Paul McCartney: Man on the Run

Paul McCartney: Man on the Run

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[𝗖𝗼𝗳𝗳𝗲𝗲𝗣𝗿𝗶𝘀𝗼𝗻] 𝗣𝗮𝘂𝗹 𝗠𝗰𝗖𝗮𝗿𝘁𝗻𝗲𝘆: 𝗠𝗮𝗻 𝗼𝗻 𝘁𝗵𝗲 𝗥𝘂𝗻 (𝟮𝟬𝟮𝟲) 𝗣𝗩-𝗔𝗠𝗭𝗡 𝗪𝗘𝗕
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𝗦𝗼𝘂𝘀-𝘁𝗶𝘁𝗿𝗲𝘀 : 𝗟𝗼𝘂𝗶𝘀𝗲 𝗠𝗮𝗰𝗾𝘂𝗲𝗿𝗼𝗻 *𝟶𝟷𝚑 𝟻𝟻𝚖 𝟸𝟽𝚜

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Publié le: 2026-02-28
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Les 200 premières lignes.

Bon… Un, deux, trois, quatre.

Qu'est-ce qui compte le plus pour vous ?

La paix intérieure.

- Vous pouvez élaborer ? - Pas vraiment.

Bon…

Ça fait une heure qu'on tourne en rond.

Je sais, on passe à autre chose.

Ça fonctionne vraiment que sur la dernière phrase.

On l'oublie.

Quand j'entends quelqu'un maudire Paul McCartney,

je suis souvent d'accord.

Quand on m'a accusé d'avoir séparé les Beatles,

d'être étouffant, et tout le reste,

j'y ai cru.

Je me suis dit : « Je suis ce genre d'enfoiré. »

Ça vous laisse dans une espèce de désert.

Mais ce qui s'est passé,

c'est qu'un jour, John a dit qu'il quittait les Beatles.

Il a dit : « C'est plutôt excitant.

C'est comme annoncer qu'on veut divorcer. »

J'ai pensé : « Qu'est-ce que je vais faire ? »

Parce que ça avait été toute ma vie.

J'avais grandi, j'étais allé à l'école,

et il y avait eu les Beatles.

C'était comme une énigme à résoudre.

FIN

On peut se vanter et dire : « On va durer dix ans. »

Je nous donne trois mois.

LES BEATLES À NEW YORK !

Les Beatles !

On ne peut pas jouer la même musique jusqu'à nos 40 ans.

À 40 ans, on ne saura peut-être plus écrire de chansons.

PAUL MCCARTNEY DÉPLOIE SES AILES

À l'AUTOMNE 1969, JOHN LENNON QUITTE LES BEATLES. PERSONNE N'EST AU COURANT.

PAUL DISPARAÎT. IL A 27 ANS.

Il est 12 h 38.

Il se passe quelque chose de bizarre avec les Beatles.

Paul, des Beatles, serait mort.

PAUL MCCARTNEY MORT LE CANULAR

« Paul McCartney est-il mort ? »

NOVEMBRE 1969

Cette question agite

L'Amérique et le monde entier.

On dirait que les Beatles sont rassemblés autour d'une tombe.

Au dos de l'album, Paul nous tourne le dos.

On dit même qu'il serait mort il y a trois ans

dans un accident de voiture et remplacé par un sosie.

Michael McGear, votre frère, Paul McCartney, est-il vivant ?

C'est un canular sans aucun fondement.

FRÈRE DE PAUL

Quand avez-vous vu votre frère ?

La dernière fois ?

À son enterrement.

Le Mull of Kintyre en Écosse.

En gaélique : « fin de terre ».

Dans le village, on dit souvent…

On dit juste : « Oui, le Beatle est là. »

« Il est à la ferme. »

Pas mal.

À terre. Baisse-toi.

Et essayez pas de filmer ou vous aurez des problèmes.

Il me semble que je lui ai jeté un seau au visage.

Et qu'il l'a pris en photo.

J'ai décidé d'aller lui parler.

« On accepte de poser pour votre photo

en échange de la photo avec le seau. »

Je ne voulais pas qu'on se mette à dire :

« Il est ici, et il jette des seaux. »

L'AFFAIRE DU BEATLE « DISPARU » PAUL TOUJOURS PARMI NOUS

Paul étant millionnaire,

j'imaginais une résidence luxueuse.

J'avais tort.

Paul, sa femme, Linda, et leurs deux enfants

vivent dans une ferme délabrée,

où même un ouvrier agricole hésiterait à emménager.

On était venus s'échapper, mais je n'y arrivais pas.

Fini, les Beatles.

C'était ma vie.

Je pensais que je n'écrirais plus jamais de musique.

J'étais au fond du gouffre.

« Une goutte de whisky ne va pas me faire de mal. Pourquoi pas ? »

« Puis une deuxième. J'ai nulle part où aller. »

Ça a duré quelques mois, et je me suis mis à trop boire.

