Pierwsze 200 wierszy.
FREMANTLE, AUSTRALIE OCCIDENTALE
Faites attention. Attention.
Dépêchez-vous ou laissez passer.
Ils viennent de loin.
Vous ne voyez pas d'inconvénient à ce qu'ils passent devant ? Madame.
- Attention où vous mettez les pieds. - Excusez-moi. Je passe après.
Les vieux devraient passer en dernier ou dégager le passage.
Je suis désolée, M. Quigley. Nous retardons cet homme.
Non, madame. Je viens de lui parler et il n'est pas si pressé en fin de compte.
- Tu viens d'où, mon vieux ? - Du Wyoming.
- C'est près de Sydney ? - Un peu plus au nord.
Vous avez l'air de chercher quelqu'un.
- Quelque chose ? - Il me faudrait un cheval.
Vous êtes du pays de la liberté et de la nation des braves.
Un verre ?
Un endroit où vous reposer ? Une femme, peut-être ?
Je ne crois pas que la dame ait très envie de monter dans votre chariot.
Roy ? Roy, c'est toi.
Je ne m'appelle pas Roy.
Dès qu'il y a un navire venant d'Amérique, je te cherche. Dieu merci, tu es venu.
Je suis désolée, Roy. Je suis désolée pour tout.
Cora la folle est à toi ?
J'ai pas dit ça. J'ai dit qu'elle voulait pas monter dans votre chariot.
Le patron a dit oui pour des putes blanches.
On en a marre des noires.
Dis à Cora de venir bien gentiment. Elle sera nourrie et tout le reste.
Je t'en prie, ramène-moi à la maison.
Casse-toi, mon vieux.
Excusez-moi.
Je suis nouveau par ici, alors je suis pas très sûr.
Est-ce que tout le monde dans ce pays est aussi laid que vous trois ?
Fais attention, Roy.
Désolée.
- Restez en dehors de ça. - Désolée, Roy.
Je suis pas Roy, mais Matthew Quigley.
Toi ?
Marston nous a envoyés pour te ramener.
On leur a donné une sacrée leçon. Pas vrai, Roy ?
Vous avez quelque chose contre les chevaux ?
On les monte si ça nous chante. Les bœufs sont moins délicats.
Mets une selle sur l'un d'eux si tu veux.
Faire route à l'arrière avec les femmes...
J'aurais dû emmener mon cheval.
- Je ne te parlais pas. - T'en fais pas.
Tout se passera bien.
- Qu'est-ce que tu fais ? - Je te bande la tête.
Ça doit faire mal.
- Je veux que tu ailles mieux. - Arrête.
Tu m'as suffisamment aidé comme ça.
Merci bien.
Je vois pas pourquoi tu te comportes comme un bébé, Roy.
Bouge pas.
Arrête. Et bon sang, c'est qui, Roy ?
Tu as besoin d'un coup de main avec Cora la folle ?
Ta main.
Merci.
Je ne connais aucun Roy, alors fiche-moi la paix.
Allez.
Bonne nuit, Roy.
Bonne nuit, ma chère.
- Qu'est-ce que c'est ? - Les cavaliers rouges.
Ce foutu Ashley-Pitt et ses héros.
- Des amis à vous ? - Ils sont anglais.
Éloignez-vous de mes bêtes.
Pourquoi ramenez-vous le corps ?
Nous avons ordre de ramener tout voleur de bétail.
- Le pauvre bougre est mort. - Le procès sera vite expédié.
- Sergent. - Nous recherchons deux déserteurs.
- On peut pas leur en vouloir. - Vous les avez vus ?
De nouvelles distractions ?
Qui est ce type qui est assis à l'arrière ?
Le Yankee que Marston a fait venir.
Il vient faire ce dont ces crétins de prisonniers irlandais sont incapables.
Faites votre travail et ne vous attirez pas d'ennuis.
À notre connaissance, les Américains sont des marginaux mal dégrossis
qui ont été chassés de leur propre pays de barbares.
- Lieutenant... - Commandant.
Commandant, on a déjà chassé les marginaux de notre pays.
On les a renvoyés en Angleterre.
Qu'est-ce que c'est ? Des koalas ?
Des kangourous, plutôt.
Quoi que ce soit, Roy, la nature leur a joué un vilain tour.
Tu me casses les pieds. Et Roy aussi, qui que ce soit.
- Je m'appelle Matthew. - Je te demande pardon ?
J'arrive pas à croire que tu me parles comme ça, Roy.
Je devrais te rincer la bouche au savon.
Tu as une case en moins,
c'est sûr et certain.
C'est pas parce que la route est mauvaise qu'il faut que ton humeur le soit aussi.
Quand arrive-t-on au ranch de Marston ?
On est sur ses foutues terres depuis deux jours.
Les choses ont l'air différentes ici.
On dit que Dieu a créé l'Australie en dernier.
Quand il s'est lassé d'avoir fait le reste du monde à l'identique.
J'ai vu du beau pays. Ça, c'est sûr.
Pourquoi es-tu si loin de chez toi ?
Il n'y a eu personne d'autre que toi.
Tu le sais, n'est-ce pas ?
Tu peux me prendre si tu veux, Roy.
Mais c'est pas vrai ! Va te coucher.
