As primeiras 200 linhas.
Inspiré d'événements réels.
ANGLETERRE, 1665 Année de la Grande peste
La pestilence se propagea dans tout le pays,
tuant des dizaines de milliers de gens,
détruisant des familles et des communautés entières.
Seuls quelques chanceux
échappent à cette mort lente et agonisante.
Le peuple est paralysé par la peur et la paranoïa,
et cherche désespérément un bouc-émissaire,
convaincu que la peste
est le fait du Diable et de ses acolytes.
C'est l'époque des TRAQUEURS DE SORCIÈRES,
fidèles serviteurs de Dieu nourris de superstition
et à qui l'État donne le pouvoir
d'arrêter, interroger et exécuter
tous ceux et celles qui sont soupçonnés de sorcellerie.
Je le trouve parfait.
Je l'ai fait pour toi.
Quand je ne pourrai plus veiller sur toi, il le fera.
Comme toujours.
Je ne peux pas te convaincre de rester ?
J'aimerais bien.
Je n'aime pas te voir partir.
Surtout avec ce qui se passe en ce moment.
Je ne serai pas parti longtemps, mon amour.
- C'est bon. Tout est là. - Mon brave homme.
Merci, Ben.
- Santé. - Santé.
Joseph.
- Écuyer. - Comment va votre famille ?
Très bien.
À l'époque ou l'on vit, c'est une bénédiction.
À l'époque ou l'on vit,
je ne laisserais pas une femme comme Grace toute seule.
Laisse-moi allumer ta pipe.
- Merci. - Laisse-le, Leonora.
C'est un homme marié.
Bon dieu.
Joseph ?
Ce n'est rien, mon amour. Retourne te coucher.
Non, Grace. Reste ou tu es. Ne t'approche pas.
Joseph, tu me fais peur. Qu'est-ce qui ne va pas ?
Ne me touche pas ! S'il te plaît.
Mon dieu. C'est la maladie.
J'ai la fièvre, c'est tout.
Je ne veux pas te la donner, à toi et Abby.
D'accord.
Je vais chercher du sureau et de l'achillée dans la forêt
pour faire une potion.
Cela fera tomber la fièvre.
Grace.
Je t'aime.
Je ne serai pas longue.
Pardon. L'Écuyer veut vous parler.
- L'Écuyer ? - Mme Haverstock.
Vous ne faites jamais de visite à domicile.
Selon la rumeur, votre mari a succombé à la maladie.
Quel dommage de le voir fauché à la fleur de l'âge.
Mais les voies du Seigneur sont impénétrables.
En effet.
Qu'allez-vous faire, avec votre enfant ?
Attendre, nous isoler
et prier pour que le Seigneur nous épargne.
Et s'il vous accorde sa faveur, que ferez-vous ?
Assurément, vous n'allez pas vous obstiner à rester ici,
une jeune femme seule aussi frêle dans cet endroit isolé ?
Je ne suis pas seule, j'ai ma fille.
Et il y a du travail à faire. Je dois m'obstiner.
Je vois.
Alors je compte sur vous pour payer le loyer.
Il est dû dans une semaine
et si vous ne respectez pas l'engagement,
votre bail sera caduc.
Vous perdrez tout.
Votre compassion en cette période difficile
est très touchante.
Mesure tes mots, femme.
Je donne ma compassion à qui je le souhaite.
Il s'agit d'affaires, rien de plus.
Nous avons tous un rang dans la vie.
Le vôtre est inférieur au mien
et j'en suis désolé mais il en est ainsi.
Je reviendrai. Si vous êtes encore en vie,
j'attends que votre loyer soit payé en intégralité.
Sinon, nos chemins se sépareront.
Ne vous inquiétez pas, Écuyer.
Vous aurez votre argent.
Cette fois-ci, ça a marché.
J'en suis sûre.
Sûre de quoi ?
J'aurai un enfant.
Comment peux-tu le savoir ?
Une femme sait ces choses-là.
Viens là.
Viens là. Oui.
Kate ?
Grace ?
Tout va bien, Kate.
Une semaine est passée sans aucun signe de la maladie.
