As primeiras 200 linhas.
Imaginez.
À deux pas de la plage.
La brise de l'océan, le ciel bleu et les mouettes.
Tout cela serait à vous.
- C'est de la propriété en temps partagé ? - Eh bien, on l'appelle ainsi.
Mais les deux semaines où l'appart est à vous,
vous ne devez rien partager.
Ni votre salle de bain ni le grille pain.
Rien du tout, nada, que dalle.
Vous êtes le seul maître à bord.
Mon neveu a enquêté sur le voisinage sur internet.
Votre neveu ?
Madame Darby...
L'appartement serait dans un sale quartier d'après lui.
Plein de Noirs.
Vous avez raison.
C'est vrai.
C'est un quartier pauvre à majorité de Noirs,
mais je vais vous dire...
Ça me rassure que vous en parliez. Je vous l'assure.
Sinon, j'aurais peut-être eu honte un jour de ce que j'aurais fait.
Je veux parler du fait de vous avoir vendu ce logement.
- Vous ne seriez pas en sécurité là-bas. - En effet.
Bien sûr que non. Comment pourriez-vous l'être ?
Nous savons tous, et je vous le dis, au risque de passer pour un raciste,
que les hommes noirs adorent les femmes blanches.
J'ignore si c'est génétique ou culturel.
Et rien ne sert d'en débattre, car il est scientifiquement prouvé
que les hommes noirs raffolent des femmes blanches.
Et ne croyez pas être à l'abri du fait de votre âge.
Non, madame.
Ces blacks baraqués se fichent de votre âge,
que vous soyez grosse ou mince ou que vous ayez la peau qui pendouille.
Ils rêvent de chair blanche. Ils ne pensent qu'à ça.
Je vais être honnête avec vous, j'ai du sang black dans les veines
et si je ne pensais pas à ma femme, je vous culbuterais sur le bureau.
Je vous imagine là-bas. Toute seule dans cet énorme appart.
Submergée par cette vague de sexes noirs.
Je l'achète.
Bon choix, signez en bas de ce formulaire.
Vous ne pouvez pas entrer.
- Voici. - Stan Minton ?
Je suis à vous dans une minute. Signez.
Je vous arrête pour escroquerie.
Ce que vous direz sera utilisé contre vous.
C'est un malentendu. Allez-y, signez.
- Signez, blanche Jezabel. - J'appelle Mal.
Vous allez le regretter, messieurs. Appelez mon avocat.
Mme Foreman, êtes-vous arrivés à un verdict ?
- Oui, M. le Président. - Donnez-le à l'huissier.
Accusé, levez-vous.
- Mme Foreman, quel est le verdict ? - Les jurés déclarent l'accusé coupable.
- Quoi ? - Merci, Mme Foreman.
- Sale pétasse. - Du calme, Stanley.
La lecture de la sentence aura lieu demain à 10 h.
- Qu'est-ce qui se passe, Mal ? - On a perdu Stanley.
- C'est vous l'avocat, vous avez perdu. - J'en suis désolé.
Je suis blindé, je veux être jugé comme un riche.
- T'auras peut-être la liberté surveillée. - Non.
Dans cet État, l'escroquerie est passible d'une peine de 3 à 5 ans.
- Je sais. On achète le juge. - Pas question de corrompre le juge.
- Corrompez-le. - Pas question.
- Allez. - Je vous en prie.
- Faites-le. - Non, non et non.
Je vous l'ai dit, je ne fais pas ce genre de choses.
Si vous voulez l'acheter, allez-y.
N'importe quel avocaillon se fera un plaisir de le faire pour vous.
Accident ? Divorce ? Préjudice ? Je fais tout.
Vous êtes viré.
Me Popper, votre client est-il prêt à entendre la sentence ?
Tout à fait, Votre Honneur.
Avez-vous quelque chose à ajouter avant cela ?
Votre Honneur, mon client est accusé de fraude volontaire,
un crime dont il est innocent.
Mais imaginons un seul instant qu'il soit coupable
et que ses clients aient été victimes d'escroquerie,
ne vaut-il pas mieux que M. Minton, un habitant de Los Angeles,
ait reçu cet argent et le maintienne dans la communauté,
au lieu qu'il aille à des romanichelles ou des SDF mexicains,
qui, eux, l'auraient emporté loin de notre communauté.
Je vous demande de bien vouloir en tenir compte.
M. Minton, vous êtes condamné à purger une peine de 3 ans au minimum
dans le centre de détention de Verlaine.
Cette sentence devrait prendre effet immédiatement,
mais à titre exceptionnel, je retarde votre incarcération de 6 mois
pour vous permettre de réorganiser votre œuvre de bienfaisance,
dans laquelle vous enseignez la musique à des enfants attardés.
Merci, M. le juge.
Bon... La séance est levée.
- La musique à des enfants attardés ? - Ça sonnait bien.
- Vous deviez acheter le juge. - On va pas loin avec mille Krugerrands.
- On a gagné ? - Non.
Trois ans de taule en ayant acheté le juge ?
Il n'avait pas le choix, mais vous avez 6 mois
- pour mettre vos affaires en ordre. - Elles le sont déjà.
À votre place, je prendrais des vacances au Brésil et je ne reviendrais plus.
- Oh oui, génial. - Je ne peux pas m'en aller.
Ces Kruggerands étaient mes dernières liquidités.
Le reste est bloqué à la banque.
Je ne vais pas laisser 7 millions de dollars.