Attendez de voir ce qu'on a pour vous.
Elliott Marston. Bienvenue en Australie.
Vos hommes m'ont déjà souhaité la bienvenue.
Coogan, les bagages de M. Quigley. Emmenez-les dans la loge.
Vous avez dit que vous me payeriez 50 dollars-or
- rien que pour me voir. - Vous ne perdez pas de temps.
J'ai mis trois mois pour arriver ici.
Vous m'intriguiez.
21 hommes du monde entier ont répondu à mon annonce.
Canada, Inde, Angleterre.
Ils se sont contentés d'écrire une lettre.
Mais vous avez l'art de vous exprimer.
L'annonce disait que je voulais engager le plus fin tireur au monde.
C'est le cas ?
Le légendaire Sharp.
Vous êtes calé en armes. Chargeur amovible à levier sous garde.
D'ordinaire, le canon mesure 76 cm. Celui-ci en mesure 10 de plus.
Il a été modifié pour utiliser un calibre 45 spécial, un étui de 7 g,
en carton, avec des balles de 35 g.
Il est équipé d'une double détente et d'une lunette de tir.
Elle indique 1 100 m. Mais il tire un peu plus loin.
Une arme expérimentale avec des munitions expérimentales.
On peut appeler ça comme ça.
Expérimentons.
Whitey, prends ce seau et galope jusqu'à mon signal.
Dites-moi quand vous voudrez qu'il s'arrête.
Ton homme est capable d'atteindre un truc aussi loin ?
Je ne le connais pas. Je ne l'ai jamais vu.
Il doit être sacrément bon tireur.
À peu près là, ça devrait aller.
C'est du bluff.
Êtes-vous certain, M. Quigley,
de ne pas vouloir rapprocher un peu le seau ?
Bon sang.
Tout à fait certain.
Je te l'avais dit. Y a que mon Roy qui peut atteindre un coyote à cette distance.
Très impressionnant. Je vous engage.
Veuillez m'excuser un instant.
Une affaire dont je dois m'occuper.
Ça pourrait vous intéresser.
Joli tir.
Je crois qu'il y a eu une erreur. Celle qu'ils appellent Cora la folle.
J'apprécierais que vos hommes la laissent tranquille
- jusqu'à ce qu'on en discute. - Comme vous voudrez.
Des déserteurs des forces armées de Sa Majesté.
La peine encourue est la mort.
Vous étiez sur mes terres. Je pourrais vous tuer.
Si vous nous laissez rester, on vous servira bien.
Mieux que votre racaille de prisonniers.
Malheureusement, votre commandant Ashley-Pitt et moi
avons un arrangement.
Nous vous reconduirons et vous serez exécutés.
Mais je ne vois pas pourquoi vous devriez être ligotés comme des animaux.
M. Dobkin.
C'est mon arme préférée.
Je vous invite à dîner.
Le Yankee tire sacrément bien avec un fusil.
Donnez-moi une arme comme ça
et je le bats les yeux fermés.
Facile a dire, O'Flynn. Tu as beaucoup à apprendre.
Regardez-vous. Ça fait 12 ans que vous êtes là.
Tout ce que vous en retirez, c'est du mouton froid.
Lui a droit au festin.
Vous étiez vraiment à Dodge City ?
William Hickok devait y être.
J'y ai passé une nuit, une fois. J'étais très fatigué.
Dodge City est un bon endroit où se reposer.
Vous savez manier le revolver de l'armée ?
Je ne m'en suis jamais beaucoup servi.
C'est une récente invention de votre compatriote, le colonel Colt.
Dieu a créé les hommes. On dit que Sam Colt les a rendus égaux. Plus ou moins.
C'est ce que j'aime chez les Américains. Vous ne parlez pas, vous agissez.
Cette gelée de menthe sur votre agneau...
C'est ma propre création.
J'étudie votre Ouest américain. J'ai beaucoup lu sur le sujet.
Parlez-moi des dingos.
10 E par mois pour tuer des chiens,
ça paraît beaucoup pour pas grand-chose.
Vous avez les hommes et les armes
pour tuer tous les dingos à 15 km à la ronde.
À moins que vous ne parliez des déserteurs.
Saviez-vous que vos Indiens
sont une race qui n'a pas de mot pour "roue" ?
Leur sont étrangers les concepts d'agriculture et de propriété foncière.
Vraiment ?
D'après ce que je sais, vous avez trouvé une solution à ce problème.
Je suppose que ça dépend si vous êtes indien ou non.
À bien des égards, nos deux nations se ressemblent.
Nous avons apporté la civilisation à l'âge de pierre.
Malheureusement, dans ce pays, nous avons échoué à un niveau.
Nous n'avons pas su domestiquer le peuple le plus primitif au monde.
Les Aborigènes d'Australie.
Ne faites pas attention. Il est inoffensif.
Mes parents ont été massacrés par des Aborigènes.
Leur attaque a été si fulgurante qu'on a retrouvé ma mère son ouvrage à la main.
Ils ont saigné nos moutons et notre bétail.
Le gouvernement de Sa Majesté autorise les colons
à y remédier à leur manière.
C'est la politique officielle. On appelle ça "la pacification par la force".
Mais le vrai problème est que,
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