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LA FEMME AUX ARAlGNÉES
Toutes les nouvelles sur les suicides en pyjama !
Voilà pour vous, monsieur. Merci.
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Un sportif se suicide en pyjama
Septième suicide en pyjama
Voyons, Susan, c'est un crime. Le suicide est un crime.
Où sont la police et Sherlock Holmes ?
C'est ce que je me demandais, Robert. Où est Sherlock Holmes ?
Écosse
Ça mord, Watson !
Fatiguez-le, Holmes !
ll est énorme !
Ne le perdez pas.
La barbe !
Je l'ai perdu.
Dommage que vous l'ayez perdu.
- Que faites-vous ? - Je change de mouche.
Ne mentez pas, Watson.
Moi ?
Vous l'avez déjà changée 4 fois, mais c'est toujours la même.
- C'est du mensonge. - En effet.
Je me sentais mal. Un peu de soleil...
- Sornettes ! - Quoi ?
Votre chapeau est à l'envers.
C'est bien ce que je pensais !
Vous m'aviez promis de ne plus suivre ces meurtres en pyjama !
- Vous avez dit ''meurtre'' ? - Oui.
- On parle de suicide. - Balivernes !
Un suicidé laisse toujours une lettre, mais là, rien.
lls n'ont pas eu le temps avant de se jeter sous le bus.
Cela ne s'est pas passé ainsi.
Chacun d'eux est allé se coucher, en fermant soigneusement la porte,
puis s'est relevé en pleine nuit pour se suicider.
- Je n'y avais pas pensé. - Non.
Scotland Yard non plus. Vous savez, Watson,
quelque chose de mystérieux et de monstrueux
pousse ces pauvres gens à se suicider,
et pousser au suicide, c'est du meurtre.
Vous m'impressionnez, Holmes. Rentrons vite élucider ces meurtres.
Je regrette, Watson.
Mener l'enquête ne m'amuse plus.
J'en ai fini avec les crimes, pour toujours.
Vous n'êtes pas sérieux ?
- Si, malheureusement. - Pourquoi ?
J'ai une confidence à vous faire. Je ne suis plus à la hauteur.
J'ai été récemment pris de vertiges inquiétants.
Comme un étourdissement ? Avez-vous perdu l'équilibre ?
Oui. Ce qui veut dire...
- Hémorragie cérébrale ! - Oui.
Nous rentrons à Londres pour voir Armitage.
Amusons-nous un peu d'abord.
Si ce sont nos dernières vacances, j'aimerais en profiter.
Pardon de vous avoir contrarié en lisant le journal.
Ce n'est rien.
Vous savez pourquoi je laisse Londres
subir cette vague de crimes pire que celle de Jack l'éventreur.
Watson !
Holmes !
La mort de Sherlock Holmes
Sherlock Holmes s'est noyé lors d'une partie de pêche
Criminalité en hausse depuis la mort de Sherlock Holmes
Une vague de crime salue la mort du détective
Ronald Boyce Carter vient allonger
la liste des suicides qui frappent Londres ces derniers mois.
ll est regrettable que M. Sherlock Holmes...
Susan, ce Holmes n'aurait pas dû mourir maintenant.
C'est un véritable scandale !
Pauvre homme !
Ses affaires vont être exposées au British Museum.
Quelles affaires ? Ses livres et ses vestes élimées ?
Voyons, Robert ! Que ferait le musée de ses vestes ?
lls veulent exposer ses albums et ses dossiers.
L'étrange mort de l'ex-président Murillo.
Le rat géant du Sumatra.
Quelle histoire horrible !
C'était les plus beaux jours de ma vie, Mme Hudson.
Allons, Dr Watson, ne sombrez pas dans la déprime.
ll faut supporter ce que l'on ne peut guérir.
Vous avez raison, ma chère. C'est vrai.
La vie continue...
Mon Dieu, ce doit être le camion du musée.
Nous n'avons pas emballé ses affaires.
Descendez, ma chère, et retenez-les pendant 15 minutes.
Ensuite, ils pourront monter et tout emporter.
Je ne veux pas qu'ils emportent tout !
C'est comme s'ils m'arrachaient le cœur.
Voyons, ma chère... Je sais, je sais.
- Pourquoi pleurniche-t-elle ? - Les femmes, vous savez...
Elles ne se contrôlent pas.
Je ne pensais pas vous voir, Lestrade.
Le British Museum a demandé la protection de Scotland Yard.
J'y étais par hasard.
Je refuse que n'importe qui touche à ses affaires.
Non, bien sûr que non.
- Quel fauteuil miteux ! - Répugnant.
- ll n'a rien de miteux. - Vous avez raison, docteur.
Je l'ai vu si souvent affalé là-dedans.
C'était un drôle d'oiseau.
