Esimesed 200 rida.
J'étais pote avec ce type.
Il s'appelait Ken Park.
Épelé à l'envers ça donnait Krap Nek, on le taquinait avec ça.
Un jour après l'école, j'ai entendu qu'il s'était fait exploser la tête.
Je ne pense pas y être pour quelque chose, mais je me sens coupable.
Krap Nek.
C'est Krap Nek à 11 ans.
Sa mère m'a dit qu'il a été enterré dans sa veste porte-bonheur de moto.
Elle a dit que sa brosse à dents manquait.
Elle a dit qu'elle pouvait sentir son esprit.
De gauche à droite : il y a Claude, Peaches,
Mike, Tate, et au bout, c'est moi.
Shawn, c'est mon nom.
On vit tous dans une petite ville de Californie, nommée Visalia.
C'est plutôt ennuyeux mais des fois, quand on se réunit, on peut s'amuser.
Shawn est l'un de mes meilleurs amis.
Il est jeune, mais il est brillant.
Une fois, on était en voiture et il a jeté une balle de tennis à une vieille dame.
Il nous a fait arrêter la voiture. Il est sorti et s'est excusé.
- Tu m'aimes ? - Non, je te déteste.
- Dis-le, petite salope ! - Dégage !
- Dis que je suis le maître ! - Dégage !
Dis que je suis le maître !
- "Shawn, maître de l'univers". - Va chier, enculé !
- Dégage ! Tu ne l'es pas, pédé ! - Dis que tu m'aimes.
- Dis que je suis le maître ! - Je te déteste, sale pédé !
- Pauvre type ! - Tu peux pas le dire.
- Dis que tu m'aimes. - Dégage !
Dis que tu m'aimes, salope.
Je te hais !
Dis que je suis le maître, dis que tu m'aimes !
Je t'aime.
Pleure pas.
Oh, non !
Tu m'aimes et je t'aime. Va à l'école.
- Qu'est-ce qui se passe, les gars ? - Je le déteste.
- Donne-moi une cigarette. - Il m'en reste plus qu'une.
Ton frère m'a dit de te dire d'aller te faire foutre.
Bien.
Salut, Zoe.
Où est papa ?
Au travail.
Où est maman ?
Salut, Shawn.
Salut.
Je peux te "bouffer la chatte" ?
Pas maintenant, je plie le linge.
Aide-moi.
Quand j'étais petit, Claude m'a sauvé de la noyade.
On jouait au docteur.
Il essayait de jouer au dur, mais en fait, il est doux.
Allez.
Encore une. Je veux voir tes veines sortir de ta tête !
Tu peux le faire.
Allez.
- Prends-la, Claude. - Je l'ai.
File-moi la serviette.
Tu veux essayer, maintenant ?
Non, je me sens pas de soulever.
- Allez, je t'assisterai. - Non, merci. Je le sens pas.
- Tu peux le faire une fois. - Ça va, vas-y.
Allez, tout est prêt. Essaye.
Pas de viande sur ce sac d'os, regarde ça.
C'est pas moi.
- Allez, tu peux le faire. - Non, je ne veux pas.
- J'en enlève un peu pour toi. - Vas-y, continue.
Bon, tu sais pourquoi ta mère m'a épousé ?
Pourquoi ?
Parce que j'ai des muscles.
Viens tâter.
Allez.
Ouais, ouais.
La première fois qu'elle m'a vu, elle les a fixés du regard.
T'as une copine ?
Pas à plein temps. Pas une copine. Je vois quelques filles.
Pas une copine. T'as un copain ?
C'est quoi cette merde ?
- C'est quoi cette merde ! - Ouais, c'est quoi cette merde ?
- Dis pas merde, je suis ton père. - Merde.
Tu baises ces filles ?
- Ouais, quelques-unes. - Ouais ?
Laisse-moi te demander, tu te prends pour un champion ?
- Je sais pas. - Tu sais pas ?
Tu sais, Claude, des fois je te regarde et j'ai honte.
On dirait que t'es bon à rien.
Tu sais même pas porter ton futal. Relève ton futal !
Tu peux même pas marcher avec ces trucs. Pourquoi tu les portes comme ça ?
Je ne suis pas haltérophile, je fais du skate.
Tu seras un petit con, c'est tout ?
