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Revenez sur cette jambe. Le poids sur cette jambe.
Le poids sur... Pas cette jambe-là.
Celle-ci. Le poids sur l'arrière, voilà.
Bon, bougez juste le bras.
Glissez vers l'avant
et tendez le bras.
Glissez vers l'arrière, reculez.
- Arnold, derrière moi. - Le bras vers l'arrière.
Et vers l'avant.
Je le fais deux fois, puis je viendrai vous regarder et vous corriger.
Vers l'arrière. Maintenant, de la mobilité.
Vous voulez un enchaînement qui montre toujours votre corps, c'est ça ?
- Où sont vos bras ? - Comme ça.
Commencez le regard vers le haut.
- Vers le haut ? - Oui.
Ça aiderait... Ça fera un joli...
Si vous regardez là-haut...
- Bien. - Oui.
C'est l'idée.
Ce qu'il faut comprendre... Bon, un peu plus lentement.
Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'on vous regarde en permanence.
Pas juste de temps en temps.
Tenez la position.
Et...
Arnold le magnifique
D'après le livre de Charles Gaines et George Butler, ''Pumping lron''
GYMNASE GOLD'S
Le gymnase Gold's à Venice, en Californie,
où viennent s'entraîner les meilleurs culturistes du monde.
Bon sang !
- Quel malade. - T'es revenu.
- Ça va ? - Pas mal.
- Champion. - Tu vas bien ?
- Pas mal. - Bon.
- Ça va ? - Tu te souviens de Joey ?
Ça va ?
- Paul. - Je croyais que tu m'avais oublié.
Je croyais que tu m'aimais bien. J'ai cru que tu m'avais oublié.
- Désolé. - Non, t'es le meilleur.
Big Tony, ça va ?
- C'est pour moi ? - Oui.
- Kenny. - Ça va ? Tu viens de rentrer ?
Je peux m'inscrire ? Je veux me muscler un peu.
101 JOURS - UNlVERS 7 NOVEMBRE OLYMPlA 8 NOVEMBRE
Vas-y.
Gonflé.
Arnold Schwarzenegger, 28 ans,
1,88 mètre, 109 kilos.
M. Olympia depuis cinq ans.
Cette année, il se prépare à défendre son titre pour la dernière fois.
Tous les M. Univers des quelque cinq dernières années
concourent ensemble pour établir qui est le meilleur M. Univers.
On a donc créé le concours de M. Olympia, le concours des champions.
Celui qui le gagne est le meilleur culturiste.
- Et c'est vous. - Oui.
Depuis combien de temps ?
Je n'ai pas été battu depuis sept ans.
Et...
j'ai gagné le concours de M. Olympia cinq années de suite.
C'est ma sixième année.
- On compte en points ? - Oui.
Le corps est jugé selon la vigueur musculaire, les proportions,
la symétrie, tout le truc.
Vous voyez-vous comme une sculpture ?
Oui, absolument.
Les bons culturistes sont aussi attentifs,
quand il s'agit de sculpter, que les sculpteurs.
On analyse, on regarde dans le miroir :
Alors on s'entraîne
Alors qu'un artiste se contenterait de coller un peu de glaise de chaque côté.
C'est plus facile pour lui. Nous, on fait ça à la dure
parce qu'on le fait sur un corps humain.
Évidemment, beaucoup de gens nous regardent
et ils trouvent ça bizarre, ce qu'on fait.
Mais ils n'y connaissent pas grand-chose.
Dès qu'on découvre ce que c'est,
ça devient un truc comme un autre.
Ce n'est pas plus bizarre que de monter dans une voiture
pour tenter de faire 400 mètres en 5 secondes.
Ça, pour moi, c'est bizarre.
Dans un gymnase, le plus génial,
le plus satisfaisant, c'est la pompe.
Par exemple, quand on fait les biceps.
Le sang s'engouffre dans les muscles, c'est ce qu'on appelle la pompe.
On sent les muscles tendus à bloc,
comme si la peau allait exploser.
Le muscle est vraiment tendu, comme si on soufflait de l'air dedans.
Il gonfle et on le ressent différemment. C'est une sensation fantastique.
Pour moi, c'est aussi satisfaisant que de jouir.
Que de faire l'amour avec une femme et de jouir.
Vous voyez, c'est le paradis !
J'ai la sensation de jouir au gymnase, de jouir chez moi,
de jouir dans les coulisses quand je gonfle mes muscles,
quand je pose devant 5 000 personnes, c'est pareil.
Je jouis jour et nuit. Géant, non ?
Le paradis.
ll fallait le faire.
