As primeiras 200 linhas.
Nick Nack, Tabasco !
Tout de suite, monsieur Scaramanga.
La moitié. Le reste plus tard.
Attendez-le ici. Par là.
Il vous rejoindra dans une minute.
Votre bain de vapeur est prêt, monsieur Scaramanga.
Ça aurait été trop simple. Il est verrouillé.
Il faudra chercher autre part, monsieur.
Hé, Al...
Où que tu sois, ne m’en veux pas.
Je me demande où est votre pistolet, monsieur Scaramanga.
Votre petit pistolet d’or.
Où peut-il bien être ?
Voici quelque chose de nouveau.
Je me demande ce que c’est.
Je vous ai eu.
Vous chauffez.
Vous brûlez.
Et comment allez-vous descendre cet escalier ?
Si proche, et pourtant si loin.
Bravo. Vous avez encore gagné.
- Celui-ci était bon, n’est-ce pas ? - Pas mauvais du tout.
Mais il te faudra faire mieux si tu veux mon argent.
Je vous aurai, et j’en profiterai jusqu’au dernier sou.
Tu finiras par me tuer, Nick Nack.
Bonjour, monsieur.
Colthorpe. M. le Chef d’état-major.
Que savez-vous sur un dénommé Scaramanga, 007 ?
L’Homme au pistolet d’or. Né dans un cirque.
Père cubain. M. Loyal. Mère anglaise. Charmeuse de serpents.
Spectaculaire tireur de foire avant ses 10 ans, et bandit à Rio à 15.
Le KGB l’a recruté en Europe,
où il est devenu un assassin surmené et sous-payé.
Se met à son compte dans les années 50.
Tarif actuel : un million de dollars par tête.
Aucune photographie dans le dossier.
Mais il a un signe distinctif. Une aréole surnuméraire.
- Une quoi ? - Un mamelon. Un troisième téton.
Il utilise toujours une balle en or, d’où son surnom.
Domicile actuel inconnu. Je pense que c’est tout.
Pourquoi, monsieur ?
Jolie babiole.
- Avec mon numéro dessus. - Exactement.
Mais aucun intérêt en tant que balle.
Qui paierait un million de dollars pour me tuer ?
Maris jaloux, cuisiniers vexés, tailleurs humiliés. La liste est longue.
De plus, cette « babiole »
était accompagnée d’une note
demandant sa « livraison en main propre ».
Elle est signée d’un S.
Et porte les empreintes de Scaramanga.
La CIA les a vérifiées.
- Pourquoi me préviendrait-il ? - La psychologie.
Il compte sur sa réputation pour terrifier sa victime.
Merci, messieurs.
Je vous relève de votre mission en cours.
La crise de l’énergie n’a pas disparue.
Il est plus important que jamais
de retrouver Gibson et ses piles solaires.
En effet.
Et aucune mission ne sera compromise par Scaramanga.
J’appuierai votre demande de démission.
Ou bien prenez un congé sabbatique jusqu’à ce que cela soit réglé.
- Ou qu’il me tue. - Personne ne sait à quoi il ressemble.
Il est donc juste de penser qu’il a un avantage sur vous.
N’êtes-vous pas d’accord ? C’est tout, 007.
Si je le trouvais en premier, cela pourrait changer la donne.
Radicalement, n’êtes-vous pas d’accord ?
Bonne journée.
Moneypenny, Fairbanks.
- Alaska. - Non. Bill Fairbanks, 002.
Pauvre Bill. Il me manque.
- Scaramanga ne l’a pas manqué. - Ça n’a jamais été confirmé.
Où était 002 quand c’est arrivé ?
Beyrouth, 1969. Dans un cabaret, avec une certaine Saïda.
Beyrouth...
- Vous valez mieux qu’un ordinateur. - Et à plus d’un titre.
Mais vous n’en profitez jamais.
Encore une chose, ma chère.
Pourquoi n’y a-t-il pas de confirmation officielle ?
Parce qu’ils n’ont jamais retrouvé la balle.
Mon cher.
Ahmed.
Bonsoir. Je m’appelle James Bond.
Votre façon de danser est superbe. Et vous aussi.
Et vous êtes très séduisant.
Je n’ai pas pour habitude de m’imposer,
mais je crois que nous avons un ami commun.
Bill Fairbanks.
On m’a dit que vous étiez avec lui
lorsqu’il a été assez brusquement interrompu.
Quelle nuit affreuse. Je n’oublierai jamais.
Avez-vous vu le tireur ?
J’étais dans ses bras, les yeux fermés.
- Au moins, il est mort heureux. - La balle l’a traversé.
- Dans le dos, pour finir ici ? - Non, par le cou.
Je l’ai prise sur le mur avant l’arrivée de la police.
Et maintenant, c’est mon porte-bonheur.
Je ne danse jamais sans elle.
Je suis sûr que Bill aurait adoré.
Mais oublions le passé.
