पहली 200 पंक्तियाँ।
Bonsoir, Sir John.
Faites excuse, monsieur.
On s'est rencontré sur cette route, l'autre jour
moi, j'ai dit : "Bonsoir"
et vous : "Bonsoir, Sir John".
Cela se peut.
De même ce soir.
En effet.
Pourquoi Sir John, quand je ne suis que Durbeyfield, le revendeur ?
Simple lubie ! Je suis le pasteur Tringham... au fait !
J'ai découvert vos origines dans les archives,
pour l'histoire du comté.
Les antiquités m'intéressent.
Durbeyfield, vous descendez en droite ligne
des Chevaliers d'Urberville.
L'ignoriez-vous ?
Je ne le savais pas.
Levez la tête, que je saisisse votre profil.
Le nez et le menton d'Urberville.
Un peu dégénérés, mais malgré tout...
Nom d'un nom !
D'après les archives, vous descendez de Sir Païen d'Urberville
qui vint avec Guillaume le Conquérant.
Et je mange de la vache enragée depuis des années !
Je croyais que vous en saviez quelque chose.
J'ai bien une vieille cuillère en argent et un cachet gravé
mais je ne m'en suis jamais soucié.
Où on demeure, les d'Urberville, à présent ?
Nulle part.
Vous gisez dans vos caveaux de famille,
à Kingsbere-sub-Greenhill
avec vos effigies sous des baldaquins de marbre.
Et où sont nos châteaux ?
Vous n'en avez pas.
Pas de terres, non plus ?
Aucune ?
Vous en possédiez en abondance, jadis.
Mais qu'est-ce que je peux faire ?
Ah... cela...
Rien à faire ?
Rien de rien.
Si ce n'est que vous humilier, en songeant
combien les puissants sont tombés !
Bonne nuit... Sir John.
Si on prenait
une bière ensemble.
Elle est fameuse, à la "Bonne Rasade".
Mais moins bonne que chez Rolliver.
Sir John d'Urberville.
Voilà qui je suis.
Qu'est-ce que c'est ?
Le bal champêtre annuel !
Où sont vos cavaliers ?
Ils n'ont pas fini le travail. Ils ne vont pas tarder.
Voulez-vous êtes des nôtres ?
Volontiers, mais un garçon ne suffira pas.
C'est toujours mieux que rien.
Danser n'est pas drôle, si on ne vous pince pas la taille !
- Que vas-tu faire ? - Je veux m'amuser. Venez !
Non, quelle sottise ! Suppose qu'on nous voie !
Continuez ! Ne m'attendez pas, je vous rejoindrai.
Seigneur ! Mais c'est ton père qui rentre en chariot !
Dans tout le Wessex, personne n'a des squelettes aussi nobles !
Père est fatigué.
Il a pris le chariot parce que notre cheval est mort.
Tu le sais bien.
J'ai des rangées d'ancêtres chevaliers !
Je suis contente que tu sois revenue.
Où vas-tu ?
Me changer pour vous aider.
Attends ! II faut que je te raconte.
On a découvert qu'on est de la plus grande noblesse du comté
venant de très loin, d'avant Oliver Crumble
aux temps des Turcs païens
avec des monuments, des caveaux, des écussons
des armoiries, et Dieu sait quoi encore !
C'est pour ça que Père a fait une telle mascarade ?
Notre vrai nom, c'est d'Urberville.
Alors, s'il est rentré en voiture, c'est pas qu'il a bu.
Où est-il, maintenant ?
Un pasteur lui a raconté la généalogie.
Mais où est-il ?
À dire le vrai,
il était tant agité, qu'il est allé chez Rolliver prendre des forces.
Des forces au fond d'une chope de bière !
Bon. Je vais le chercher. Je reviens tout de suite.
Sois donc gentille, couche les loupiots.
La voilà.
C'est ça ?
La cuiller est petite
mais la famille était grande !
Jack, j'ai un projet.
On avait des terres, des châteaux...
Écoute-moi donc !
Ça va-t-y rapporter ?
C'est bon d'être parent à un carrosse, même sans rouler dedans.
J'ai réfléchi, depuis la nouvelle.
J'ai un projet.
Au fait, femme
retrouve-moi ce foutu cachet, ou tu auras affaire à moi !
