Les 200 premières lignes.
Jessica, téléphone !
Jonathan, annule mon rendez-vous.
Conor, amène-toi. Conor ?
- Mon déjeuner ! - Mon mot de passe ?
Rachel, où étais-tu ?
Hé, Machine !
J'arrive.
J'ai dit "sans oignons". L'oignon, c'est fatal.
Dans le sens où ça me tuerait.
Oui, c'est interdit de faire un double. Mais ma patronne en veut un.
Et ce qu'elle veut prévaut sur n'importe quelle loi.
Je suis diplômé en sociologie et je n'ai rien de mieux à faire.
Allez-y, mettez-moi en attente.
Je ne raccroche pas tant qu'il n'a pas sa place en première.
PRESSING
Je viens !
Je viens.
Je viens.
Tammy, bonjour.
Il m'a chargé de vous informer que c'est fini entre vous.
Quittez l'appartement avant ce soir.
Pour qui tu te prends ? Je veux parler à Richard.
Passe-moi ce connard.
Dépose ça chez mon toubib. Qu'elle reste tiède.
Demande si c'est contagieux.
Savourez la liberté. Sauvez-vous.
- Tu veux m'affamer ? - Non.
Mon corps est en train de s'autodigérer. Commande-moi le truc
du resto avec le serveur gay.
Vous reprenez un dîner ?
Débrouille-toi pour que le compteur soit à 10 000 pas avant demain.
Sans quoi Yuvus croira que je ne fais pas mes exercices.
Compris.
Dieu merci, j'attends depuis si longtemps.
Gratin de pâtes à la truffe, salade de kale...
et un hamburger.
Quarante-cinq minutes ? Cinq, ce serait faisable ?
Non ?
D'accord, je serai encore là dans 45 minutes.
Et jusqu'à la fin des temps.
Taxi !
J'attends mon patron.
Rick Otis. Vu à la télé et dans le magazine Forbes.
- L'allée est réservée aux membres. - Oui.
J'appelle ma copine. Suze. Une vraie beauté.
Suze, Rick travaille tard. Je peux te retrouver après...
Je me tire.
Alors, vous allez investir ?
Oui, quand ils arriveront...
à calligraphier "mon cul" en japonais, du bout de la bite.
Vas-y.
Pensez sauté de cabillaud.
Oursin fondant en bouche. Carottes au beurre, purée, oignons frits.
- D'accord. - À demain.
Quoi ? Tu viens au bureau avec moi.
- Je commande à dîner ? - Bien sûr que non. J'ai bu mon jus.
- Parfois, vous mangez après. - Ferme la portière.
Tenez, Kirsten.
Alors...
Demain matin, on publie le portrait d'Alex Morgan.
Et l'interview de Belichick l'après-midi.
Belichick attendra. Josh écrit encore comme au Post.
Au Line Up, on veut l'histoire derrière le score.
Il faut quelqu'un pour réviser ça.
- Tu as rapporté ma veste bleue ? - Oui.
Après deux heures de route, j'ai pu parler à une vendeuse.
On a pleuré, mais vous êtes remboursée.
- Je la veux, finalement. Ensuite ? - Oui.
Vous devez confirmer le mariage de Polly, la fête prénatale d'Annie,
celle de Bridget, l'anniversaire du fils d'Alice.
Pour son mariage, Jane veut vous loger avec Helen, qui est seule aussi.
Je dois lui confirmer
que je vais claquer mille dollars pour une nuit
dans un lit superposé, comme à la colo ?
Non.
Mon site n'a même pas un an.
Je ne peux pas aller aux anniversaires de tous les mioches du monde.
Dis non à tout, envoie un cadeau à 200 $.
À 200 $.
Je devrais entendre trois fois plus d'idées !
J'en ai une. Peut-être.
Ça demande à être développé. C'est presque rien.
Tu commences par me dire que c'est nul. Formidable.
Ça s'appelle les Géri-olympiades.
Les JO des personnes âgées.
Athlétisme, ping-pong, mini-basket et même haltérophilie.
C'est vrai, pas mal de gens trouvent ça ridicule.
Mais ça leur donne une raison de vivre. Beaucoup de participants
étaient des athlètes qui n'avaient jamais pu...
vivre leur rêve.
Pardon, le sport a tendance à m'émouvoir. Ça peut vraiment apporter...
Votre dîner.
Je descends le chercher.
Je fais quoi, demain ?
Déjeuner chez Ai Fiori.
Kiki veut vous voir pour le divorce.
Dis-lui de se foutre par la fenêtre.
- Et si elle appelle ? - Dis-lui qu'elle ne divorce pas.
