ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.
- Doinel, apportez-moi ce que vous avez là.
Ah, c'est du joli. Au piquet.
Plus qu'une minute.
: Ah... - Silence!
Nous allons ramasser dans 30 secondes.
: Ah... - Silence! Silence!
Les chefs de rangées, peuvent se tenir prêts.
Je comptejusqu'à trois.
Un...
deux...
trois. Ramassez.
Ramasse derrière.
-Allez, donne. - Une seconde, quoi.
- Qu'est-ce qui se passe? - ll veut pas donner sa feuille.
Pas de favoritisme.
Lécheux.
- Tout le monde a remis sa copie?
Vous pouvez sortir.
Non, pardon, pas vous.
La récréation n'est pas un dû, c'est une récompense.
Monsieur le directeur,
j'ai voulu dire à la mère de ce petit etje lui ai dit:
''Madame, monsieur le directeur...''
- lci souffrit le pauvre Antoine Doinel, puni injustement
par Petite Feuille pour une pin up tombée du ciel.
Entre nous, ce sera ''dent pour dent, oeil pour oeil''.
-Alors, les champions, vous avez besoin d'un arbitre, peut-être.
Vous pourrez vous entraîner pendant trois jours.
Pas de récréation, le repos. Trois jours de repos,
ça vous fera du bien. Allez, allez, allez.
Allons, allons! Qu'est-ce qu'il y a de si intéressant là-bas?
À vos places!
Bravo!
Nous avons un nouveau Juvenal dans la classe.
Mais il est encore incapable
de distinguer un alexandrin d'un décasyllabe.
Primo, Doinel, vous allez me conjuguer, pour demain...
Allez à votre place noter la phrase.
À tous les temps de l'indicatif, du conditionnel et du subjonctif...
Les autres, prenez votre cahier de récitation.
Je dégrade les murs de la classe...
et je malmène la prosodie française.
Française.
Le lièvre.
Secundo, Doinel, vous allez descendre tout de suite
chez le concierge chercher de quoi effacer ces insanités.
Sinon, je vous les fais lécher, moi, mon ami.
Richier...
qui vous a permis de changer de place?
Au temps où les buissons...
les buissons...
flambent de fleurs...
vermeilles...
Quand déjà le bout noir...
Quand déjà...
le bout noir...
de mes longues oreilles...
se voyait...
par-dessus...
les seigles encore verts...
dont...
je broutais...
les brins...
en jouant au travers.
Unjour...
que, fatigué...
je dormais...
dans mon gîte,
la petite Margot me surprit.
Je m'agite...
Je ne suis pas le seul, n'est-ce pas, Simoneau?
-J'ai rien fait, monsieur. - Naturellement, c'est toujours l'autre.
Certes, elle m'aimait bien,
la gentille maîtresse...
: Hou...
Quelle bonté pour moi,
que de soins, de tendresse.
Comme elle me pressait sur ses petits genoux
et me baisait...
- Quel est l'imbécile qui a sifflé?
Ah, je vous préviens, je vais être injuste.
Si le coupable ne se dénonce pas, c'est le voisin qui prendra.
N'est-ce pas, Simoneau? - Je vous jure, monsieur...
C'est pas moi, monsieur. - Des lâches en plus.
Ah, quelle année, quelle classe!
Ah, j'en ai connu, des crétins. Mais au moins, ils étaient discrets.
lls se cachaient, ils restaient dans leur coin. Et vous?
Vous pensez avoir effacé? Non, vous avez sali, mon ami.
Allez à votre place copier la récitation.
Tant pis pour vous, vos parents paieront.
Ah, elle va être un peu belle, la France, dans 10 ans!
- Bien quoi? Tout le monde fauche de l'argent à ses parents.
- Oui, mais c'est difficile. - Même Morisset, je te parie.
- Hé! Morisset, viens voir. - On a un renseignement à te demander.
Où tu les as achetées, ces belles lunettes?
Au bazar de l'Hôtel de ville.
- Le fric, tu l'avais piqué à ton père ou à ta mère?
Hein, Morisset?
- Tu vas nous dire qu'avec ta gueule de faux jeton,
tu leurfais pas les poches de temps en temps.
- C'était toi, petit salaud, qui m'as fait poirer tout à l'heure.
Salaud, Morisset! Dégueulasse. - Tes jours sont comptés, Morisset.
- ll va t'arriver du mouron, Morisset!
Dis donc, j'arriverai jamais à finir ce soir.
Quel salaud, quand même, ce Petite Feuille!
C'est son métier.
- N'empêche qu'avant d'aller au service militaire,
je lui bourrerai bien la gueule et on se marrera. Salut.
Salut.
: Que je dégradasse les murs de la classe.
