200 baris pertama.
J'ai besoin de fric, d'un job. Tu peux me trouver ça ?
Tu as dit que tu le ferais.
J'aimerais faire une pub
Un talk-show de fin de soirée ?
J'ai besoin de fric et d'opportunités.
Je veux me produire dans un café théâtre, comme le Laughing Hut.
Ouais, je t'y verrais bien.
Tu peux m'avoir ça ?
Oui, je peux t'avoir tout ça. Bien sûr !
Mais je ne peux pas attendre. Il faut que ça bouge maintenant.
- Mais oui ! - Alors, faisons-le.
- Occupe-toi de ça. - Je comprends.
La gloire, la fortune, il n'y a que ça.
N'écoute pas les gens qui disent le contraire.
Sans ça, t'es personne.
Mais ça ne se fait pas tout seul. Il te faut des gens.
J'ai l'impression que tu ne m'écoutes pas du tout.
Si, tu t'encroûtes. Personne t'engage. Tu veux que ça bouge.
On te trouvera un agent, un manager.
Tu pourrais changer un peu aussi.
Ajoute une marionnette à ton spectacle.
La ventriloquie revient à la mode.
Pas du tout. Qui t'a dit ça ?
- Des gens. C'est vrai. - Pas du tout.
Mais si.
Prends une marionnette qui te ressemble.
Je l'imagine bien.
- Personne fait ça. - Mais si.
- Non. - C'est super.
C'est quoi, cette idée de marionnette ?
Ça fait des mois que tu ne me trouves rien.
Pas d'agent, pas de manager.
Tu ne m'as présenté personne.
Ça prend du temps.
Tu fais quoi, au juste ?
Tu fais quoi ?
Qu'est-ce que tu veux dire ? Je fais tout.
Un attaché de presse sans site web ?
- Sans numéro de téléphone ? - Si. Attends.
- T'es attaché de presse ? - Oui. Huit dollars ?
- T'es attaché de presse ? - Oui.
- Tu as d'autres clients ? - Laisse-moi compter.
Un.
Deux.
Trois.
- Je te vire. Je te lâche. - Quoi ?
T'es viré.
- Et notre relation d'affaires ? - Qu'est-ce que ça veut dire ?
- Et le pourboire ? - Quelle relation ?
Arrête. Tu ne penses qu'à toi.
T'en as rien à faire de moi.
C'est faux. Je pense à nous deux.
J'ai besoin de toi.
Pas moi.
Vas-y, arrache-moi le cœur. J'ai pas besoin de toi.
Je trouverai quelqu'un de mieux. Tu verras !
Je trouverai quelqu'un !
Le patient, en gros, n'est personne.
Pas de famille, pas d'amis.
Sa condition est étrange, c'est le moins qu'on puisse dire.
Il pense comme un enfant de cinq ans
ou un labrador.
Il comprend très peu de choses
et se laisse facilement mener par le bout du nez.
Observez. Veuillez vous lever.
Levez-vous. Debout.
Voilà. Parfait.
Mettez votre main sur la tête.
Vous voulez bien ? La main sur la tête.
Sur la tête. Oui.
Sur le nez ? Touchez votre nez de votre doigt.
Oui, c'est ça. Et le menton ?
Pouvez-vous trouver votre oreille ?
Oui. C'est bien. Asseyez-vous.
Vous pouvez vous asseoir.
Assis.
Non, assis. C'est terminé.
Voilà, assis. C'est bien.
C'est bien, on a fini. Bon travail.
Excellent travail. Bravo.
- Vous voyez ? - De quoi s'agit-il ?
Une régression en âge ?
En partie, sûrement provoquée par un traumatisme sévère.
La mort d'un proche ? C'est dur à dire.
Le patient a perdu la parole.
Je vois.
Il n'est pas sourd et muet, au sens propre du terme.
C'est indéfinissable sur le plan médical.
Son état est-il réversible ?
Avec les soins adéquats, une thérapie d'exposition
et une thérapie cognitivo-comportementale,
et si nous arrivions à créer des liens significatifs,
il pourrait regagner une certaine compréhension du monde,
sa capacité à parler et ses émotions.
Fascinant.
Quel est le premier plan d'action ?