J'ai dit à ma femme que sans lui, je serais encore sergent.
Vous auriez dû lui dire.
Nous nous comprenions mieux que vous le croyez, docteur.
Toutes ses vieilles pipes...
Vous l'avez laissé se noyer sans rien faire, empoté !
Vous m'insultez, Lestrade !
Je n'étais pas là.
Quand je suis arrivé, il avait disparu !
- Disparu... - Je suis désolé.
Ne faites pas attention, je...
- Lestrade ? - Oui ?
- Vous voulez une de ses pipes ? - Pourquoi pas.
- Servez-vous. - Merci, docteur.
- Elle est très vieille. - Je veux celle-là.
Elle me rappelle des souvenirs.
Je vais attendre en bas avec le camion, docteur.
Prenez tout votre temps, docteur. Le British Museum ne bougera pas.
- Quel est ce vacarme ? - Un paquet pour M. Sherlock Holmes.
- ll va signer. - Merci, monsieur.
Donnez-le-moi.
Signez ici, monsieur.
Les crayons ne sont plus ce qu'ils étaient.
- Non. - Vous avez un couteau ?
- Non. - Bon, attendez un instant.
D'accord.
Sapristi ! C'est donc ici qu'il vivait ?
Vous êtes dans son bureau.
- On ne dirait pas un bureau. - C'est votre avis.
Le crayon est à moi. On m'en a déjà volé plusieurs.
Bon...
Je suppose que ça lui convenait.
Convenir, c'est un bien grand mot.
ll paraît que ce n'était pas un si grand détective.
Encore un fainéant de rond-de-cuir !
Assis sur sa chaise à faire travailler les autres.
- Ça suffit. - Certes, il était célèbre,
mais on peut soudoyer les journaux, n'est-ce pas ?
- Espèce d'insecte. Si vous osez... - Du calme, patron !
Ne vous énervez pas. Je peux avoir mon opinion.
Je dis que M. Sherlock Holmes était un vieux boyau de hareng !
Répétez un peu.
C'était un vieux boyau de hareng !
Relève-toi ! On va voir qui est un hareng !
C'est bon, Watson.
Je retire ce que j'ai dit, calmez-vous.
- Holmes ! - Tout va bien, mon ami.
Reprenez-vous. Buvez cela.
Quelle pagaille, ici !
- Comment avez-vous osé ? - C'est votre faute, mon ami.
En publiant mes dossiers, vous avez renseigné les criminels.
Vous n'avez absolument pas réfléchi.
Ces dossiers sont pires que de la dynamite.
Je devais vous arrêter, même si je devais ressusciter.
Je ne vous le pardonnerai jamais, Holmes,
jusqu'à mon dernier souffle.
C'était un mauvais tour, je l'admets.
Je devais vous voir. Personne ne regarde
- le facteur quand... - Si les livres sont prêts...
Gardez-les, inspecteur !
Qu'est-ce... J'ai des hallucinations.
- Comment allez-vous, Lestrade ? - Je suis dans le pétrin !
On vous croyait mort et enterré.
Je me suis fait avoir !
ll était nécessaire que je ressuscite.
Nécessaire ? Je n'y crois pas une seconde.
Cette comédie vous a fait plaisir.
- Quel était le but ? - Brièvement.
Ces soi-disant suicides en pyjama sont des meurtres.
Ces crimes presque parfaits sont brillamment orchestrés.
Où est passée ma calebasse ?
Bon, peu importe.
Nous avons affaire à une bande organisée,
dirigée par un cerveau des plus diaboliques.
- Un suspect ? - Une femme.
- ll y a du tabac, Watson ? - Oui.
Pourquoi une femme, Holmes ?
Parce que la méthode employée est subtile et cruelle.
- Féline, non canine. - Balivernes !
Canine, féline, quinine ! Quand on se tue, c'est du suicide.
Mais si on vous pousse au suicide, c'est un meurtre.
- C'est typiquement féminin. - Tout à fait.
C'est Moriarty en femme : intelligente, impitoyable
et par-dessus tout prudente.
Je lui ai laissé le champ libre en faisant croire à ma mort.
Je vois ! Quand le chat est parti, les souris dansent !
Exactement.
Vous êtes aussi prétentieux que vos théories.
Comme si vous aviez des yeux derrière la tête...
Gardez la pipe.
Désolé. Je la lui ai donnée.
Vous avez bien fait.
Merci, M. Holmes.
Quel est le point commun de ces suicides en pyjama ?
lls sont morts en pleine nuit.
- Seuls. - Enfermés chez eux.
Tous plutôt bien nantis.
Exact. Et n'oubliez pas que chacun d'entre eux était amateur de jeux.
C'est important. C'est notre seule piste.
Une piste ?
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