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Olga !
Fermez bien derrière vous en partant,
d'accord ?
Bonne soirée !
Le match entre Borg et McEnroe vient de se terminer.
Borg a remporté la victoire...
On m'a dit que je devais vous retrouver dans votre voiture !
Quel con !
Ils sont nuls, ces Français !
Igor est rentré ?
Dans sa chambre.
Il s'est pris un avertissement.
Pourquoi ?
Il a traité Brejnev de vieux con.
C'est quoi, cette histoire avec Brejnev ?
Ça va ! Tu te gênes pas, toi.
Mais pas en public, imbécile !
On pourrait avoir des ennuis.
Excuse-moi ! Je ne voudrais pas nuire à ta brillante carrière.
Ne me parle pas sur ce ton.
Allez...
Je dois faire mes devoirs.
Qu'est-ce que tu écoutes ?
De la musique occidentale !
Mais ne t'en fais pas, va !
Tes amis ont fermé la boutique. Bye bye, Queen !
Comme on s'y attendait,
les élections françaises se sont mal passées.
François Mitterrand a été élu avec 51 % des voix.
Il aurait l'intention de prendre des ministres communistes
dans son gouvernement.
Ils sont censés être nos alliés.
Il nous reste Margaret Thatcher.
Jamais ! Je ne les laisserai pas faire ça.
On ne peut pas compter sur les Français !
Nos relations avec Moscou sont très tendues
et il faut qu'on perde un allié !
T'étais où ? Ça a commencé !
Dans chaque magasin,
au fond de chaque cour, derrière une fenêtre,
il y a une mamie,
une de nos braves babouchkas, simple et discrète,
mais qui remarquera
ce que personne n'avait vu.
Buvons à nos babouchkas,
nos vraies sentinelles
face aux attaques impérialistes !
Permettez-moi de vous présenter
notre nouvelle recrue,
qui est loin d'être une babouchka...
Alina Samarova !
Merci !
Les filles, jacassez un peu moins
et travaillez davantage.
Qui marche en rang gaiement ?
Notre colonne de pionniers !
Gais, joyeux, toujours là où il faut.
Les pionniers léninistes.
Les léninistes arrivent.
- Sois prêt ! - Toujours prêts !
- Sois vaillant ! - Toujours vaillants !
Maintenant, entre les deux yeux.
Je devais tourner un film avec Ford.
Il ne s'est jamais fait, à cause d'une embrouille avec le studio.
Je ne sais plus.
Monsieur le Président, il se fait tard...
Je n'ai pas confiance en Mitterrand.
Il crée des remous pour offrir du temps à ses ministres communistes.
Cette affaire Farewell, c'est bidon.
Je l'espère sincèrement, monsieur.
Si cela s'avère vrai...
Les deux derniers noms de la liste.
Je veux savoir avant mon retour à Washington.
Les deux derniers ?
Pas un mot à Feeney !
S'il apprend que j'ai espionné dans son dos...
C'est peut-être le patron de la CIA, mais je suis celui des États-Unis.
Ce n'est pas plus simple de parler en russe ?
Excusez-moi.
Je ne peux pas...
À cause d'Igor et aussi à cause de Sergeï.
Tu ne peux pas passer ta vie à te sacrifier pour les autres.
- Tu es malheureuse, Natasha. - Ça suffit, démarre !
Démarre, il ne faut pas qu'on nous voie ici !
J'en ai marre des mensonges.
Pense d'abord à toi.
Quel genre de documents importants ?
Cela concerne la défense aérienne des États-Unis.
J'ai sous les yeux toutes les positions radar
installées sur votre territoire depuis 1976,
vos procédures codées pour déclencher une attaque
en cas d'attaque aérienne ennemie.
Dans la marge, annoté en russe,
il y a les clés pour les brouiller le moment venu.
J'ai aussi les codes pour entrer dans la Maison-Blanche,
les horaires des sociétés qui livrent le linge et la nourriture.
