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Vous êtes arrivé à destination.
Il y a quelqu'un ?
Bonjour. Eva Vidal ?
Docteur Eva Vidal ?
Si c'est pour changer de fournisseur, c'est non.
Non, non. Veuillez m'excuser. Je suis journaliste.
Je veux juste vous parler.
Je suis allée à l'hôpital d'Alicante, mais on n'a rien voulu me dire.
J'ai eu vos coordonnées par l'Ordre des médecins.
Je travaille pour un journal en ligne,
El Universal .
Vous connaissez ?
Je ne vais pas souvent sur internet. Encore moins depuis ma retraite.
Pourquoi une journaliste me cherche-t-elle ?
J'écris sur un événement qui a eu lieu à Denia dans les années 1980.
J'ai trouvé votre nom dans un article de l'époque.
Une petite rubrique dans l' Información . Regardez, là.
Votre nom apparaît avec celui d'un policier.
J'aimerais savoir si vous le connaissiez.
Il s'appelait Andrés Expósito.
Andrés !
Ces deux types gâchent le voyage.
Ils pourraient baisser le son.
Je ne comprends pas. On supporte ce boucan depuis deux heures.
Tu peux pas faire quelque chose ?
Comme quoi ?
J'en sais rien,
mais fais quelque chose.
Dieu merci,
ça fait du bien !
Tu leur as dit quoi ?
Rien.
Regarde, papa !
C'est Naranjito.
Mon Dieu, qu'est-ce que ça pue !
Ça sent le fauve, ici !
Tu as vu ce taudis ?
Et le salon...
Si on peut appeler ça un salon.
Regarde !
Tu parles d'une vue sur la mer !
Ils ont vraiment du culot ! Un sacré culot.
Combien de fois je t'ai dit de ne pas payer en avance ?
Chérie, arrête.
Fais attention à ton genou. Tu as mal ?
Papa, je veux aller à la plage.
Pas maintenant, l'eau est encore trop froide.
Mais si tu es sage,
on ira jouer dans le sable dimanche.
D'accord ?
Promis.
Les déménageurs vont arriver, on doit les payer.
- Tu vas où ? - Travailler.
Bonjour.
Si vous n'avez pas deux photos et un cert...
Le commissaire m'attend pour ma prise de fonction.
Je suis Mari Carmen.
Tu peux m'appeler Marica.
Par ici.
Tu veux un café ?
- J'en apporte toujours à 6h. - Parfait.
- Décaféiné ? Du lait ? - Double, sans sucre.
Comme José Luis.
Au fond, à droite.
Je suis Andrés, le remplaçant.
Andrés Expósito.
Je préfère Andrés. Tout court.
D'accord... Andrés.
Juan Bonfill.
Allons-y, entrons. Le chef t'attend.
C'est par là.
C'est le nouveau. Il vient d'arriver.
Monsieur.
- Le voyage s'est bien passé ? - Oui, monsieur. Calme.
Tu vas directement prendre les rênes.
Et voici ton subordonné.
Il est un peu idiot, mais c'est un bon flic.
Prends-en de la graine : 136 arrestations rien que cette année.
Et pas comme toi. L'an dernier, il en a arrêté trois.
L'un d'eux criait dans la rue.
C'était le livreur de gaz.
Bon, je dois y aller.
Colombo, montre-lui son bureau et mets-le au parfum pour tout.
Ici, c'est pas aussi divertissant qu'à Madrid.
Tu vas t'ennuyer, je te le garantis.
Bonne chance.
Bon...
Au moins, je sers à quelque chose, même si c'est de mauvais exemple.
Voilà ton bureau.
Il t'a appelé Colombo.
Il dit que je suis toujours à côté de la plaque.
On va être coéquipiers. Donc...
Le matin, c'est ici ou au bar du coin, de 9h à 14h.
L'après-midi, c'est la paperasse.
On ne patrouille pas ?
