De eerste 200 regels.
Regarde ce type.
Quel clochard !
Eh, toi !
T'es perdu ?
Eh !
Qu'est-ce qu'il fout ?
Je te parle !
Ne me touche pas !
Il parle anglais.
Allez, venez.
Tu m'as donné un ordre ?
Ole, arrête.
Tu te prends pour qui ?
Tu me réponds ?
Lève-toi !
Si tu me touches, tu vas brûler.
Ole.
Lève-toi.
Arrête de faire l'idiot.
Ole !
Appelez la police !
Elle m'avait prévenue.
Personne ne vous reproche quoi que ce soit.
Vos collègues et vos patients sont tous très satisfaits de vous.
Ce sont des choses qui arrivent.
Parfois, la thérapie ne suffit pas.
Vous venez de débuter. C'est d'autant plus dur pour vous.
Elle m'avait prévenue,
mais je ne l'ai pas crue.
Elle n'avait personne ?
Non. Mais moi, j'aurais pu l'en empêcher.
Ce n'est pas ta faute.
Tous les signes étaient là, mais je n'ai rien fait.
Tu n'aurais rien pu faire.
Quelqu'un m'appelle.
Tu devrais répondre. Et prends ta journée.
On se parle demain, d'accord ? Salut.
D'accord.
Allô ? Ici Christine Aas.
Christine ? Henrik. Par ici.
Ma spécialité, c'est les adolescents, pas les criminels.
Personne n'attend un miracle.
La brigade criminelle arrive dans une heure.
On espère le faire parler d'ici là.
Quel est son nom ?
Eric Bergland.
Je connais ce nom.
L'incendie à Årdal il y a trois ans. Cinq personnes brûlées vives.
C'était lui ?
C'est un américano-norvégien venu retrouver de la famille.
Il a fait quoi depuis ?
Il reste beaucoup de questions sans réponses.
Trois témoins disent qu'il a tué ce garçon.
Il l'aurait à peine touché, mais il s'est écroulé
et il est mort.
Qu'a-t-il dit ?
Rien pour l'instant.
On sait pourquoi c'est arrivé ?
Pour moi, la question, c'est : "comment ?"
Eric, je m'appelle Christine Aas.
Je suis psychologue.
La police m'a demandé de venir vous parler.
Vous voulez vous asseoir ?
Eric.
Venez vous asseoir, s'il vous plaît.
Mon anglais n'est pas terrible.
Désolée.
Je ne suis jamais allée aux États-Unis.
Vos ancêtres étaient norvégiens ?
Des ancêtres lointains apparemment.
Comment avez-vous retrouvé votre famille ici ? Par internet ?
Eric.
Beaucoup de gens
se demandent ce qui s'est passé hier soir
entre vous
et ce garçon.
Je ne pense pas que vous vouliez lui faire du mal.
Je pense qu'il s'est passé quelque chose
que personne ne comprend encore.
À moins que vous, oui ?
Je pense que parfois,
il arrive des choses horribles
à des gens bien.
Ils n'y sont pour rien.
Je pense que dans le fond, les gens sont bons.
J'ai essayé. Vraiment.
Je lui ai dit...
Mais il ne m'a pas écouté.
Il ne m'a pas écouté.
Moi, je vous écoute.
Racontez-moi.
J'ai essayé de lui dire.
C'est ma faute.
J'ai essayé de lui dire de ne pas me toucher, mais...
Henrik ?
On lui retire les menottes ?
Henrik ?
Les parents de Ole sont arrivés.
Bjørn insiste pour te parler.
Retire-lui les menottes, mais ne t'éloigne pas trop.
Therese.
- Je n'imagine pas... - Où est-il ?
Il faut que je le voie.
Il a tué mon fils. Il faut que...
On ne sait toujours pas ce qui s'est passé.
On sait ce qui s'est passé.
Les autres ont tout vu.
On a leurs dépositions.
Maintenant, il nous faut sa version.
Je veux le regarder dans les yeux.
Une fois.
Désolé, Bjørn.
La Crim' vient avec une Américaine. Ils veulent l'extrader.
Je reste à la porte.
Ils faisaient partie de votre famille ?
Les gens de la ferme.
Ils sont tous morts ?
Tous sauf vous.
Je pensais que vous saviez.
Je suis désolée.
Eric.
Que s'est-il passé à la ferme à Årdal ?
Je suis reporter et...
Vous n'avez pas le droit d'être ici.
Je les ai tués.
Et lui aussi, je l'ai tué.
Je ne vois pas comment.
C'est impossible.
Comment faites-vous ça ?
Je ne sais pas.
Ils sont morts brûlés,
mais tout ça, ça ne prouve rien.
Eric !
Vous me croyez maintenant ?
Qu'est-ce que vous faites ?
Arrêtez !
- Arrêtez ! - Je ne peux pas.
C'est vos émotions...
Éteignez ça !
Éteignez ce truc !
- Il faut sortir d'ici. - Non !
Il a besoin de notre aide. Coupez l'alarme !
Eric, ce sont vos émotions.
Ça vient de là !
Vous devez dominer votre peur pour le contrôler.
Ça vient de vous, vous seul pouvez l'arrêter.
Faites le vide autour de vous.
Vous avez le contrôle.
Respirez. Je sais que vous pouvez l'arrêter.
Ça va ?
Voici Cora Hathaway de l'ambassade américaine.
Elle va vous aider à rentrer en Amérique.
- Ils n'ont pas le droit. - Ça ne dépend pas de moi.
Eric, vous devez leur parler.
Non, je veux vous parler à vous, personne d'autre.
Christine.
Regardez. Il ne peut pas prendre l'hélicoptère.
Nous allons devoir vous droguer.
Je vais le faire moi-même.
Eric...
Attention à sa tête.
Ils amènent Bergland à l'hélicoptère.
On ne saura jamais ce qui s'est passé ici.
Est-ce si grave que ça ?
Je pense que Dieu a un projet pour Eric.
N'y pense plus.
C'est le problème de quelqu'un d'autre.
Il est brûlant.
Le sédatif s'estompe.
Eric ?
Détendez-vous. On vous emmène à Oslo
puis dans un endroit sûr. On prendra bien soin de vous.
D'accord ?
On va découvrir ce qui vous arrive, c'est promis.
Donnez-lui une autre dose.
Il a déjà reçu la dose maximum. Ça pourrait le tuer.
Faites-moi sortir d'ici !
Donnez-lui une autre dose !
Tempête droit devant. Je ne sais pas si on peut la traverser.
Donne-lui la dose !
Arrêtez !
Reste couché !
Le moteur a calé. Les instruments sont inopérants.
Mayday ! Nous sommes en chute libre !
On a trouvé trois corps dans l'épave. Ils vont les sortir.
- Et Bergland ? - Pas encore.
Je vais essayer de parler en anglais pour nos invités étrangers.
Nous n'avons pas encore contacté les familles des victimes,
donc tout ce que je peux vous dire,
c'est que trois corps ont été retrouvés dans l'épave.
Une Américaine a été blessée. Elle est conduite à l'hôpital.
Elle va plutôt bien au vu des circonstances.
Je ne peux rien vous dire de l'autre Américain
mais je vous tiendrai informés.
Bjørn ?
L'hélicoptère transportant Bergland
se rendait à Oslo pour qu'il y soit interrogé.
Où vas-tu ?
La police recherche Eric Bergland dans les environs d'Odda...
Christine !
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