L'État ne paiera jamais pour tout ça,
alors on va l'envoyer en ville par le premier bus.
Don, c'est Lenny !
Tu sais même pas pourquoi je t'appelle.
Si, c'est pour ça que je t'appelle. Mais écoute
Non, je parle de représentation.
Allô ? Et zut !
J'y crois pas. Non, mais j'y crois pas !
Mikey, je t'en prie.
Je t'en supplie.
J'ai besoin d'un client.
Non, ne m'insulte pas.
Je suis un vrai attaché de presse.
J'obtiens des trucs.
ENTRÉE DES ARTISTES
Quoi ? Vous rigolez ?
Non !
J'y crois pas !
Allô, Armando ?
Oui. Ça va, mon pote ?
Et merde.
Attends, je te rappelle.
ATTACHÉ DE PRESSE À ENGAGER
Lenny de Starmaker Publicity.
Désolé, je ne vois pas votre nom sur la liste.
Avec quelle société de production ?
Je suis avec
Je suis un attaché de presse célèbre.
Vous l'avez dit.
Je ne suis pas un crétin quelconque, si vous voyez.
Non, pas du tout.
Écoutez. Je peux vous donner de l'argent.
Un petit peu. Pas maintenant, mais plus tard.
Je me trouve un client, et je vous reverse une partie des profits.
Bim, bam, boum. On devient quelqu'un.
Je vais vous demander de partir.
Non, attendez.
Je vous filerai cinq dollars. Allez !
Laissez-moi entrer.
Laissez-moi entrer.
Laissez-moi entrer.
Comment ça, il ne veut pas sortir de sa loge ?
Il a dit qu'il avait perdu le personnage.
J'en ai ras le bol de sa méthode Actors Studio.
C'est n'importe quoi.
Tout ce qu'il a à faire, c'est se placer et dire son texte.
Spencer Tracy a dit ça.
Si ça lui convient, à moi aussi.
Appelle-le-moi.
Il dit que les téléphones n'ont pas été inventés.
Les loges avec la clim non plus,
mais ça ne le dérange pas d'y rester toute la journée.
- Tire-toi ! - On est bloqués.
- Tire-toi ! - Trouve un truc.
Et vite !
Putain de merde.
Monte.
Viens là. Oui. Monte. Tu parles anglais ?
Viens, j'ai un travail à te proposer.
Viens, ce sera génial. Je te promets.
Ouais, voilà. Il fallait les garder. Tant pis.
7 ANS DE RÉFLEXION
Un latte. Pronto.
OK. Apporte un latte vite fait.
Du nouveau ?
M. Bingsley est dans sa loge.
- "Sir." - Pardon ?
Il faut l'appeler "Sir Bingsley".
Évitons une autre crise comme hier soir.
Sir Bingsley est toujours là.
On tourne avec la deuxième équipe, mais les acteurs s'impatientent.
Personne n'est parti.
Chad Luxt est allé se défouler et reviendra.
- Il a bu ? - Pas encore.
Et Christiana ?
Ça va. Elle est en visio avec l'Ouganda pour planifier une visite caritative.
Allez, allez, allez !
C'est quoi, le plan ?
Lui.
J'y crois pas !
Sir Bingsley. Puis-je entrer ?
C'est quoi, ce nom de desperado ?
Je réponds qu'à un seul nom !
C'est Billy the Kid.
D'accord, Billy the Kid.
Non, attends.
Tu peux garder "Sir" quand même.
Pardon ?
Sir Billy the Kid. Ça me convient parfaitement.
Je trouve que ça sonne bien.
T'as qu'à m'appeler comme ça maintenant.
Ouais, t'as qu'à le dire à tout le monde.
C'est Sir Billy the Kid à partir de maintenant.
Écoute-moi, connard.
Soit t'es "Sir" et un acteur anglais,
soit t'es Billy the Kid, mais tu peux pas être les deux.
C'est bon. J'en ai marre de tes conneries.
Ras-le-bol !
Tu nous gonfles et tu vaux rien.
Regarde ce mec.
Pourquoi ?
C'est ton portrait craché.
Il ne me ressemble pas du tout. Il est trop petit.
Il fait la même taille. Il n'a pas de talonnettes comme toi.
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