Il nous arrive de sortir,
mais rarement. Il ne se passe jamais rien.
C'est José Luis ?
On l'a retrouvé mort.
- Il s'est passé quoi ? - Il avait...
- Des trous dans les bras. - De l'héroïne ?
- Un inspecteur ? - Affaire classée.
Continue jusqu'à la mer.
Quand on le peut, on doit jeter un œil aux Allemands.
On doit faire quoi, ici ?
Rien.
Comment ça, rien ?
Surveiller.
Surveiller quoi ?
Ordres du commissaire.
Je vois rien, ferme ça !
Tu regarderas un autre jour.
Bonjour.
- On doit rester longtemps ? - Non.
Deux heures.
C'est quoi, ça ?
Il vient par ici.
Reste calme.
Guten Tag , inspecteur.
Il est nouveau ?
Oui, c'est le nouveau.
Andrés Expósito.
Andrés, voici Klaus.
Klaus Dreyer.
Andrés, bienvenue dans notre petit paradis.
Nous sommes tous désolés
pour votre prédécesseur.
Si vous voulez quelque chose à boire,
n'hésitez pas à demander.
Bon courage.
Et merci beaucoup.
Il nous a remerciés.
On y va. C'est bon.
Ça y est, elle dort.
T'as pas froid ?
Cette maison est un tombeau.
Et cette humidité ! Je sais pas si je pourrai m'y faire.
Viens par ici.
Non, je suis crevée.
Lundi, on doit commencer à chercher une école pour septembre.
Il faudra aussi trouver un médecin pour la petite.
En espérant qu'il soit bien.
La pauvre,
elle m'a dit qu'elle avait encore mal.
Quel froid !
Papa, regarde, un château !
Bien joué !
Appelle la centrale, pour une plaque.
- D'accord. C'est pour quand ? - Hier.
T'as noté ?
Bonjour. Alberto, du commissariat de Denia.
Avec Madrid, le service des immatriculations.
C'est urgent.
Merci. Oui, j'attends.
- Vous n'êtes pas avec Colombo ? - C'est dimanche.
- Il s'est passé un truc ? - Non, mais vous le connaissez.
- Comment ça ? - Le weekend, il patrouille seul.
Les trois principaux accusés écopent de la peine maximale de 30 ans.
Il s'agit du lieutenant-général Milans del Bosch,
du général Armada y Comyn et du lieutenant-colonel Tejero Molina.
C'est donc ça que tu fais le weekend.
J'ai rien de mieux à faire.
Surplombant la salle, le blason
du Conseil suprême du tribunal militaire,
où figurent les emblèmes des armées...
Tu bois pas un peu trop pour ton âge ?
Et toi, tu fumes pas un peu trop pour ton âge ?
L'autre jour, j'ai repéré un couple suspect qui pêchait.
Aujourd'hui, je l'ai revu en voiture.
J'ai noté le numéro de plaque. C'est une voiture de location.
Le contrat est au nom d'une entreprise qui vend des aspirateurs à Paris.
Ça ne te dit rien ?
- T'as transmis l'info ? - Il n'y avait personne.
Ils ont pas l'air d'être du coin.
Écoute...
Il est temps que tu saches comment ça se passe, ici.
On n'est pas là...
pour surveiller les Allemands.
On est là pour veiller sur eux.
On nous envoie pour nous assurer que tout va bien.
Nous ne sommes que...
leurs chiens de garde.
Rien de plus.
Voilà.
Revoilà le couple.
Qu'est-ce que tu fais ?
Attendez ! Une minute !
Arrêtez-vous !
Sortez de là !
Sortez du véhicule !
Couvre-moi, j'y vais.
Ça va ?
Oui, ça va.
T'en fais pas pour moi.
Grouille-toi, vas-y !
Pas un geste !
Mais reste tranquille, putain !
Salaud ! Espèce de traître !
Arrête de bouger, putain !
Tu me dégoûtes !
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