Ang unang 200 linya.
J'ai confiance en l'Amérique.
L'Amérique a fait ma fortune.
J'ai élevé ma fille à l'américaine.
Je lui ai dit : "Tu es libre, mais ne déshonore jamais ta famille."
Elle avait un petit flirt, pas un Italien.
Ils allaient au cinéma. Elle rentrait tard.
Je ne protestais pas.
Il y a deux mois, ils partent en voiture, avec un ami à lui.
Ils lui ont fait boire du whisky, et ensuite,
ils ont essayé d'abuser d'elle.
Elle a résisté, elle a sauvé son honneur.
Alors ils l'ont battue comme un animal.
Quand je l'ai vue à l'hôpital, elle avait le nez brisé,
la mâchoire fracturée. Ça tenait avec du fil de fer.
Elle avait trop mal pour pleurer.
Moi, j'ai pleuré. Pourquoi ?
Elle était la lumière de ma vie.
Elle était belle.
Elle ne sera plus jamais belle.
Je suis allé à la police, comme un vrai Américain.
On a fait un procès aux deux types.
Le juge les condamne à trois ans de prison avec sursis.
Avec sursis ! Ils ont été libérés le jour même !
Je regardais la Cour comme un idiot.
Et ces deux salauds, ils m'ont souri.
J'ai dit à ma femme : "Pour que justice soit faite,
il faut aller voir Don Corleone."
Pourquoi aller à la police ? Il fallait d'abord venir ici.
Que voulez-vous de moi ?
Demandez-moi tout, mais faites ce que j'implore.
Que voulez-vous ?
Qu'ils meurent.
C'est impossible.
Je paierai tout ce que vous voulez.
Depuis des années, c'est la 1 ère fois
que vous me demandez de l'aide.
J'ai oublié la dernière fois où j'ai pris le café chez vous.
Et ma femme est la marraine de votre fille !
Soyez franc. Vous n'avez jamais voulu de mon amitié.
Vous aviez trop peur d'être mon débiteur.
Je ne voulais pas avoir d'ennuis.
Je comprends. Vous aviez trouvé le paradis en Amérique.
Une bonne affaire, une bonne vie, la protection de la police.
Vous n'aviez que faire de mon amitié.
Et tout d'un coup, vous venez me supplier
de vous rendre justice.
Mais vous le demandez sans respect, sans offrir votre amitié,
sans penser à m'appeler Parrain.
Vous arrivez ici le jour où ma fille se marie,
et vous m'offrez de l'argent pour un meurtre.
Je demande justice.
Où serait la justice ? Votre fille est en vie !
Alors, qu'ils souffrent autant qu'elle souffre.
Combien ce sera ?
Pourquoi me parlez-vous avec si peu de respect ?
Si vous étiez venu comme un ami,
ces voyous seraient déjà punis.
Et si vous aviez des ennemis,
alors ils seraient mes ennemis.
Et ils vous craindraient.
Soyez mon ami.
Parrain.
Un jour peut-être, je vous demanderai un service.
Mais en attendant ce jour,
je vous offre ce service, pour les noces de ma fille.
Merci, Parrain.
Confie l'affaire à Clemenza.
Je veux des gens sûrs qui ont la tête froide.
On n'est pas des assassins, en dépit de ce que dit ce croque-mort.
Et Michael ?
Il est tôt.
On l'attend pour la photo.
- Qu'y a-t-il ? - On attend Mike.
Soyez le bienvenu.
Paulie ! Apporte du vin.
- Tu danses comme un champion ! - C'est toi qui donnes la médaille ?
Va donc faire une petite ronde.
Calme les gosses, qu'ils ne s'excitent pas trop.
Ne t'excite pas trop non plus !
Vingt, trente mille, en petites coupures ! Cash !
Tout ça dans son petit sac de soie !
Si c'était moi qu'elle épousait ! Quelle fête !
J'ai encore du travail.
Un Sicilien ne refuse rien le jour où sa fille se marie.
Je suis honoré et reconnaissant d'être invité chez vous...
Fichez le camp !
C'est une réception privée.
C'est le mariage de ma sœur.
Ces salauds du FBI respectent rien !
Viens ici ! Viens ici !
On l'a libéré du camp pourvu qu'il appuie l'effort de guerre,
et il travaille dans ma pâtisserie.
Que puis-je faire pour vous ?
Maintenant que la guerre est finie,
Enzo va être rapatrié en Italie.
Parrain, j'ai une fille. Elle et Enzo...
