Alone in Paris

Alone in Paris (Seul dans Paris)

Laadige alla French subtiiter

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SEUL DANS PARIS (1951) Adapté et amélioré par BuStEl, 2026

- Ça a l'air d'aller. - Pour aller, ça va.

- Vous partez quand ? Demain matin ? - Où ça ?

À Paris.

C'est une belle ville, seulement c'est grand.

Oui, pour être grand, c'est grand.

Vive les mariés.

- Alors on y va ? - Attendez mon signal.

Le cortège n'est pas prêt.

- On a l'air fin planté comme ça. - Elle est belle comme ça tout en blanc.

- Tu trouves pas Marguérite ? - Elle est surement plus belle que sa dot.

Henry s'en fiche pas mal de sa dot.

Prends bien ton temps et puis Marguérite elle prendra quelqu'un d'autre.

Elle est bien plantée Marguérite et puis elle manque pas d'espérance.

- Elle me plaît pas Marguérite. - Il paraîtrait que son oncle est sur sa fin.

- Qui t'a dit ça ? - Oh Emilien.

- On ne sera pas d’accord ? - Elle est trop jeune pour lui.

- C’est mieux que l’inverse. - Ils sont gentils.

Faudrait peut-être pas trop prêter l'oreille quand même.

- Mais alors, vous ne partez pas ? - On attend que ça. Allez-y les enfants.

Vive les mariés.

Alors, tu es content mon gars hein ?

Si je l'étais pas, c'est que je saurais pas ce que je veux hein.

- Les parents du marié. - Allez viens.

- Les parents de la mariée. - Allez viens.

Les familles, avancez.

Demain matin, ils sont à Paris et après-demain matin sur la Côte d'Azur.

Ah les jeunes, ils sont plus comme nous.

S'en aller comme ça le jour de ses noces, ça ne se serait pas fait de notre temps.

- C'est le modernisme, monsieur Marchet. - Tu es contente ?

Oui.

- Et toi ? - Je voudrais déjà être dans le train.

- Pourquoi ? - Parce qu'on sera seuls.

- On sera pas seuls dans le train. - J'ai pris des secondes.

Dites donc monsieur Gilbert, j'ai vu mon fils hier, il y a des cochons à partir.

On tâchera d'y penser.

Le monsieur à moustache au 3e rang serrez à gauche. Souriez, je compte 123.

Maman, j'ai envie de faire pipi.

- Je t'ai pas entendu venir. - Tu es pas encore habillée.

Non, tu vois je...

- Ils chantent toujours ? - Ils m'ont même pas vu partir.

J'avais tellement envie de te voir.

Bastien, il voulait pas croire qu'on partait tout de suite comme ça.

C'est de ma faute.

Tu es pas comme les autres, tu sais.

- On s'attrapera dans le train. - Oui.

- Tu nous feras une belle chambre, hein. - Ah oui.

Il est joli ton chapeau.

Je l'ai fait faire exprès pour te faire une surprise.

Il vaut mieux que je parte parce que sans ça, le train...

Tu prends pas la valise ?

Je sais plus ce que je fais.

Si on était partis demain matin...

Mon Dieu que j'ai chaud.

Voilà ta mère.

Pour le voyage, je vous ai mis une douzaine d’œufs durs, un

saucisson, du pâté, une omelette froide, un poulet et du fromage.

- T'as pas mis de clafoutis ? - J'ai pas eu le temps.

Dans le train ils auront mieux à faire qu'à manger.

- Ça n'empêche pas quand même. - J'ai pas peur.

Chez les Billards, quand la femme est heureuse...

Vantard va.

J'ai fait mon stage d'institutrice à Lille, 120 000 habitants. C'est une ville ravissante.

Et Paris, on aura le temps de tout voir ?

On n’a qu’une journée, ça m’étonnerait. Je vous conseille le musée Carnavalet.

Vous y découvrirez toute l’histoire de Paris. C’est le plus intéressant.

Pour le reste, mon dieu, Paris a 100 km² environ de superficie.

- Hm, ça fait 10000 hectares. - Tout juste.

Le train mes enfants.

Tâche de me trouver un compartiment vide. Dis-le aux copains. On est en seconde.

Compris.

Chez les Milliards, on n'a jamais fait que du bien. Et comme ça de père en fils.

Harry, n’oublie pas d’aller voir les cousins. Ça fait 15 ans qu’on ne les

a pas vus. Ils tiennent un grand café et te feront surement un cadeau.

Ah ben tu sais les cousins hein.

Alors Auguste, elle est bien casée ta fille.

Ça fait une belle paire.

- Allez mon petit gars. - Pourquoi vous montez pas ?

Une minute, le train va pas partir sans nous.

- Henry. - Oui.

Au fond là-bas.

