As primeiras 200 linhas.
La journée va être longue.
Mary, ça doit être prêt ce soir.
Ce sera prêt. T'inquiète pas.
Plus vite.
Tiens.
La pêche du jour ?
Aileen.
Merci, ma belle.
On dirait des ânes domestiqués, Mary.
Putain, on aurait pu faire n'importe quoi.
Profs, infirmières,
coiffeuses.
Coiffeuses ?
Revois tes rêves à la baisse, Sarah.
Tu l'as pas entendue nous traiter d'ânes ?
De vraies mules.
Quelle bourrique, Sheila.
Mon fils !
Mark !
Une chose est sûre, j'apprendrai au petit à nager.
Erin.
Nom de Dieu.
Quoi ?
Ils vivent sur l'eau et pas un ne sait nager, putain.
C'est leur tradition, Erin.
Ça porte malheur de savoir nager ?
S'ils ne savent pas nager, ils n'iront pas aider les autres.
Ce sont des connards
qui ne pensent qu'à eux.
Ça ne va pas, Oscar ?
Il se réveille 3 ou 4 fois par nuit. Quelle galère.
La vache.
Je me rappelle tes nuits. Tu ne dormais pas.
Con me disait de te laisser pleurer.
Comment j'aurais pu ? J'entendais tout.
Tu étais la plus facile, ceci dit.
Comment ça va ?
- Mince alors ! - Ça va ?
Comment ça va ?
Content de te voir. Ça va ? Ça fait un bail.
Content de te voir.
Salut, Dan.
Brian O'Hara, qu'est-ce que tu fais là ? T'as grandi.
Quel grand costaud. Approche.
Comment ça va ?
Brian.
Maman, tu t'es vue ?
Tes cheveux. Tu n'as pas du tout changé.
Qui c'est ?
- C'est mon petit frère, c'est ça ? - Oh là là, non.
Viens là.
Paddy. Comment ça va ?
Merde.
Brian ?
Putain, qu'est-ce que tu fais ici ?
Il était temps que je rentre, non ?
- Sarah. - Brian.
Il a fallu que Mark Fitz meure pour que tu reviennes ?
Quoi ?
C'est pour lui ?
Bordel de merde.
Je suis désolée.
Je peux avoir une minute ?
Mary.
Je suis vraiment désolé, Mary.
Merci.
Depuis quand Paddy est comme ça ?
Quelques années, je crois.
Ça doit faire drôle de revenir.
Rien n'a changé, je parie, non ?
Elle ne s'arrête jamais ?
Pas une seconde depuis que tu es parti.
J'arrive, mon cœur.
C'est papa ?
Va à sa rencontre,
ça lui fera plaisir.
File.
- Tu vas bien ? - Oui.
Tu dois être contente.
Il a changé, non ? Il est plus mûr.
Tu crois ?
Une mère sait ces choses-là.
Tu en fais une tête.
- Ne sois pas si surpris. - Quoi ?
- Elle t'a donné à manger ? - Pas encore.
J'en reviens pas qu'il soit rentré.
C'est bon d'être tous ensemble, non ?
Alors, tu vis en Australie.
Tu n'as pas donné de nouvelles depuis quand ?
Et il te prend soudain l'envie de revenir.
Un temps de merde,
pas de boulot et sans rien dire à personne ?
C'est ça, en gros.
Allez,
dis-nous pourquoi t'es revenu.
Pour les huîtres de Paddy.
Nom de Dieu.
Tu repartirais à zéro. Tu as du fric ?
Les huîtres, c'est du boulot.
J'ai toujours le permis.
J'ai continué à payer.
Tous les ans, depuis que Con a laissé tomber.
Au cas où.
- Il suffit de l'incliner. - O.K.
Voilà.
Tu es sûr de ton coup ?
C'est ça.
- C'est bon ? - C'est ça.
Tu t'en es occupé, à ce que je vois.
Mon père n'était plus assez en forme.
Tu t'étais évaporé dans la nature.
J'ai arrêté. Pas le choix.
Je ne voulais pas bosser avec d'autres.
La vache, ça fait tout drôle.
Le fond s'est affaissé par endroits.
Il te faudra de nouveaux cadres.
Et un fournisseur d'huîtres.
Des poches de larves ou de naissains.
Il faudra attendre un an avant que ça rapporte.
Tu devras trouver un autre boulot.
Mais tu le sais déjà.
Ça te fait pas peur, hein, Brian ?
Pas du tout.
Pardon, Aileen, j'ai oublié de pointer.
J'en ai pour une minute.
Prends ton temps, ma belle.
De belles huîtres.
Merci, Francie.
- Ça chaufferait, s'il nous chopait. - Ne dis pas ça.
- Dépêche-toi. Allez. - Je t'attends, maman.
- On se voit au dîner ? - File. Allez.
Sois prudent.
Salut.
Tiens.
Tiens, sers-toi.
- Vas-y. - Merci, maman.
Tiens, Dan.
Nous marchons dans l'obscurité
Nous marchons dans la nuit
Pas comme les amants
Deux par deux, d'avant en arrière
Mais un par un
Un par un dans l'obscurité
Nous marchons dans la nuit
Et l'Australie ?
Qu'est-ce que tu as le plus aimé ?
J'en ai pas vu grand-chose, Aileen.
Si j'avais su où tu étais, je serais venue te voir.
Ça aurait été chouette, mais...
tu n'as rien raté.
En plus,
il n'y a pas mieux que d'être de retour ici,
avec toi.
Quand la lune est basse
Nous marchons dans la nuit
Si j'avais ta main dans la mienne
Je pourrais briller, je pourrais briller
Comme le soleil du matin
Comme le soleil
Où tu vas ?
Fumer une clope.
J'ai pas envie de rentrer.
Putain.
Mary. Alors ?
- Non. - Allez.
- Il en manque. - Recompte.
Je l'ai fait. Il en manque.
Tu m'apprends mon boulot ?
Je te préviens, ce sera retenu sur ta paie !
- C'est tout ce qu'on a. - J'y suis pour quoi, moi ?
Quel est le problème ?
- Cette conne veut m'arnaquer. - Je t'emmerde !
Il manque des poches.
Où est le reste de mes naissains ?
Je suis sûre que tout y est. Tu as tout mis ?
Comment je me serais plantée ? J'ai fait comme l'autre jour.
Parce que t'es conne, voilà pourquoi.
- Dennis est là ? - Je l'ai pas encore vu.
On peut facilement se tromper. File.
Ça chauffe, à l'intérieur, non ?
Dommage que Francie et toi soyez rentrés si tôt, l'autre soir.
J'ai pris mes distances et ça lui plaît pas.
J'y ai mis un terme hier soir.
Pourtant je suis là à pleurer comme s'il m'avait brisé le cœur.
C'est plus fort que moi.
Prends ton temps.
Je dors chez mes parents depuis deux jours.
Avec le temps, on prend du recul.
Il a dit des trucs très méchants.
Mais bon, il est comme nous tous.
Des créatures de Dieu dans le noir.
Le parc à huîtres de Brian reprend du service.
Tu comprends, Paddy ?
Ça te fait plaisir ?
Voilà quatre saumons.
Deux cents pour toi.
C'est bon.
- Merci. - De rien.
Comment va le boulot, Con ?
Égal à lui-même, on dirait.
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