Écoute
il y a une grande dame du nom d'Urberville, près de Trantridge.
Elle n'est rien, comparée à nous.
Une branche cadette, sans doute.
Je parie qu'elle ne va pas si haut que le roi Normand !
Peut-être bien, mais elle est riche.
Ça nous fait une belle jambe !
Sait-on jamais. Il faut envoyer Tess se réclamer d'elle.
Se réclamer ?
Pourquoi que deux branches d'une famille
ne se feraient pas visite ?
Ça la mettrait sur la voie d'un bon mariage.
Alors, qu'elle y aille dès demain. Arrosons ça !
Ah, te voilà ma chérie. On allait partir.
Vous voulez que je fasse la mendiante !
Mendiante ? Que racontes-tu là ?
Ils sont de la famille !
S'ils étaient dans le besoin, je les accueillerais avec joie.
Il faut prendre de bon gré les hauts et les bas.
Tu dois aller lui demander de l'aide dans nos embarras présents.
Si cette dame daigne me recevoir
encore heureux qu'elle soit aimable.
N'espérez pas qu'elle nous aide.
Taratata ! Belle comme tu es,
tu pourrais la persuader de n'importe quoi.
J'aimerais mieux trouver de l'ouvrage.
Durbeyfield, décide, toi !
Si tu dis qu'elle doit y aller, elle ira.
Dis-moi, fillette, veux-tu aller
chez Madame notre parente ?
J'aimerais mieux pas.
Voilà ! Elle ne veut pas !
Mes enfants n'ont pas à être les obligés de parents inconnus.
Je suis le chef de la plus illustre branche de la famille.
Et je tiendrai mon rang !
Tu fais bien le malin avec tes ancêtres.
C'est pas eux qui nous paierons un autre cheval !
Mais c'est tout neuf !
Eh bien, ma belle... que puis-je faire pour vous ?
Je suis venue voir Mme d'Urberville.
Hélas, c'est impossible, elle est infirme.
C'était pour affaires ? Je suis son fils.
Ce n'était pas pour affaires, c'était...
Je sais à peine pour quoi.
Mais pas pour affaires, monsieur.
Pour le plaisir, alors ?
Oh non, monsieur.
C'est tellement fou...
je ne saurais le dire.
Qu'importe ! J'aime les folies.
Essayez.
Je suis venue, Monsieur, vous dire que
nous sommes de la même famille.
Des parents pauvres ?
Stoke ?
Non, d'Urberville.
Oui, d'Urberville, bien sûr.
Dites-moi
aimez-vous les fraises ?
- Oui, quand c'est la saison. - Ici, ça l'est déjà.
Notre nom, c'est Durbeyfield, mais
il est prouvé que nous sommes des d'Urberville.
Des antiquaires le soutiennent
alors, mère a voulu qu'on se fasse connaître
car notre cheval est mort, et...
nous sommes de la plus vieille branche.
Je comprends.
Ainsi, vous êtes venue nous faire une visite de courtoisie
de parente à parents.
J'imagine.
Ma foi... il n'y a pas de mal à cela.
J'aimerais mieux la prendre dans ma main.
Ne soyez pas si farouche, jolie cousine.
C'est la place idéale... croyez-moi.
Ça fera de vous un vrai bouquet !
Ça pique !
Ah cousine ! II faut souffrir pour être belle.
Je n'ai pas grand faim, je vous assure.
Baliverne !
II faut manger avant de partir.
La route est longue.
Je verrai ce que je puis faire pour vous.
Mais Tess
pas de bêtises à propos de d'Urberville.
Durbeyfield seulement, d'accord ?
C'est un nom tout autre.
Je n'en désire pas de meilleur.
..."et en ce qui concerne votre fille, suite à sa visite,
"nous vous informons de notre désir
"de la prendre éventuellement à notre service
"pour l'entretien d'un poulailler
"de conception moderne.
"Après une période d'essai, si votre fille donne...
"donne satisfaction
"nous lui garantissons une chambre confortable et de bons gages.
"Une prompte réponse nous obligerait infiniment."
Ainsi donc, tu les as conquis ?
Faites-moi voir cette lettre.
Qui l'a écrite ?
Qui ? Mme d'Urberville, pour sûr.
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