C'est moi.
Dis à mon avocat de l'attaquer pour avoir osé demander le divorce.
- Juridiquement... - C'est quoi, cette merde ?
Le projet scientifique de votre fils.
Je joue sur l'adage : "Si la vie te donne des citrons..."
C'est une pile au citron...
Où est mon dîner ?
Vous aviez dit que...
Pas de souci.
Ça vient.
Je commande chez vous un jour sur deux.
Vous savez que je peux payer. J'ai trois cartes de crédit.
- Et par chèque ? - Non. Cash.
Et si je paie le triple demain ?
Non. Cash.
Et si je vous dis qu'en réalité, je suis une vieille gitane
capable de maudire votre famille ?
Non. Cash.
Comment ça, vous n'avez pas
de boeuf de Kobe mariné au safran ?
Je ne peux pas monter demander de liquide. Soyez cool,
ou je devrai vous détrousser.
Salut. C'est pour qui ?
- Pour moi. - Pour 31,32 $, c'est à vous.
J'ai justement du cash plein les poches.
Non. C'est le dîner de ma patronne.
Si je ne lui apporte pas fissa, je suis virée.
- Vous me prêtez de l'argent ? - Non.
C'est pour mon patron. S'il ne l'a pas fissa,
- il me vire. - Mais non. Regardez-vous.
Entre potes de lacrosse et potes de fac, vous avez le réseau
qui vous assure d'aller loin sans le mériter. Il me faut ce dîner.
Trente-deux, gardez la monnaie. Merci.
C'est une blague ? Je m'en souviendrai.
- C'est ça. - Attendez !
Il y a deux repas. Un pour moi, un pour elle. On partage ?
Un pour elle, un pour votre patron. Pitié, on est au niveau DEFCON 5.
DEFCON 5, c'est quand tout va bien, en temps de paix.
DEFCON 1 ! Peu importe.
C'est quoi, les repas ?
Je lui monte le gratin à la truffe.
Et vous, le burger.
Un vulgaire burger, pour un gourmet ?
Ça va le faire.
Soudain, c'est un cheeseburger à la truffe et au chou kale.
Un burger étoilé. Je garde le cornichon.
- Non. - Quoi ?
Pas de burger sans cornichon.
Remboursez-moi demain, avec 8 % d'intérêts. En liquide.
J'ai l'air d'avoir les moyens ?
Je vole mon papier toilette au bureau.
Apprenez à avoir du cash sur vous.
Apprenez à passer commande à temps.
Vous savez, le fameux cornichon ?
J'ai menti. Il est pour moi.
C'est monstrueux.
- Bonsoir. - Arrive avant moi, demain.
D'accord. À quelle heure, du coup ? Votre gratin. Non ?
- Allô ? - Je suis là.
Trop tard, je suis couchée.
Parfait, je te rejoins au lit.
Je dors, chéri.
Je vais te réveiller. Avec mon pénis.
Enfin, non. Tu seras réveillée avant qu'il te touche.
J'ai une séance photo très tôt.
Sans mes huit heures, je serai bouffie.
- Je t'appelle demain ? - Oui. Fais de beaux rêves, princesse.
Tu peux me réveiller.
Avec ton pénis.
...sûrement la dernière action du match.
Kellogg lance...
La balle est déviée, mais il la réceptionne !
Il l'a eue !
Tu ne dors pas ? Salut !
Et ton rencard ?
Super. Il est dans ma chambre, il boit un Gatorade
pour se remettre de nos ébats torrides.
- Pas mal. - C'est vrai ?
J'ai travaillé tard, j'ai annulé.
J'ai adoré l'article de Kirsten sur les fans de Cleveland.
- Je l'ai partagé un max. - Oui.
J'ai adoré aussi. Et la soirée ?
On a vu Gilbert.
Tu ne l'avais pas vu...
Qu'ils ont baisé dans les toilettes d'un train ?
- Tu lui as dit ? - Non, j'ai compris le mime.
Je lui dis tout, Harp.
Si on doit éviter tous les mecs
qu'elle a sautés, on ne sortira plus.
- Tais-toi. - Tu veux un verre d'eau ?
- Volontiers. - D'accord.
- Je t'aime. - Moi aussi.
- Je t'aime, Mike. - Idem, Harper.
Quel blaireau. Je l'aime trop.
- Je vais me coucher. - Dors bien.
Bonne nuit.
- Janet ? - Quoi ?
C'est pas vrai.
C'est pas vrai !
J'ai dit non.
Je déconne. J'ai dit oui !
La vache. Mais on est trop jeunes pour se marier.
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