Ça te regarde ?
Je suis ton père.
Relève ton futal et porte-le bien.
Je te regarde là,
et je me sens mal. J'ai mal au ventre, en fait.
Je me lève, je te vois, et je passe une sale journée.
Parce que j'ai honte.
Ta mère croit que t'es une tapette.
Peaches est entourée d'une magnifique odeur de pêche.
C'est une vraie femme.
Sa mère est morte quand elle était petite fille.
Elle lui ressemble.
Peaches prenait des cours de danse, et tous les garçons regardaient par la fenêtre.
Des fois, elle nous laissait la regarder se déshabiller.
Papa ?
Papa ?
Salut, chérie.
Je t'ai apporté de l'eau.
J'ai pensé que tu devais avoir soif.
Ce Curtis a appelé.
C'est vrai ?
Qu'est-ce qu'il a dit ?
Qu'il était en chemin.
Il a dit "Peaches est là ?"
et j'ai dit qu'elle était dehors.
D'accord.
Ce Curtis est celui avec les cheveux longs, hein ?
Oui, du cours de religion.
En 5ème,
Tate crachait sur les filles et faisait rire ses amis.
Les gens disaient qu'il était fou. Mais il était intelligent.
C'est juste qu'il ne pensait pas comme tout le monde.
Les grands-mères sont les étreintes chaudes et la douceur.
Billy...
Skinny Billy.
Maintenant, tu as un nom.
Gary...
Gary Coleman, d'autres caresses.
Mrs. Drummond.
Mrs. Drummond et... Legs !
Mrs. Drummond et son fils Arnold.
Legs, s'il te plaît, J'essaye de bosser !
Ta gueule !
Je vais l'arracher, je le jure !
Je bosse, putain !
Regarde-moi ! Je vais arracher ta foutue patte, je le jure !
Écoute-moi, écoute-moi !
Nom de Dieu, tu frappes jamais ?
Je t'ai préparé des fruits. J'ai pensé que tu aurais faim.
Non, j'ai pas faim. Je travaille.
Quand tu rentres sans frapper, tu te comportes comme une salope.
- Tate, prends les fruits. - Je n'en veux pas, sors d'ici !
Tate, regarde, il y a du kiwi.
Et ça ?
- Sors de ma chambre, putain ! - J'y vais, Tate.
Nom de Dieu...
- Putain, mamie, fous le camp ! - J'y vais, Tate.
Ciao, on se reverra plus tard.
Bonne journée. Ciao, à plus.
Sale pute !
Putain !
Tu veux aboyer maintenant ? Tu vas aboyer, là ?
Tu peux pas, enculé !
Chatouilleux ?
Un petit peu ?
- C'est bon. - Ouais ?
Et ça ?
Ouais.
Ça, c'est bon.
Enlève mon futal.
C'est vraiment humide.
Enlève ma culotte.
Doucement, Shawn.
Ouais, c'est ça.
Comme ça.
C'est ça, doucement et lentement.
Oui, juste là.
Va un peu plus vite. Oui,
C'est ça, juste là.
Bouge avec mes cuisses, allez. C'est ça.
Oh, putain.
Putain.
T'es un bon garçon, Shawn.
Bon garçon.
Oh, putain.
Continue à lécher.
- C'est le meilleur endroit ? - Qu'est-ce que tu fais ?
Remets ta tête là-dedans !
Shawn, Shawn...
Viens là.
C'est bon.
Fais gaffe. Me coupe pas.
- Jusqu'où je vais ? - Le plus bas possible.
Mais, fais gaffe. Pas de coupure.
Putain, Claude !
Désolé, désolé.
- T'es trop près de la peau. - Désolé, désolé.
- Ok, prête pour le gros ? - Ouais.
C'est parti.
Regarde comme il est gros ! Regarde comme il est gros !
La vache, enlève-moi ça !
- Regarde comme il est gros. - J'ai vu.
- Regarde-le. - Je le regarde.
Gros orteil.
T'as coupé tous les orteils.
Tu voulais que je les coupe et que je les peigne en rouge ?
Ramasse les ongles.
- T'en a oublié un, là. - Où ?
Juste là.
- Où ? - Là,
près du pied de la table à manger.
No comments yet. Be the first to leave one.