- J’espérais que vous diriez cela. - Restez-vous longtemps à Beyrouth ?
Ça dépend.
Quel maladroit.
Votre abdomen est vraiment magnifique.
Mes parfums !
J’ai perdu mon charme.
Pas de mon point de vue.
- Taxi ? Hôtel, monsieur ? - La pharmacie la plus proche.
Les balles dum-dum s’écrasent
lors de l’impact pour infliger le plus de dégâts.
- Très dangereux. - Oui, j’en suis sûr.
Mais dites-moi plutôt d’où elle vient.
Par chance, elle est en un seul morceau.
20,003 grammes. Ce qui nous mène
à croire qu’elle a été tirée par un 4,2 mm.
Colthorpe, le calibre 4,2 mm n’existe pas.
Le fait qu’aucun fabricant de munitions
militaires ou civiles connu n’en produise
ne signifie pas qu’il n’existe pas.
La section Q fabrique parfois
des calibres spéciaux, selon les besoins.
Et on ne les marque pas.
Ce qui rend l’identification impossible.
On ne peut donc rien savoir ? Vous ne savez pas par quoi elle est passée.
Je n’irais pas jusque-là.
La qualité du travail est médiocre selon nos standards.
Or souple 23 carats, quelques traces de nickel.
Peu utilisé en Europe. Elle vient d’Inde.
Extrême-Orient ?
- Pourquoi pas l’Inde ? - La teneur en nickel est trop faible.
Lazar ?
Imaginatif, hautement spécialisé.
Oui, je suis d’accord.
- Alors, c’est quoi ce Lazar ? - Un Portugais. Il vit à Macao.
Le type qui a fabriqué la balle.
Désolé d’interrompre votre dîner, mais le señor Lazar habite-t-il ici ?
On m’a donné cette adresse. Est-ce qu’il...
Señor Lazar ?
Je m’appelle James Bond.
Un honneur inattendu, M. Bond. Votre réputation vous précède. Par ici.
Je serais profondément honoré de faire quelque chose pour vous.
Un fusil, peut-être.
Ici, nous avons un cas intéressant.
Un modèle sur mesure pour un client qui a récemment perdu deux doigts.
- Il a aussi perdu sa gâchette. - Elle est logée dans la crosse.
Pressez-la.
La mire est un peu déréglée.
Vous avez cinq doigts. La crosse est équilibrée pour trois.
C’est pourquoi vous êtes un pouce trop bas.
Ici, vous ne trouverez que de l’artisanat de qualité.
La production de masse, votre Walther PPK,
par exemple, je la laisse aux autres.
Et les munitions ?
Fabriquées selon les besoins individuels.
En or, si je veux ?
- Je l’ai déjà fait pour un client. - Je sais.
Francisco Scaramanga.
Ma relation avec le client est strictement confidentielle.
Comme un docteur. Ou un prêtre.
Bien sûr.
Vous faites des armes pour truands sans doigts,
des balles pour assassins.
Les balles ne tuent pas. C’est le doigt qui appuie sur la gâchette.
Exactement.
Il est braqué sur votre entrejambe.
- Parlez, ou taisez-vous à jamais. - Je ne l’ai jamais vu.
Au prix de la balle, il doit être votre meilleur client.
Oui, mais malheureusement, il n’en tire que rarement.
A quand remonte la dernière livraison ?
C’est impossible. Je ne peux...
Vous aviez raison.
Un pouce trop bas.
Je viens de terminer une commande pour livraison immédiate.
- Qui vient la chercher ? - Je ne sais pas, juré.
Je dois aller au casino. Ils me paient et ils disparaissent.
Dans quelques instants,
nous arriverons au port de Hong-Kong,
l’un des plus animés du monde.
Préparez vos passeports et cartes de débarquement,
afin d’éviter tout retard inutile.
Sur votre gauche, l’épave
du célèbre paquebot Queen Elizabeth,
qui a coulé ici en 1971 dans des circonstances mystérieuses.
Devant vous, vous pouvez voir Kowloon,
et sur votre droite, l’île de Hong-Kong.
Taxi.
Suivez cette Rolls.
Pourriez-vous déplacer votre pot de chambre ?
Désolée de ce retard, mais on vient juste de recevoir votre message.
Merci de votre aide, Bonne-Nuit.
Allez aux Cartes grises et retrouvez cette voiture. AU 603, une Rolls verte.
- Une Rolls verte ? - Une Rolls-Royce, verte.
Il ne doit pas y en avoir beaucoup.
Voitures de prêt. Elles appartiennent toutes à l’hôtel Peninsula.
Vous voyez ce que deux ans aux Renseignements ont fait de moi ?
James, je suis si contente de vous voir.
- Où allez-vous ? - Chercher un renseignement.
Le sujet qui nous intéresse occupe la chambre 602.
Je vous invite à dîner, mais j’ai d’abord quelques affaires à régler.
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