On n'a peut-être pas embrassé cette fille depuis des années. Alors pourquoi pas ?
Terminal Island, en Californie,
prison fédérale pour hommes et femmes.
Je veux un bisou.
J'ai entendu parler de ces types-là.
Oui, on en a quelques-uns.
Viens ici et tu l'auras, ton bisou.
Oui, je fais cette pose.
ll a un corps magnifique.
C'est la première fois que je vois des bras de 58 centimètres.
ll est costaud de partout, ce mec.
DES PAGES ET DES PAGES SUR LOUlE FERRlGNO !
DÉJÀ VU DES BlCEPS COMME ÇA ?
J'ai lu des trucs dans des magazines sur la prise de poids et l'haltérophilie.
Et j'ai vu la photo d'Arnold.
Quand je l'ai vu sous tous ces angles,
photographié sous tous les angles, il était bien.
Je me suis dit .: ''C'est comme ça que je veux être. ''
Mon père est très grand et moi petit et au moins,
si je ne peux pas être aussi grand que lui, je serai aussi large qu'il l'était.
si je ne peux pas être aussi grand que lui, je serai aussi large qu'il l'était.
Essaie de dessiner une ligne droite.
Pour ne jamais oublier que tu dois avoir une ligne.
Oui, elle est là, ta ligne.
Et regarde ta main.
Oui.
Super.
J'aime bien ce que tu faisais dans Ironman.
Oui, c'est bien.
Lève la main.
Rappelle-toi un truc quand tu poses :
beaucoup de petits ont une habitude.
Quand ils posent, ils se cachent.
Pour la pose des bras, ils font ça.
Les grands n'hésitent pas à montrer leurs bras.
Ne fais jamais ça, ne te cache pas. Là, tu as fait ça.
Montre-leur. Montre-leur tout.
Fais le mouvement, ouvre l'ensemble du corps.
Refais-le.
Oui, super.
Aie l'air sûr de toi.
Bien.
Oui, vas-y !
Pose lentement.
Ça va les faire craquer.
Bon public ce soir, non ?
Ferme plus le bras. Bien.
Mike Katz.
31 ans, 1,85 mètre, 109 kilos.
Un des meilleurs culturistes amateurs du monde.
Mike est professeur de collège à North Branford, dans le Connecticut.
Montre-leur le dos, tourne-toi pour le dos.
C'est bien.
Une pose ''très musclée'' devant, comme ça, Michelle ?
Comme ça, les mains en bas.
Michael, montre-lui la pose très musclée.
Bien, ma fille.
- Tu sais faire ça ? - Moi je sais, papa.
Bon, fais-le. Vas-y, un bras.
C'est bien, c'est dur.
Touche ce muscle, comme il est dur, Michelle.
Touche-le, ici.
C'est pas dur, ça ? Oui !
- Touche le mien. - Le tien ?
Elle veut que tu touches. Ne me saute pas dessus.
Touche le tien.
- Rien, pas de muscle. - Rien ? Et celui de papa ?
- ll a un gros muscle, papa ? - Oui.
Vas-y, Mike, musclé, soulève.
Vas-y.
Bien.
Soulève.
Hop.
Allez, hop.
Je me souviens de l'époque
où on me bousculait souvent. Tous les gamins y passent sûrement.
Mais ça me touchait sans doute plus que les autres.
''Quatre-yeux ! Bigleux !''
''T'as des garde-boue rouillés. ''
''Ton vélo est moins beau que le nôtre. ''
''Petit Juif. ''
''Si t'es pas catho, t'es nul. ''
Quelquefois, quand les jeunes allaient danser,
je repartais à 23 heures.
Comme ça, sans raison. ''Je vais leur montrer. ''
Et j'allais courir sur une piste pendant deux ou trois heures.
Ou je rentrais soulever des poids.
J'ai participé à tous les sports de gamins, le hockey et tout ça.
Quand je suis rentré au lycée,
j'ai été sélectionné dans les équipes de football.
Mike Katz signe avec les Jets
Ça marchait très bien avec les Jets jusqu'au moment où j'ai été blessé.
C'était mon truc, d'être sur un terrain de foot où on me craignait.
Je voulais qu'on me pousse dans une cage, comme au cirque.
Avec des barreaux, des chaînes et tout. Et puis espérer
que tout le monde s'enfuirait en courant en me voyant arriver.
Applaudissons-le bien fort, Mike Katz.
Dans tous les concours que j'ai jamais gagnés
ou perdus, j'ai toujours été le plus applaudi
et eu la faveur du public.
Quand j'ai concouru pour M. Univers en 72,
en 73 et en 7 4,
je le savais, même si je n'ai pas gagné.
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