Vous voudriez qu'il puisse rester ici et épouser votre fille.
Vous comprenez tout. Merci !
Merci, M. Hagen !
Vous allez voir le gâteau de mariage que j'ai fait.
Avec les promis et un ange et...
- À qui je confie ça ? - Pas à notre "paisà".
À un sénateur juif, ailleurs.
Rien d'autre sur la liste ?
Luca Brasi voudrait vous voir.
C'est indispensable ?
Il veut vous remercier de l'avoir invité.
Don Corleone, je suis honoré
et reconnaissant d'être invité au mariage de votre fille.
Que leur 1 er enfant soit un mâle !
Michael ?
Cet homme parle tout seul.
Il a une tête à faire peur.
- Il a de quoi faire peur. - Qui est-ce ?
Il s'appelle Luca Brasi. Il aide mon père de temps en temps.
Attends ! Il vient par ici.
Tu as fière allure !
Mon frère, Tom Hagen. Kay Adams.
Ton père veut te voir.
Ton frère porte un autre nom ?
Quand mon frère Sonny était petit, il a vu Tom dans la rue.
Il était sans abri, et mon père l'a recueilli.
Il ne nous a plus quittés.
C'est un bon avocat. Même s'il n'est pas sicilien.
Il va devenir "Consigliere".
- C'est-à-dire ? - Un conseiller, une éminence grise.
C'est un rôle important dans la Famille. Tu aimes les lasagnes ?
Je suis honoré et reconnaissant
d'avoir été invité au mariage de votre fille.
Le jour où votre fille se marie. Et je souhaite
que leur premier enfant soit un enfant mâle.
Je vous assure
de mon dévouement jusqu'à la mort.
Pour la corbeille nuptiale.
Merci, mon plus fidèle ami.
Je vais vous laisser.
Je sais que vous avez à faire.
Le sénateur Cauley ne vient pas.
Il sait que vous comprendrez pourquoi. Ça, ce sont des juges.
Ils envoient des cadeaux.
Que se passe-t-il ?
Johnny ! Je t'adore !
Il est venu de Californie ! Je le savais bien !
Ça fait deux ans. Il a besoin de vous !
C'est un bon filleul.
Une chanson !
Tu connais Johnny Fontane ?
Oui ! Tu veux que je te présente ?
Bien sûr.
Mon père l'a aidé dans sa carrière.
Ah oui ? Comment ?
Ecoutons-le chanter.
Je t'en prie, raconte-moi.
Quand Johnny était à ses débuts, il a signé
un contrat avec un grand orchestre.
Il a commencé à se faire un nom et il a voulu se libérer.
Il est le filleul de mon père.
Mon père est allé voir ce chef d'orchestre.
Il lui a offert 10000 $ pour résilier le contrat.
Le chef d'orchestre a refusé.
Dès le lendemain,
mon père est revenu, mais cette fois, avec Brasi.
Une heure après, l'autre avait résilié le contrat,
moyennant un chèque de 1000 $.
Comment ça ?
Il ne pouvait refuser l'offre.
Laquelle ?
Luca lui braquait son arme au nez
et mon père a dit que soit sa cervelle,
soit sa signature serait sur le contrat.
C'est une histoire vraie.
C'est ma famillle, ce n'est pas moi.
Trouve Santino. Qu'il monte dans mon bureau.
Comment ça va, Fredo ?
Mon frère Fredo. Je te présente Kay Adams.
C'est mon frère Mike !
Tu t'amuses bien ?
Oui. Alors, c'est ta petite amie ?
Je ne sais pas quoi faire. Ma voix est partie.
Si j'avais le grand rôle de ce film,
ça me remettrait en haut de l'échelle. Mais...
le patron du studio me refuse ce rôle.
- Quel est son nom ? - Woltz.
Il ne veut pas me donner le rôle.
Sonny, tu es là ?
Ton père veut te voir.
Une minute.
Le mois dernier, il a acheté les droits d'un livre. Un best-seller.
Le rôle principal est fait pour moi.
Je n'aurais qu'à être moi-même, sans jouer !
Je ne sais pas quoi faire, Parrain...
Au moins, sois un homme !
Qu'est-ce qui te prend ?
C'est ça que tu es devenu ?
Un "finocchio" qui pleure comme une femme ?
"Je ne sais pas quoi faire !" C'est insensé !
Ridicule !
Tu t'occupes de ta famille ?
Bien sûr.
Un homme qui ne s'occupe pas de sa famille n'est pas un vrai homme.
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