ആദ്യത്തെ 200 വരികൾ.
Oui bonjour.
Oui, bonjour.
Soyez bref, s'il-vous-plaît.
Peut-être, mais une consultation au port est indispensable.
A Rotterdam, bien sûr. Où d'autre?
Non, je n'ai pas reçu de lettre ou d'appel de lui depuis longtemps.
Peut-être que son bateau est quelque part sur l'Atlantique.
C'est le capitaine Dirk.
Non, vous savez, Dirk.
Oui.
Les musées envoient-ils vraiment tout par cargo aujourd'hui?
Bien. Bonne chance. Non, nous filmons encore.
Oui, je vous verrai plus tard. Au Revoir.
Oui bonjour.
A quelle heure est l'enregistrement de l'orchestre?
Oui, à Amsterdam.
Les instruments à corde?
Voyez avec le compositeur.
Bonne chance.
Salut, Dirk.
J'attendais que tu prennes contact.
Je ne te vois pas, il n'y a pas d'image.
Je suis chez moi, je rentre à l'instant d'Europe.
Oui, mon ami. Mon travail est presque terminé.
Mais je ne pense pas que le film soit réussi.
Je me suis entouré de livres et me suis parlé.
Dirk? Dirk?
La connexion a disparu.
Je n'ai pas pu lui demander où il était.
Sur quelle mer.
Pourquoi me regarde-t-il comme ça?
Comme s'il savait ce qui nous attendait.
Il va nous le dire maintenant.
Qui d'autre sinon lui?
Anton Pavlovich ...
Ne me dîtes pas que lui aussi va garder le silence?
Et voilà qu'il s'est endormi.
Il dort et dort ...
Il dort profondément et n'est pas prêt de se réveiller.
Il s'est endormi lui aussi.
Au moment le plus difficile...
M. Tchekhov! Anton Pavlovich!
M. Tchekhov, réveillez-vous!
Nous voilà à l'aube du XXème siècle.
Vers qui puis-je me tourner?
Qui est là?
A-ha. Il y a du monde.
Quels visages, quelles âmes!
Des anges... des enfants.
Mais les enfants ont toujours le coeur dur.
Surtout quand leurs parents dorment.
C'est donc ainsi que le XXème siècle a commencé: Les pères se sont endormis.
La revoilà.
Je me présente et vous vous mettez à me poursuivre.
Mon cher fantôme, dites-nous, qu'est-ce qui nous attend tous?
Ma chère Marianne, je ne suis pas d'humeur à plaisanter.
La connexion avec le navire.
Cela fait des siècles que tu n'as pas répondu.
On était inquiet.
Oh, ce fut une erreur de prendre quoi que ce soit du musée.
Ce n'est pas humain de traîner ainsi l'art à travers les océans.
Dirk? Dirk!
Ca y est, la connexion a encore disparu. La mer...
L'océan.
Ca me rappelle Tchekhov:
"Sur la mer immense, une vague en a dépassé une autre,
toutes deux ne connaissant ni sens ni pitié".
Les forces élémentaires de la mer et de l'histoire n'ont ni sens ni pitié.
A quoi me sert cet océan?
Laissez-le vivre sa propre vie à nos côtés.
Pourquoi avons-nous besoin de connaître cette force élémentaire?
Après tout, nous avons nos villes,
nos ciels, nos appartements chaleureux et confortables.
La vie, la beauté ...
Un peuple est entouré par un océan,
tandis que chacun possède sont propre océan interne.
J'ai beaucoup pensé à cette ville ces derniers temps ...
Le Louvre est là quelque-part.
Alors, où est le Louvre? Je ne le vois pas.
Alors la caméra tourne déjà?
Alors allons-y.
Le désastre peut frapper même la plus heureuse des villes.
Eté 1940,
les troupes ennemies entrent dans Paris.
C'était le 14 juin.
La ville était vide. Oui, vide.
Le gouvernement était parti en direction du Sud,
déclarant la belle Paris « ville ouverte ».
Les Français sont tous des cinéastes,
et font des films quoi qu'il arrive.
Voici donc le nouveau propriétaire,
qui vient étudier ses nouvelles acquisitions.
Tout est comme il faut? Et en bon état?
Mais où sont les sujets?
De nouveaux sujets: les peuples voisins.
Paris vide.
Quiconque pouvait fuire l'a fait.
Quiconque le pouvait s'est rendu, s'est caché.
D'autres ont péri après avoir farouchement résisté.
Et bien, d'accord...
La tour est bien là.
Tout est bien comme il se doit...
Ah, une ligne droite!
Droite!
Mais où est le Louvre?
