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Diterbitkan pada: 2026-07-03
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LES CORSAIRES DU BOIS DE BOULOGNE

C'est commencé à cause d'Hector.

Il prétendait qu'avec un certain battage médiatique,

on faisait avaler n'importe quoi à n'importe qui.

Le client paye à l'entrée et non à la sortie.

Moi, je ne voulais pas le croire.

Pour Hector, talent et célébrité n'avaient rien à voir.

Un bon petit coup de bluff.

Christian du Valais se découpe en un ornement, petit

morceau, du sang, du sang, du sang, sensationnel !

Un bon petit coup de bluff était le moyen le plus sûr d'atteindre la notoriété.

Moi, je ne voulais toujours pas le croire.

L'important, c'était de se faire un nom.

Et pour se faire un nom, il répétait sans cesse qu’à une époque

où on lance une vedette comme un produit pharmaceutique,

rien ne valait une publicité bien orchestrée.

Ingénieur du son, Julien Coutelier.

Assisté de Jean Barreille et Jacques Bissière.

Enregistrement Western Électrique, Paris Studio Cinéma.

Les petits moineaux de Paris.

Chantent toujours pi-pi-pi.

Demandent aux portes des gens de quoi finir, pour avoir une miette de pain.

- Qui est chanteur de pain ? - Oh, ferme-la, c’est pas le moment !

Savez-vous qu’une telle idée pourrait nous rapporter ?

15 jours de prison, comme chaque fois que tu as une idée.

La gloire et la fortune, petite imbécile !

Qui est le chanteur de pain.

Chantent toujours pi-pi-pi.

Vous chantez aussi pi-pi-pi.

- Le docteur Bombard. - Ah, il est épuisé, monsieur.

Il a quoi ?

Alors, donnez-moi l’expédition du du con Titi.

Du con Titi ?

- On ne chante plus ? - On traverse l’Atlantique en périssoire.

- Pourquoi on ne chante plus ? - C’est parce que...

Parce que quoi ?

C’est parce qu’à chaque fois que tu l’ouvres, on s’effondre.

- C’est pas de ma faute si j’ai pas de talent ? - C'est pas une question de talent.

- De quoi alors ? - De publicité.

On ne demande pas d’avoir du talent. On te demande de te faire remarquer.

Il y a des vedettes qui ne seraient pas de grandes vedettes

si elles ne s’étaient pas d’abord jetées dans la scène.

Elles ne comprennent jamais rien.

Quand je te disais qu’elles ne comprenaient rien,

il y a six ans qu’il fallait faire ça.

Maintenant, c’est usé.

Tandis que le coup du navigateur...

Fais-moi confiance, ça fera du bruit.

C’est pour gagner le repas d’aujourd’hui Les frites et le bifteck pas trop cuit.

C’est pour gagner le repas d’aujourd’hui Les frites et le bifteck pas trop cuit.

Cuit, cuit, cuit.

- Cuit, cuit, cuit. - Merci bien, monsieur.

Ça nous portera chance.

Où va-t-on ?

Construire un radeau.

Parfait. On commence par celui-là.

- C’est pas assez dingue, non ? - Si.

- Alors pourquoi tu le fais ? - Je ne te dis pas si, je te dis si.

Mais c’est à vous d’aller en taule.

C’est exactement ce que je cherche.

- Alors, c’est dingue. - Quoi ?

C’est dingue, c’est dingue. C’est complètement dingue. Il est dingue.

- Vendu 100 % de points. - Dingue.

Dingue.

Mais tire !

Non, mais je crois que tu es dingue.

Je suis accordéoniste. Je ne suis pas bûcheron. Et encore moins navigateur.

Il n’est pas question de naviguer, mais de se faire remarquer.

Ça ne vaut pas beaucoup les populations.

Relâche.

Vos papiers.

- Grimpe, il nous regarde. - C’est dingue, non ?

Grimpe. Je te dis, c’est le moment ou jamais.

Je redescends.

Grimpe plus haut, imbécile. Je t’enverrai la corde.

Allez, attrape.

- Qu’est-ce que je fais ? - Tu l’attaches.

Et après, je redescends ou je me pends ?

Tu cries près.

Toujours près.

C’est gagné.

Alors, ça marche le boulot, oui ?

Allez, allez, mollissons pas.

Et hop.

Ça vous ennuierait pas de le faire mariner un peu plus loin ?

Pourquoi ?

Ça risque de gêner les clients pour l’abordage.

Merci bien, merci.

S’il faut raser tout le Bois de Boulogne pour avoir son portrait dans le journal.

Je te préviens que c’est le dernier.

Dites-moi, c’est la fille des gros sacs d’air ?

- Enfin, qui... - Qui, comme vous dites, oui, monsieur.

Pense derrière.

T’es dit, si tu te permets.

Pousse les troncs vers elle, ça te donnera une contenance.

La quitte pendant une semaine, je reviens tout de suite.

T’es pilleur de troncs.

Parfaitement, monsieur le commissaire. En plein Bois de Boulogne.

Devant une telle carence des pouvoirs publics, on a honte d’être français.

Un pays qui se laisse tondre est un pays foutu.

Si vous comptez sur les Américains pour venir nous reboiser,

eh bien, ça coûtera les yeux de la tête.

