ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.
La flèche qui terrassa le sanglier
c'est celle du Seigneur Ichimonji.
Célébrons son exploit !
L'animal !
Il a soudain surgi devant moi.
Mon cheval a rué, dégringolé par terre, comment tirer ?
Père ?
La bête, allons-nous la préparer ici ?
Bah ! Un vieux sanglier !
Sa chair est dure, elle pue !
Immangeable !
Tout comme le vieil Hidetora...
en mangeriez-vous ?
Non ! Trop dur à cuire !
Et si j'ai chassé avec vous,
c'est pour sceller notre amitié.
C'est juste !
J'espère moi aussi, mariant ma fille à votre fils Saburo,
raffermir les liens des Ichimonji avec les Ayabe !
Eh là !
C'est aussi mon intention.
Seigneur Ichimonji,
c'est l'occasion rêvée,
accordez-nous réponse :
pour Saburo, qui prendrez-vous...
ma fille ou celle du Seigneur Ayabe ?
Embarrassant !
Deux princesses
et un seul prince !
Si seulement Jiro, le cadet, était libre !
Kyoami !
Holà ! Divertis-nous !
Depuis ce mont là-bas,
et depuis ce mont-là,
dévalant par bonds, que serait-ce ?
Sur la tête, deux pointes sifflantes ?
Un lapin ?
Kyoami, est-ce un lapin ?
C'est deux, non ?
Pour le repas de Père,
ils viennent bien de deux monts.
Saburo ! Insolent !
Assez de bêtises !
Votre Père paraît las.
Allons attendre son réveil.
Cela ne lui ressemble guère.
Sommeil de circonstance !
Après l'affront de Saburo,
pouvait-il faire autrement ?
Une chasse a suffi.
Etrange !
Autrefois, une conquête ne l'aurait pas épuisé.
Nous avons des hôtes !
Kyoami, réveille-le.
C'est Père,
il m'inquiète.
Il ronfle bien faiblement !
Père, qu'est-il arrivé ?
Souffrez-vous ?
Père...
Un rêve...
J'ai fait un rêve,
une lande sauvage...
et sur cette lande,
où que j'aille... âme qui vive !
Je criais, je hurlais,
nul ne répondait.
J'étais seul...
seul en ce monde.
J'ai frissonné...
Grotesque...
la voix de Taro m'a ramené à moi.
Devant moi, mes enfants...
Taro était là,
avec Jiro...
et Saburo aussi.
Père, vous voir ainsi soudain !
Ça me révulse !
Surveille ta langue !
Sois content qu'il pense à nous !
Mais moi non plus
je ne parviens pas à le croire !
Et se borner à vous obéir, Père,
est-ce là vous combler ?
Attendez !
Voilà longtemps
que je médite la chose...
je vais vous la dire.
Le moment s'y prête, le lieu aussi.
Pour marier leur fille,
Fujimaki et Ayabe sont là.
Qu'ils viennent !
Moi, Hidetora Ichimonji,
je naquis dans un fortin après la crête.
La plaine était la proie de guerres sans nombre
entre tous les clans.
A l'âge de dix-sept ans,
je devins maître de ce fortin.
Cinquante années durant,
je luttai pour cette plaine
et hissai nos couleurs sur ce château là-bas.
Et puis
je me battis sans trêve
avec ces deux Seigneurs.
Il est temps, avec eux,
de nouer amitié
et d'apaiser nos destriers !
Mais ce vieil Hidetora
a déjà soixante-dix ans !
Aussi je déclare à ce jour...
mon fils aîné Taro
dirigera le clan !
Monseigneur ! Si vite ?
Monseigneur !
Ma décision est mûrement pesée.
Le temps devait venir...
de me retirer,
de laisser aux plus jeunes la charge de ce fief.
Vous tous, écoutez :
ce temps est arrivé.
Je le répète.
Voici Taro chef des Ichimonji
et de leurs terres !
Lui cédant le donjon,
j'habiterai le bastion.
Je garderai trente hommes,
le titre et rang de Grand Seigneur.
Taro a tous pouvoirs sur les terres et la cavalerie.
Allez vous tous, obéissez !
J'obéirai.
Mais pour nous, Jiro et Saburo,
que nous réservez-vous ?
A vous, Jiro et Saburo,
les deux autres châteaux
et les terres attenantes.
Vous les renforcerez
et devrez aide à Taro.
Invité au premier château,
au second ou au troisième,
je profiterai de la vie.
Plaignez la vieillesse !
J'aimerais parler.
Je respecte vos volontés
de céder la direction du clan,
mais vous prie d'y renoncer.
Pourquoi donc ?
Je suis, certes, l'aîné,
mais il m'est trop lourd
de régir ces terres !
J'ai prié le dieu de la Guerre
de vous laisser vivre cent ans,
dussé-je payer sur ma vie !
Comme il parle bien !
Moi, je n'oserais jamais,
je serais gêné.
Quel esprit tordu !
Veux-tu dire que Taro
essaie de me flatter ?
Père, ignorez Saburo.
Je pense comme Taro,
notre vœu le plus cher :
que notre père nous protège.
Mais sa sérénité exige de nous un rempart
contre les flèches de ce monde.
Bien parlé !
Apporte ce carquois.
Brise-la !
Y arrives-tu ?
Maintenant...
en faisceau, essayez.
Une flèche, Ça se brise,
pas trois flèches ensemble.
Si Taro, isolé, était en danger,
l'union de vos forces
sauverait le clan et le fief.
Père, même liées, Ça se brise, trois flèches.
Quel esprit tordu !
Encore tes bêtises !
Les bêtises sont vôtres !
Vous déraisonnez.
Absolument, vous êtes sénile ou fou !
Tais-toi !
Je suis ton père !
Qu'ai-je dit de fou ?
Qu'ai-je dit de sénile ?
J'y viens :
que croyez-vous que soit ce monde ?
On y survit sans foi ni loi !
Je sais tout cela !
Bien sûr !
Vous avez répandu tant de sang,
vivant sans merci ni pitié !
Nous sommes aussi les enfants de cette époque de fin du monde.
Et vous comptez sur nous parce que nous sommes vos fils ?
Pour moi Père vous n'êtes qu'un fou,
un fou sénile !
Nous y voilà !
Tu dis qu'un jour,
tu pourrais oublier ton père, le trahir ?
Encore une ineptie !
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