Vous savez Stan, mon père disait toujours :
"Si tu entres dans le vestiaire des hommes, attends-toi à voir des pénis."
- Ça veut dire quoi ? - Tu as arnaqué tellement de monde
qu'un jour, tu iras en taule.
- Merci, c'est très réconfortant. - Je suis un avocat véreux.
Un jour, moi aussi, j'irai en prison. Je ne me lamente pas pour autant.
Stan, vas-y doucement, tu vas étouffer.
Faut que je mange maintenant. C'est dégueu en prison.
Je suis contente qu'on ait 6 mois avant que t'ailles à ... enfin, tu vois.
À qui le dis-tu ? Je pourrais déjà y être.
Popper est un sacré avocat.
Je vais me sentir seule sans toi.
Je sais, chérie. Mais j'aurai des visites conjugales.
Je pourrai te sauter une fois par mois.
- C'est déjà bien, tu sais. - Oh oui, génial.
Mais j'ai réfléchi...
On peut faire quelque chose maintenant pour que je me sente moins seule.
- Quoi ? - Eh bien peut-être que...
On devrait faire un bébé.
- Mindy, tu es devenue dingue ? - Non, je voulais...
Je ne m'en vais que 3 ans, ou 5 au maximum.
On en fera quoi quand je sortirai ? Le faire adopter ?
- Ce serait trop cruel. - On pourrait le garder.
Je te l'ai déjà dit. C'est égoïste de faire naître un enfant de nos jours.
Les gens souffrent, crèvent de faim ou font la guerre.
- Ce serait égoïste. - Je sais.
En plus, on devrait changer notre mode de vie.
Plus de vacances improvisées, ça casse tout,
pleure toutes les nuits, tu auras des vergetures partout.
Eh oui, des vergetures. Ça fait réfléchir, hein ?
Tu ne peux pas t'empêcher de me rabaisser.
Allons, Mindy. D'accord, tu peux avoir un chien.
Mais quand je serai parti.
Votre deuxième steak, monsieur.
- Ce sera quoi, mon cœur ? - Un peu de scotch là-dedans.
- On n'a que du whisky. - Pas aussi bon, mais on fera avec.
Alors, allons-y.
- Ça fera 75 cents. - C'est pas cher.
Gardez la monnaie.
Tu m'en sers un autre ?
Propriété de la prison d'État
- T'as un problème ? - Non, non, je...
Je me demandais juste... T'es déjà allé en prison ?
Tu as un problème.
Non, c'est que je vais aller en prison. Mais, je n'y ai jamais mis les pieds.
Et je me disais que tu pourrais me donner des conseils.
- Je te payerai cent billets. - Juste pour discuter ?
- T'as pris combien de temps ? - De 3 à 5 ans.
- Où tu vas ? - À Verlaine.
À Verlaine ? Alors t'es foutu.
Les gardiens s'en fichent.
Ils laissent les prisonniers se taper dessus.
Et comment je peux faire ?
Si tu m'avais vu là-bas, t'aurais eu envie de me taper dessus ?
Je t'aurais violé.
- Tu m'aurais violé ? - Oui.
Alors, c'est vrai ? Des tas de mecs deviennent gay en prison.
J'ai toujours été gay. Mais je viole les mecs qu'en prison.
- Tu es gay ? - Oui. C'est un bar gay.
C'est parti.
Mais le viol, c'est pas du sexe. C'est un acte violent.
Et en taule, on ne connaît que la violence.
On n'est respecté que si on est craint.
Et sauter un gars est le meilleur moyen de prouver qu'on en a.
Mais alors... tu as violé des hommes ?
Je reconnais que je n'en suis pas fier. Je ne cautionne pas cette pratique.
Mais je le fais.
Pour pas passer pour un dégonflé, tu vois ?
Un joli petit gars comme toi sera une proie facile.
Oh non. Qu'est-ce que je dois faire pour l'éviter ?
Rentre dans un gang.
- T'es du genre raciste ? - Pas trop non.
Alors, on oublie le gang des nazis.
- Tu as des potes dans la mafia ? - Non.
- Ne me dis pas que tu es un latino ? - Non.
Tout le monde va te violer.
D'accord, je pourrai être raciste pendant 3 ou 5 ans.
- Un vrai raciste, un gros dur. - Parfait.
- Tu iras avec les nazis. - Très bien.
Tu ne seras violé que par les nazis.
Violé par des nazis ? Pas question.
Il n'y a pas un autre moyen de les convaincre que je suis une ordure ?
- Descends un taulard. - Sans descendre un taulard ?
Dans ton cas, ça aiderait tes affaires, Stan.
- Je suppose que t'as pas de tattoo ? - Tattoo ?
- Ça ? - Si, j'en ai un.
Je n'ai pas été élevé par ma mère, alors je me suis fait faire ça.
Maman.
Achète-toi un paillasson de bienvenue et colle-le-toi sur le derrière.
- Stan ? - Je vais me faire violer.
Stany ?
Stan, chéri, réveille-toi.
Il est 1 4 h.
- Bonjour, chérie. - Bonjour, Stan.
Je t'ai fait du jus d'orange.
C'était juste un cauchemar. J'ai fait un rêve horrible.
- De quoi as-tu rêvé, chéri ? - C'était affreux.
Je devais aller en prison, où des types super balaises allaient me violer.
Mais je suis chez moi. Au chaud, dans mon lit.
Ce n'était qu'un cauchemar.
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