Oui. Oui, monsieur le commissaire, oui.

Trois : Une jeune fille très élégante et deux hommes.

Enfin, un homme d’une quarantaine d’années, mais encore très jeune.

De taille moyenne, admirablement bien proportionné.

Et un petit bonhomme insignifiant d’environ 25 ans.

Mais ça ne fait que mon devoir, monsieur le commissaire.

Taxi !

- Merci ! - Il n’y a pas de quoi.

Je vous en prie, mademoiselle.

Excusez ce petit voyou.

Tout va bien. Tout va très, très bien.

J’ai passé toute la journée à sillonner les routes, mais personne ne m’a repéré.

Eh bien, recommence !

- Monsieur l’agent ! - Allez, ouste ! Pas d’histoires !

- Vous êtes fous ! - Ma gloire commence !

- Oui, eh bien, roulez ! - Lâchez-moi !

Au secours ! Au secours !

Qu'est-ce qu'on fait, chef ?

On n'a pas d'ombre !

Lâchez-moi !

Prévenez ma mort !

Prends la banquette du milieu, on est moins secoués.

Faites des erreurs judiciaires, c'est votre métier, mais au moins, restez polie.

Mademoiselle.

Dès lors, ma décision était prise.

J'appâtrai des arbres.

Je construirai un radeau.

Je vais abattre des arbres.

- Hé monsieur ? - Eh bien...

Pour lui, je l'ai engagé comme mousse, malgré son grand âge.

Ces messieurs-dames voudront bien prendre la peine.

Après vous, capitaine.

- En somme, c'est le comté qui ? - Oui, avec un peu de bon bar.

Pourtant, rien ne me prédestinait aux choses de la mer.

Rien ?

Une certaine lassitude de la vie mondaine et des plaisirs faciles.

Une sorte de... besoin de...

Je vous en prie. De besoin de solitude.

De solitude.

Ça m'arrive aussi quelquefois.

Se retrouver seule entre ciel et mer.

En tête-à-tête avec soi-même.

Et lutter. Lutter anonymement contre les éléments déchaînés.

Loin de toute approche publicitaire.

Loin des préoccupations matérielles des villes.

Mais je n'avais que le noble souci de servir la science.

En venant en aide à l'humanité qui se noie.

- Vous êtes un homme extraordinaire. - Oui.

Excusez-moi, mais quand je suis comme ça en pleine mer, j'en oublie.

- Vous prenez quelque chose ? - Très volontiers.

Garçon.

Oh, pardon, monsieur le commissaire.

C'est la bande des condamnes, monsieur le commissaire.

Oui. Je me présente.

Hector Colomb.

- Comme Christophe ? - Comme Christophe, mademoiselle.

Christophe Colomb. Vous avez peut-être entendu parler, monsieur le commissaire.

- Non ? - Caroline Grossac, monsieur le commissaire.

C'est joli, Caroline.

Moi, je m'appelle Cyprien.

Etant naufragé de mon état, oui. Dans ma famille, on est comme ça.

Naufragé de père en fils depuis des générations.

Oh, bravo, bravo, ma petite fille. Enfin, du nouveau. Tu as tué quelqu'un, j'espère.

Elle s'ennuie tellement, monsieur le commissaire.

Ne me dis pas que tu as volé. Je ne te croirais pas. Tout est à nous.

Brigadier, je suis exténuée. Ce bridge était d'un ennui.

Quand Léon m'a appris que tu étais en prison, tu imagines ma surprise. Merci, brigadier.

Vous bridgez, commissaire. Je vais t'expliquer, maman.

J'ai rencontré ces messieurs au bois de boulogne.

Ton vieux, lui, c'est merveilleux. Son père sera furieux.

Il ne peut pas supporter qu'on touche à sa fille.

Ecoute-moi, maman, je t'en supplie, moi.

- Ces messieurs partent en radeau. - Ma petite, tu es majeure.

Si tu veux faire du radeau, je ne t'en empêcherai pas. Mais il faut prévenir ton père.

Aucun des chevaux de monsieur Grossac ne devait gagner ce jour-là.

Le trouver ne fut pas chose facile.

Parti de rien, cet homme courageux avait acquis, en économisant sous à sous,

une de ces immenses fortunes qui viennent toujours récompenser,

comme chacun le sait, une vie toute de labeur et d'honnêteté.

Depart de Gradite.

Monsieur Grossac au téléphone.

Monsieur Grossac, on vous demande au téléphone.

Allô, j'écoute.

- Oh, sors-toi, mon chéri. - Je n'entends plus rien.

Eh bien, brigadier. Je t'en prie, mon chéri, essaye de te rappeler.

Avons-nous une villa à Saint-Tropez ?

Oui ou non.

Tu n’en sais rien, je m’en doutais bien.

Vous dans ce métier, monsieur le commissaire, soyez gentil de faire des recherches.

On en a tellement qu’on ne sait plus. N’est-ce pas, Marcel ?

- Venez avec moi. - Oui, mais...

Venez.

- Papa paiera la facture. - Quelle facture ?

Tu refuserais de boire le boulogne à ta fille ?

Je vous expliquerai, monsieur Grossac.

Quoi ?

Oh, il est innocent, monsieur le commissaire, je vous le jure.

Je le connais, c'est un honnête homme.

Komen

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