As primeiras 200 linhas.
Lorena, je t'aime.
Depuis que je t'ai vue, cet après-midi-là, dans la rue...
Quand tu m'attendais avec ta valise à rayures.
Je t'aime.
Je peux t'assurer qu'à partir d'aujourd'hui,
mon seul but dans la vie,
ce sera de te rendre heureuse.
Tu ne le regretteras pas, Lorena.
Bon...
Alors, je t'aime depuis le premier jour...
Où je t'ai rencontrée.
Dans la rue, avec ta valise à rayures.
Loreno... Merde, Lorena, je t'aime.
Depuis qu'on s'est rencontrés dans la rue, où je t'attendais...
Enfin, où tu...
Du calme. Je t'aime, je t'aime.
Je t'aime, Lorena, dans la rue, avec ta valise...
- Putain, connard ! - Regarde où tu vas !
Quand je t'ai vue avec ta valise à rayures...
Tu m'attendais...
Écoute, je t'aime, c'est comme ça.
Je peux t'assurer
que mon seul but dans la vie, ce sera de te rendre heureuse.
Pour moi, le bonheur, c'est important.
Quand on sera là, toi et moi, avec les valises...
Du calme.
- Alors ? Ton week-end ? - Heureusement qu'il se termine.
- Pourquoi ? - Ma mère me met dans un état,
ma tête va exploser. Mon père ne fait que dormir,
quand il se réveille, c'est pour m'engueuler.
Oui, les parents, ils...
- Tu vois ? - Oui.
C'est parce qu'ils t'aiment.
Ils t'ont encore dit "tant que tu vis chez nous..." ?
À ton avis ?
J'aimerais bien ne pas avoir à vivre chez eux,
- mais je ne peux pas leur dire ça. - Tu n'y vas que les week-ends.
Je me tue au travail de lundi à vendredi
pour une misère à 300 km de chez moi,
car je n'ai rien trouvé de mieux, et pour deux jours de libre,
je veux juste être tranquille et qu'on me foute la paix.
La prochaine fois, tu peux rester chez moi.
Hein ?
Pour être plus tranquille.
C'est une proposition ?
Mais non, je fais ça pour toi. Moi...
Moi, je m'en fiche. J'habite tout seul.
Tu n'essaies pas de profiter d'une jeune comme moi ?
- Arrête, tu as 30 ans ! - 29 !
Pardon, j'étais vraiment loin tu as raison !
Lorena, écoute...
Oui ?
Quand tu m'attendais avec ta valise à rayures...
Mon but dans la vie, c'est...
Quoi ?
C'est très important pour moi, Lorena.
- Que veux-tu ? - Je peux t'ass...
T'ass...
- Tu peux quoi ? - Je peux t'ass... t'ass...
Ta ceinture, mets-la.
La ceinture, tu n'entends pas le bruit ?
- Oui, d'accord. - Excuse-moi, je...
Voilà, je l'ai.
- Qui d'autre vient cette fois-ci ? - Un casse-pied.
Il m'a envoyé un tas de WhatsApp
pour changer le lieu de rendez-vous, il se prend pour un ministre.
Puis on récupère un type gros, un informaticien,
qui a l'air très sympa.
J'espère qu'il ne sera pas comme celui de la dernière fois.
L'informaticien ?
Tu te rappelles, il s'est mis derrière et n'a pas dit un mot.
C'est pas plus mal, non ?
Il vaut mieux qu'il se taise plutôt qu'il raconte sa vie.
Je te raconte toujours ma vie.
Mais la tienne est intéressante.
Essaie de te rattraper.
Au début, tu restais derrière, discrète,
puis tu t'es détendue.
Parce que tu me stressais.
Tu étais super sérieux, avec ta cravate, le visage...
J'étais un peu stressé, oui.
Il y a six mois, j'étais en plein divorce.
Heureusement que j'ai eu cette idée, sinon je perdais la voiture.
Et si Monsieur perd sa voiture...
Tu peux rire, mais je ne parle pas de covoiturage avec mes collègues.
Non, non.
On ne te respecte pas si on croit que tu vas mal.
Bien sûr que non.
Je travaille dans une entreprise de technologie de pointe,
- qui à des bureaux dans le monde entier. - Oui.
- Avec des gens coincés. - Oui.
Tu vois...
Je rigolais, d'accord ?
Lorena.
Ce que je voulais te dire...
Je te disais... Quand je te parlais de la valise à rayures,
de...
Non, enfin... Le voilà.
Bonjour. Ça va ?
Juste un truc, je suis malade en voiture.
Ça te dérange si je passe devant ?
