâcher ? - Merci, monsieur.
J'ai l'impression que vous avez pas mal marché.
Pas ce qu'il y a de mieux pour un homme de votre âge.
Je n'ai pas le choix... J'ai un frère qui se meurt là-bas.
Je ne pourrais pas marcher un mile sur cette jambe.
Bonjour, M. Lawton.
Je suppose que vous voulez votre courrier ?
Hé, Georges !
Impatient de partir ?
Fils de pute... ils m'ont déduit le gîte et le couvert.
Ils ont même décompté un tablier et des gants.
Ils t'assomment vraiment de toutes les manières, George.
A ton avis, à qui appartient cette usine ?
Ce chemin de fer possède tout, des deux côtés de la voie.
On dirait de la pluie.
As-tu... as-tu déjà été à Montréal ?
Qui ?
- Moi ? - Écoute...
Tu sais, un homme peut se permettre ce luxe
- s'il est prêt à prendre des risques. - Bien sûr. Ouais.
La première chose à faire, c'est... te trouver un bon cheval.
Tu veux dire un cheval ?
Je n'ai jamais eu de cheval, je ne sais pas comment monter.
- Tu apprendras. - Pas de problème.
Il montera.
Attendez mon signal, puis avancez.
Dépêche-toi, fiston, décroche-la.
Dites-lui d'ouvrir cette porte et de jeter toutes les armes.
Ouvre, Herb.
- C'est toi Nat ? - Ouais. - Que se passe-t-il ?
- Je crois qu'on nous cambriole. - Vous êtes cambriolés.
Ouvrez cette foutue porte, ou on lexpose à la dynamite.
Ils ont de la dynamite, Nat ?
Certainement, Herb.
Je veux le sac de caisse.
Maintenant !
Merci.
Bonsoir.
- Bonne nuit, monsieur. - Faites attention en reculant.
Il doit y avoir plus de 1000 $ en vrai argent ici.
La poussière d'or...
- doit valoir 5 000 $, 10 000 $. - Oui !
On peut acheter notre propre chemin de fer.
Pour l'instant, on n'achètera rien.
Comment ça ?
On ne fera qu'attirer l'attention sur nous.
On va prendre une partie de l'argent, et...
cacher le reste.
Calme-toi, Shorty.
Il sera midi avant qu'ils amènent des hommes ou des chevaux au passage.
Ils ne sauront pas quelle direction on a prise.
Que fait-on de ce truc ?
On va l'enterrer.
Bonjour Monsieur. Puis-je vous aider ?
Est-ce que M. Jack Budd gère cet hôtel, fiston ?
Oui, monsieur. Je vais vous le chercher ?
Je serais reconnaissant.
Pourriez-vous lui dire que... George Edwards est ici ?
Oui, monsieur.
- Bonjour Jack. - Oh oui... Georges Edwards.
Ça fait longtemps, mais je t'attendais.
Prenons un café.
Ils savent que c'était moi ?
Oui. Les gars de Pinkerton t'ont identifié au CPR.
On dirait qu'ils te poursuivent toujours pour cette sale affaire dans l'Oregon.
Nos gars n'ont pas utilisé l'équipage comme boucliers.
C'était une sale affaire.
Tu n'as pas fait la même erreur à Silver, non ?
Non... on a utilisé la méthode Chapman là-bas, c'est...
la seule méthode fiable.
Ils disent que tu t'es enfui avec 7 000 en poussière d'or.
Une fraction de ça.
Ils déforment toujours la vérité, Jack.
Shorty et moi, on a besoin d'un endroit pour faire profil bas pendant un moment.
Et ça me rapporte quoi, Bill ?
Je suis sûr que tu penseras à quelque chose.
Tu peux parier là-dessus.
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