Tout de même, Kate, il serait sage de garder...
- Merci Seigneur. - Oublie ce que j'ai dit.
Quand nous avons appris la nouvelle,
nous avons craint le pire.
Nous sommes heureux de voir que tu vas bien.
Je suis désolé pour Joseph.
- C'était un bon ami. - Merci, Morton. Cela me touche.
- Ou vas-tu ? - Je dois aller en ville.
Grace, non ! C'est trop dangereux.
La maladie est partout là-bas. Morton, elle va en ville.
Pourquoi irais-tu faire une chose aussi folle ?
Je n'ai pas le choix.
J'ai quelque chose à faire.
Alors, laisse Abby avec moi.
Tu pourras chevaucher plus vite et revenir plus tôt.
D'accord.
Vous êtes comme ma famille, Morton et toi,
depuis que je suis arrivée ici.
Alors écoute ce conseil de sœur et ne tarde pas.
L'ombre de la mort plane sur cet endroit.
Allez.
Je ne resterai pas plus longtemps que le nécessaire.
Je reviendrai avant la nuit.
M. Tuttle ?
C'est moi.
Vous ne me connaissez pas mais vous étiez un ami de mon mari.
Joseph Haverstock.
C'est exact.
C'est vraiment triste.
Je vous fais mes condoléances.
Il a toujours été honnête avec vous, non ?
Si vous en veniez au but, Mme Haverstock ?
Je viens vous voir avec réticence...
mais je ne savais pas vers qui me tourner.
J'ai besoin d'argent.
Un modeste prêt.
Je vois.
Je ne peux pas vous aider.
Mais...
L'Écuyer va nous jeter dehors si nous ne payons pas le loyer.
Les temps sont durs.
Que dois-je faire, vous supplier ?
Cela ne fera aucune différence.
C'est la maladie.
Les gens ont peur.
Ils voient le diable sous leur lit
ou dans leur remise à bois.
Ils ont arrêté Molly Pryor
il y a deux jours pour sorcellerie.
Molly Pryor ?
C'est une vieille femme inoffensive.
Elle a tout avoué.
Je vais vous donner un conseil parce que Joseph était mon ami
et qu'il ne méritait pas de disparaître de cette façon.
Quittez la ville pendant que vous le pouvez.
Le jour ou Joseph est venu en ville,
que s'est-il passé ?
Il a livré les céréales
puis il est venu prendre un verre comme d'habitude.
Mais il y avait un homme ici qui n'était pas du village,
et qui avait la maladie.
Joseph s'est trompé et a bu de sa coupe.
Une simple erreur.
À partir de ce moment-là, il était condamné.
Vous en avez été témoin ?
Je l'ai entendu dire.
Par qui ?
L'Écuyer, bien sûr.
Allez. Poussez-le un peu plus.
Fais ce que tu dois faire, mon amour.
Grace.
Bonjour, Mme Haverstock.
J'imagine que vous êtes venu chercher votre argent.
Chaque chose en son temps. Puis-je entrer ?
Je suis toujours impressionné de voir
combien tellement de gens peuvent vivre avec si peu.
Comment tenez-vous ?
Je ne peux qu'imaginer la difficulté
de ce que vous avez vécu.
Nous nous débrouillons.
Puis-je vous demander quelque chose à boire ?
Nous n'avons que de la bière.
Un peu de bière fraîche serait parfait.
Pauvre enfant.
Ce ne sera pas facile pour elle de grandir sans père.
Ayant souffert la perte de ma mère dans l'enfance,
je pense que cela a privé mon caractère
des plus tendres sentiments.
Je suis navrée. Pour votre mère.
Ne le soyez pas. C'était une putain.
Mon père l'a battue à mort avec une poêle en fonte
parce qu'il l'avait vue regarder un autre homme.
Santé.
L'expulsion donne soif.
Alors voilà de quoi étancher votre soif pendant un temps.
Au moins trois mois.
Je suis impressionné.
Et le mois d'après, et le suivant ?
Vous n'allez pas me faire croire que vous comptez
travailler cette terre en élevant une enfant.
- Nous nous débrouillerons. - Vous échouerez.
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