Ah! Voilà le Louvre!
Comme c'est bien qu'il soit là.
Il m'a toujours fasciné, il est bien là à sa place.
De la grande architecture sur toute la ligne.
Le Louvre, le Louvre.
Se pourrait-il
que ce musée vaille plus que toute la France?
A quoi sert une France sans Louvre?
Ou une Russie sans Ermitage?
Qui serions-nous sans nos musées?
On dirait parfois que les musées ne se soucient pas de ce qui se passe autour d'eux
tant qu'on les laisse en paix.
Les musées peuvent aussi cacher la face inappropriée du pouvoir
et des gens...
Lors de ma première visite au Louvre,
J'ai été impresionné par ces visages.
Voici des gens... des gens.
Des gens comme j'aimerais en voir.
Intelligibles à mes yeux.
Ils sont le fruit de leur époque...
et je les reconnais.
Pourquoi?
Les Français...
les ancêtres d'Europe.
Je me demande ce qu'il serait advenu de la culture européenne
si l'art du portrait n'avait vu le jour.
Pour je ne sais quelle raison, les Européens ont développé le souhait,
le besoin, de peindre des gens, des visages ...
Pourquoi cette étude est-elle si importante aux Européens,
tandis que d'autres, comme les Musulmans, ne l'ont pas du tout?
Qui aurais-je été,
si je n'avais jamais vu les yeux de ceux qui ont vécu avant moi?
En Europe, l'Europe est partout.
Nous sommes assis à côté, en face à face,
et notre lot ne fait qu'un.
Pourquoi l'art
ne peut nous enseigner la prescience?
L'armée allemande est donc entrée dans Paris.
En 1940, l'été...
L'été.
L'armée avance sans bruit, s'insinue sans empressement.
Paris est désormais une « ville ouverte ».
Et personne ne savait que les choses se passeraient ainsi.
Combien d'autres suivront?
Oui, ils sont voisins, on les connaît,
mais on ne les attendait pas, personne ne les a invités.
Un armistice est signé entre l'Allemagne et la France.
Mais comment se comportera le vainqueur aux commandes
du centre de la culture mondiale?
L'Allemagne est un envahisseur complexe et aux multiples facettes.
Les Français doivent s'habituder à cet ennemi puissant et diplomatique.
L'armée s'installe immédiatement à Paris.
Les troupes sont prudentes mais confiantes.
Oui, elle se sont entraînées mais elles ne s'attendaient pas à une victoire si facile!
A sa manière, l'armée allemande tente de réanimer la vie à Paris.
Ici, leur tribunal commence son travail.
Pas tous les jeunes Français acceptent les nouvelles lois.
Puisque vous êtes à Paris, jouez-nous donc quelque-chose!
Le public est reconnaissant.
Plusieurs milliers de Français
suivent leur gouvernement et fuient vers le Sud.
Parmi lesquels de nombreux fonctionnaires de la capitale française.
Le foyer du trésor national français, le Louvre,
fut probablement le premier endroit que les forces allemandes visitèrent.
Et si nous devions nous imaginer comment cela s'est passé,
peut-être ainsi?
Nous cherchons le bureau du directeur Jacques Jaujard, pouvez-vous nous aider?
Le comte Wolff Metternich.
Il est représentant de la commande allemande
et ici pour inspecter le Louvre.
Jacques Jaujard, haut-fonctionnaire français,
directeur du Louvre et de tous les musées nationaux en France.
Attendez ici s'il-vous-plaît, je vous appellerai.
Très modeste.
Très modeste.
Alors je vais m'assoir ici...
Le comte a 46 ans.
Son interlocuteur 44.
Jaujard est parti au front pendant la Première Guerre mondiale,
où il attrapa la tuberculose et fut renvoyé chez lui.
Son père est mort sur le front.
Le Comte Metternich était en service actif dans l'armée allemande
pendant toute la durée de la Première Guerre mondiale.
La Première Guerre mondiale avait quelque-chose de domestique, chaque famille y prenait part...
et fut donc particulièrement cruelle et insensée.
Elle laissa dans son sillage d'effroyables souvenirs qui devaient durer.
Les villes, les églises, les monuments, les cultures, tous furent écrasés,
les gens furent assassinés, torturés.
Et combien de batailles menées entre Allemands et Français..?
Voici les archives privées de la famille Metternich.
Le voici enfant.
Le voilà déjà soldat.
Ferdinand, le comte Wolff Metternich, son père, l'attend à la maison.
Sa mère s'appelle Flaminia, princesse de Salm-Salm.
Elle mourra à la veille de la Seconde Guerre mondiale.
No comments yet. Be the first to leave one.