Mais j'avais beaucoup de chance parce que j'avais Linda.

8 MOIS PLUS TÔT

À Londres, l'heure est aux larmes.

Le dernier célibataire des Beatles se marie.

Paul McCartney a épousé la New-Yorkaise Linda Eastman.

La belle-fille de Paul, Heather,

se frayait un chemin à travers la foule de fans hystériques et en pleurs,

fondant sur les mariés qui se dirigeaient vers leur auto.

Pourquoi pleurez-vous ?

Pourquoi ces pleurs ?

Calmez-vous et dites-moi ce que vous ressentez.

Je pense que c'est… merveilleux !

- Vous ne devriez pas être en cours ? - Si.

Mme McCartney, félicitations.

Qu'est-ce que ça fait d'avoir épousé

l'un des plus beaux partis au monde,

au grand dam de ces dames ?

Je suis heureuse d'être mariée.

C'est drôle, on s'imagine…

« Et ils vécurent heureux, à tout jamais. »

Cendrillon et le prince.

Ce n'est pas si facile.

Il a dit : « J'ai une ferme, tu ne vas pas aimer. »

Mais c'était tellement beau.

Au bout du monde.

Loin de la civilisation.

J'étais soulagée.

CUI CUI CUI

BONJOUR !

C'était comme si on nous avait donné cette nouvelle vie

et qu'on devait se débrouiller.

J'ai dit : « Perdons-nous ensemble.

Évadons-nous et retournons aux sources. »

On a eu une fille, Mary.

J'ai adopté la fille de cinq ans de Linda.

FILLE

Et j'ai recommencé à composer.

Il y a eu beaucoup de tragédies…

FILLE

… mais maman disait :

« Chantons, faisons de la musique, soyons ensemble. »

On a des chevaux et des moutons. On cultive nos légumes.

On est devenus végétariens.

C'est le seul endroit

où on peut retourner à la nature dans ce monde dénaturé.

Je ne suis pas doué pour réparer les toits.

Il voulait s'ancrer dans une vie ordinaire.

Parce qu'appartenir aux Beatles, c'était l'inverse de ça.

Ils pensent que je vais attiser la révolution.

C'est le contraire.

On vend ça comme du savon.

De plus en plus, jusqu'à ce que la ménagère pense :

« Il n'y a que deux produits : La paix ou la guerre. »

Les Beatles s'étaient séparés, mais pratiquement personne ne le savait.

Notre manager nous a dit : « Pas un mot à personne.

Je vais réclamer un meilleur contrat à Capitol Records. »

On s'est mis d'accord pour ne rien dire.

DIVORCE ! NON !

John prenait son pied.

Les Beatles, c'est un monument ou un musée.

DÉCEMBRE 1969

Cette époque ne veut pas de musées.

Les Beatles sont devenus un musée, il faut qu'ils disparaissent.

N'existe-t-il pas de façon plus positive de protester

que rester au lit ?

John s'est mis à écrire ses chansons, et moi aussi.

On s'est éloignés.

J'ai dû regarder en moi-même,

regarder mon monde

et y trouver quelque chose d'autre que les Beatles.

LONDRES JANVIER 1970

Il avait deux alliées au début de cette nouvelle aventure.

Linda, d'abord, mais aussi une page blanche.

Au début de l'album, il y a un grincement de porte.

C'était notre porte de derrière, j'ai trouvé ça cool.

On était à la maison.

J'avais un enregistreur à quatre pistes,

on n'avait qu'à brancher les micros au dos.

C'était la première piste.

Ne pleure pas, ma petite.

Ne pleure pas.

Papa va te chanter une berceuse.

Et j'y ai ajouté une guitare.

Puis une basse.

J'ai inventé plein de morceaux.

J'adore inventer des trucs.

C'est la liberté.

Il a plus ou moins inventé le « lo-fi ».

AUTEUR

Le rock alternatif commence avec McCartney, en fait.

Que faisait-il vraiment ?

DIRECTEUR CRÉATIF

Il expérimentait.

Soudain, j'avais un album.

Je n'avais pas abandonné.

Pour écrire, j'ai toujours eu besoin de m'isoler.

Au tout début, c'était dans les toilettes.

Plus tard, je me mettais dans un placard sous les escaliers

pour échapper au monde,

pour avoir mes pensées les plus secrètes.

Allez, allez.

Ça commence par un accord,

et on voit où ça mène, comme une piste de miettes de pain.

Des souvenirs.

Des regrets, peut-être.

Ou même l'avenir.

Parfois, on romance les personnages.

Mais, évidemment, c'est toujours soi-même.

Si vous avez un problème, vous pouvez le résoudre en chanson.

C'est la thérapie ultime, je trouve.

Un jour, j'étais à Abbey Road.

PRODUCTEUR

Paul écoutait l'album dans la numéro deux.

J'ai passé la tête,

et il m'a fait signe d'entrer.

Je suis resté là à écouter cette chanson.

J'ai demandé qui l'accompagnait.

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