- Non, bien sûr. - Non, non. Attendez...
C'est terrible, la dernière fois j'ai vomi partout.
J'ai vraiment du mal avec ces bagnoles.
- Allez-y. - Lorena, Lorena.
- Ce n'est pas grave. - Lorena.
- Merci, ma belle. - De rien.
- Julián, c'est ça ? - Oui.
- Lorena... - Regarde par-là.
Fais un truc, allez.
On y va ou quoi ?
- Ça va derrière, ma puce ? - Oui.
Oui ? Tu veux que j'avance le siège ?
- Non, ça va, merci. - D'accord.
Je te connais. Tu es serveuse au Pacha, non ?
- Non, je ne suis pas serveuse. - Mais si !
- Tu es sûre ? - Oui.
- Elle sait bien si elle est serveuse ou pas. - Mais si,
les cheveux frisés, bien roulée...
Vous devez me confondre. Je vous assure que non.
- Mais si, il n'y a que des bombes. - Je n'en doute pas.
- Mais je ne... - Oui, allô.
Je suis en route pour l'aéroport, mais je t'écoute.
Sérieux ?
Sérieux ?
Tu es cinglé, qu'est-ce que tu leur as dit ?
Attends, il faut que tu remettes les choses à leur place.
Tu comprends ? C'est toi qui commandes.
Pourquoi on s'arrête ?
Car on attend quelqu'un d'autre.
Comment ça, on n'est pas que trois ?
Tu lui dis d'aller se faire foutre, bien sûr !
N'importe qui pourrait le faire à leur place.
- Tu es sûr que c'est ici ? - Oui.
- En face du Sagrado Corazón . - On se rappelle, d'accord ?
Appelle-moi si tu as un souci.
Et ne t'en fais pas, tchao.
Qu'est-ce qu'il y a ?
On attend quelqu'un.
Mais comment ça ? S'il n'est pas là, on se casse.
- On peut attendre cinq minutes. - Enfin...
Si on fait tous pareil...
Cinq minutes par-ci, par-là, au final on a une demi-heure de retard.
- On rattrapera plus tard. - C'est ça.
Ça ne marche pas comme ça.
C'est la mentalité.
Et on s'étonne que les Allemands se plaignent de nous.
On est toujours en retard, bordel.
On attend juste cinq minutes une personne en retard.
Ce n'est pas lui ?
- Non. - Mais il a un bagage.
Le type qu'on attend est plus vieux et plus gros.
Hé ! Toi !
- Toi là-bas ! - Je vous en prie.
Il est à l'ouest. Hé l'artiste !
Regarde par là, ici !
J'arrive.
- Il est loin d'être gros. - Ce n'est pas lui.
Vous êtes Julián ?
- Oui. Mais vous n'êtes pas Carlos. - Si, enfin plus ou moins.
Bonjour.
- Sur le profil... - Je mets ça dans le coffre, d'accord ?
Voyons voir... Salut...
C'est le profil de mon cousin, oui.
C'est pour éviter d'ouvrir un compte...
- Enchanté, je m'appelle Sergio. - Écoutez, Sergio...
Je comprends, vous voulez savoir qui monte dans votre voiture.
Exactement.
Comme vous voulez. Je m'en vais si vous voulez.
- Eh bien... - Non, enfin...
l'important, c'est d'avoir une référence.
Un téléphone... On s'en fiche de la photo.
Oui, je sais bien, mais s'il arrive quelque chose,
qui est le responsable ? Votre cousin ?
Et que va-t-il se passer ?
C'est comme si je mettais une photo de cette voiture
- et que j'arrivais en camion. - Donc,
le camion, c'est son cousin.
Et je suis quoi, moi ?
- Je me suis mal expliqué. - Mon cousin n'est pas un camion.
- Non. - C'est quelqu'un de merveilleux.
J'en suis sûre.
- Et il cuisine super bien. - Ah oui ?
Oui.
Je vais te montrer. Regarde, il a fait ça hier.
Un turbot.
Avec des bonbons.
- Avec quoi ? - Qu'en dites-vous ?
On est plein d'idées !
Il faut que tu goûtes la lasagne de Malasaña.
- Putain de... - Qu'est-ce qui est écrit, là ?
"L'asile", le nom du restaurant. Alors ?
Car on est de vrais fous !
- J'aime bien, c'est original. - Oui, c'est vrai ?
Oui, c'est cool.
Et donc, on y va ou on attend ton cousin ?
Non, vas-y, démarre allez.
Un peu de musique, Lorena ?
Tu aimes Vangelis ?
- Bof... - Non, attends, mets les ELO.
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