Et aussi les codes utilisés depuis 1959
par vos ambassades pour communiquer entre elles.
Je vois.
J'ai cru que tu ne viendrais pas.
Je pense que c'est une erreur.
Moi aussi.
Souriez ! Rappelez-vous votre propre mariage !
Photographiez-moi avec eux ! Voilà !
Bien sûr camarade, je suis photographe professionnel.
Rapprochez-vous.
Un sourire !
Merci.
Quoi ?
J'en profite pour remercier une nouvelle fois la CIA,
en la personne de M. Feeney, son directeur,
pour cette précieuse collaboration.
Si vous permettez, M. le Président,
je vais poursuivre en français.
Combien d'agents travaillent dans ce service ?
Qui le dirige et depuis quand ?
Nous avons eu vent de ce VPK il y a longtemps.
C'est comme le monstre du Loch Ness !
C'est incroyable.
Vous en êtes sûr ?
40 % ?
Vous imaginez les sommes en jeu ?
Ça n'a pas de sens.
Donner à l'ennemi des informations pour l'appâter
puis lui servir des mensonges, c'est une tactique éculée.
Mais vous le savez...
Absolument.
Mais Farewell est la meilleure source de tous les temps,
monsieur le Président.
Assez !
Pas si vite !
Où allez-vous comme ça ? Que faisiez-vous dans cette voiture ?
Vos papiers ?
Espèce d'abruti !
Mais quel abruti !
Pas possible, ça !
Allez ! Dans la voiture !
C'est mon cousin de Leningrad !
Il est muet de naissance.
Bonsoir.
Bonsoir.
Venez par là.
Salut Igor !
Bonne journée ?
Tu t'intéresses à ce que je fais, maintenant ?
Super journée !
On a étudié...
les vertus du plan quinquennal sous Khrouchtchev,
résolu des équations différentielles,
débattu de la pauvreté à New York et il y avait des patates à midi.
Tout est formidable !
C'est qui la dame avec ta mère ?
Elle vient voir les chiots, suite à l'annonce de maman.
Sergeï, tu as vu le livre sur les races de chiens ?
Sergeï !
Le livre sur les races de chiens ?
Je l'ai feuilleté l'autre soir.
Où ça ?
Regarde sous le canapé.
"C'est qui la dame avec ta mère ?"
La honte !
Écoute Igor... Dans les couples, il y a des moments...
Arrête ton baratin, d'accord ? Tu me mens,
tu mens à maman, tu mens à tout le monde !
C'est ta nature !
Une déformation professionnelle !
Laisse-nous en dehors de tous tes mensonges, d'accord ?
C'est les lâches qui mentent ! Et les traîtres !
Fais-moi voir !
Tu es devenu complètement fou ?
Reste assis.
Ne touche pas, surtout ne touche à rien.
T'en fais pas, je dirai rien.
Mais ne me donne plus de leçons.
Sors de ma chambre.
Sors de ma chambre !
Tu es devenue folle ! Tu ne te rends pas compte.
Je n'ai pas pu résister. Il fallait que je voie où tu vis,
comment elle est, comment elle te parle,
comment vous vivez... ensemble !
C'était plus fort que moi.
Tout est allé trop vite.
Prenons juste un peu de temps,
pour y voir clair.
Sergeï, pardonne-moi.
Je ne comprends pas.
Pardonne-moi pour le mal que je t'ai fait.
Sergeï, je suis toujours avec toi,
quoi qu'il arrive.
Bonjour. Quel est le problème ?
Bonjour, camarade capitaine !
Hier, ma femme et moi sommes rentrés à 4 h du matin.
Il n'y avait personne ici
pour noter notre retour dans votre cahier !
Excusez-moi, mais je trouve ça grave.
Apporte le cahier.
D'après vos documents, je suis toujours dehors,
alors que je suis ici même, en train de vous parler !
Hier, nous manquions d'effectifs au niveau d'une ambassade.
C'est exact.
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