Bonsoir, maman. - Hum. Bonsoir, bonsoir.
Où est la farine? - Quelle farine?
- Mais qu'est-ce que c'est que ça?
Tu ne m'as pas acheté ce que j'avais marqué.
Où as-tu mis le mot que je t'avais laissé?
-Je l'ai perdu. - Pas étonnant après ça
que tu aies de si mauvaises notes. Allez, va me chercher mes mules.
Elles sont dans la chambre.
Sous le lit!
En attendant, j'ai besoin de farine. Allez, va m'en cherchertout de suite.
Bien, maman.
- ll a fallu lui mettre les fers, il se présentait par les fesses.
Remarquez que ça tient un peu de famille.
Pour sa mère, c'était pareil. - Ça ne veut rien dire.
Regardez, moi, pour le premier, en 10 minutes, c'était fini.
Mais pour la petite, pardon.
Si on m'avait pas fait une césarienne,
je serais pas en train de vous parler en ce moment.
- Et ma soeur, un par an, vous vous rendez compte?
''Au prochain, je vous condamne'', lui avait dit le docteur.
À la fin, ils lui ont tout enlevé.
Du sang partout.
- Étais-tu en train de cavaler, fiston?
- Je viens de me faire engueuler pour une histoire de farine.
-J'espère que tu vas pas encore faire crier ta mère.
Tu sais bien qu'il faut la ménager.
Qu'est-ce que c'est que ça?
- Un phare antibrouillard pour la teuf-teuf.
Je l'étrennerai dimanche au rallye.
Ha! Ha!
Regarde ton fils. Quel enfariné!
-Je t'assure queje n'ai pas envie de plaisanter.
Moi qui croyais justement...
Rends-moi la monnaie.
- ll me faut de l'argent pour la cantine.
Adresse-toi à ton père. Allez.
- Bien oui. Tiens, maman.
- Les hirondelles volent bas, dis donc.
- ll me faudrait un peu d'argent. - Qu'est-ce que tu dis?
ll me fautjuste 1 000 francs.
- Si tu me demandes 1 000 francs, c'est que tu en espères 500.
Donc t'as besoin de 300. Tiens, voilà 100 balles.
Tiens, voilà 500, va. - Merci, papa.
- En principe, c'est ta mère qui paie ça.
- Où sont passés les ciseaux? Où sont passés les ciseaux
- lntelligent, ça, encore. ll y a pas de quoi rire.
C'est pas le moment de faire tes devoirs.
On va se mettre à table. - Elle a raison.
Chaque chose en son temps, chacun à sa place
et les vaches, elles sont bien gardées.
Qu'est-ce que c'est que ce stylo?
Je l'ai échangé.
- Tu fais beaucoup d'échanges en ce moment.
Qu'est-ce qui se passe? Tu sens?
C'est le poisson.
Ça promet.
Dis, va demander à ta mère si le torchon brûle.
Pourquoi?
Pour rigoler.
- S'il te plaît, mon petit, tu peux commencer à débarrasser.
- Ton cousin m'a téléphoné. - Tiens.
- Sa femme attend encore un môme. - Le quatrième en trois ans?
C'est du lapinisme. Je trouve ça répugnant.
-À propos, qu'est-ce qu'on fait du gosse pendant les vacances?
- Les colonies de vacances, c'est pas fait pour les caniches.
-À cet âge, ils s'amusent entre eux. - On a le temps d'y penser.
- Les vacances, on n'y pense jamais trop tôt.
Là. Ne tire pas trop.
Elle est chouette, hein?
Club des Lions.
- Qu'est-ce que c'est que ce déménagement?
Oui, bien, va doucement.
J'aimerais savoir si dimanche, tu préfères la Vallée de Chevreuse
ou les bords de l'Oise puisque c'est moi qui ai le choix du parcours.
- Dimanche, je me repose. - Où?
-Je vais passer lajournée chez mon amie Huguette.
-J'aurai l'air fin, moi, en tant qu'organisateur.
- Moi, je n'en peux plus, tu comprends? Le ménage toute la matinée
et l'après-midi-- - L'après-midi, les touches.
- Quoi? - Enfin, celles-là ou les autres.
-Antoine, qu'est-ce que tu attends pour aller te coucher?
Bonsoir, papa, maman.
- Ce que tu peux être stupide, toi, alors.
- Le jour où tu comprendras la plaisanterie, toi...
- Parfaitement. Tu perds ton temps...
Antoine, n'oublie pas les ordures
et éteins la lumière dès que tu seras couché.
Les rallyes, ça crée des relations.
Tu verras quand je serai élu vice-président du premier secteur.
: Nos émissions sont terminées. Bonsoir, mesdames, mesdemoiselles.
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