- Au revoir hein. - N'oubliez pas les cousins.

Prenez du bon temps. Ramenez-nous un garçon.

Au revoir. Au revoir.

Voilà.

- Et ben voilà. - Voilà.

On est bien tranquille ici tous les deux.

Moi j'aime pas qu'on me prenne à rebrousse-poil.

C'est vrai le grand, il avait un œil qui me faisait mal.

T’énerve pas, c’est fini. Tu vas pas faire une scarlatine pour un gars que tu reverras jamais.

T'en fais pas, je l'ai photographié.

Elle est chouette la marine.

- La fumée ne vous gêne pas Madame ? - Non.

Merci Madame.

On aurait mieux fait de prendre des troisièmes.

Croyez pas ça monsieur. En troisième c'est bourré.

Vous parlez d'une compagnie.

Dans un sens y a rien à regretter alors.

- J'ai failli en encadrer un. - Il est bagarreur.

Moi, je suis le meilleur garçon du monde. Seulement, faut pas me prendre à rebrousse-poil.

- Tu as pas faim ? - Oh non.

Moi non plus.

Bagarreur, c'est vite dit. L'année dernière dans le bistrot, qui c'est qui avait raison ?

J'en sais rien. J'ai pas vu le début. J'ai vu que la fin à l'hôpital.

Henry, regarde comme c'est beau.

Oui c'est beau.

Tu le sais très bien, quand on me cherche pas, je dis rien.

Tiens, c'est comme l'autre fois, le gars qui me dit Boucle-la, on entend que toi.

Qu'est-ce que tu aurais fait toi ?

Bon, on va aller se taper un petit jus.

- Au revoir, au plaisir. - Le plaisir n'a pas été pour nous.

Bonjour, messieurs-dames.

- Ça va ? - Oui. Attention, il y a du monde.

- Pour ces messieurs dames, ce sera ? - Je prendrai bien une tasse de chocolat.

- Un chocolat. Et pour vous monsieur ? - Ben moi...

- J'ai du bon cidre. - C'est ça. Donnez-moi un verre de cidre.

- Des croissants ? - Oui.

Ah oui, un croissant puis du pain.

- Un petit pain ? - Bah ce qu'il faut quoi.

- Tu mangerais pas un œuf dur toi ? - Oh non, pas ici.

Oh ben je vais en manger un.

- C'est joli Paris. - Oui, pas si joli que toi.

- T'es pas fatiguée toi ? - Non. Pourquoi ?

Parce qu'on pourrait aller se reposer un peu. Ça nous fera du bien. Il est encore tôt.

Je veux mais on verra pas Paris.

On pourrait quand même aller au musée qu'elle nous a dit l'institutrice.

- Le musée, c'est pas comme les rues. - Bon ben on va y aller, ça te fait plaisir ?

Oui.

On va à la gare de Lyon, réserver nos deux places et laisser la valise à la consigne.

Tu es pas fatigué toi au moins ?

Non, ça va. Je me rattraperai dans le train ce soir.

Tu es gentil.

Vous m'en mettrez un quart s'il vous en reste.

- Le paquet vous le laissez ? - Si c'est pas plus cher.

- Non. Alors autant en profiter. - Oui.

- Dites donc ça sent bon. - C'est un casse-croute.

Ah je pourrais vous donner le détail. 20 ans que je suis employé à la consigne alors...

Moi un coup de pif et je sais tout ce qu'il y a dans les valises. Ah j'en ai vu des trucs.

- Je pourrais faire un roman. - Ah, oui ?

Mais ça c'est frais. Vous pouvez le laisser. Vous le reprenez ce soir ?

Oui, on s'en va à Nice. Euh c'est bien 8h30 le train ?

- Ah il y en a deux. - Ah bon ?

Il y en a un à 8 h 30 et l'autre à 10 h 01. Celui de 10 h 01, c'est que première et seconde.

Ah ben c'est bien ça. Le nôtre est à 8h30. Bon, on a juste 12h pour visiter Paris.

On va commencer par le haut.

Deux billets par la tour Eiffel, s'il vous plaît.

Quel étage ?

- Tu as pas peur ? C'est comme un avion. - Je n'ai jamais pris l'avion ?

Non, mais Victor m'a dit que c'était comme un ascenseur.

125 seulement. Souvenir de Paris 125 francs seulement Madame.

On n'aura jamais le temps de voir tout ça.

- C'est 20 francs monsieur. - Ah ben ça fait rien.

Je vois bien assez comme ça.

Une photo de vous.

Un peu à gauche.

Merci Madame.

Merci monsieur.

L'obélisque.

- Hello ! - Regarde, ils nous ont reconnus.

Tu vois Paris au fond c'est pas si grand.

Excusez-moi, Les Folies Bergères s'il vous plaît ?

On sait pas où c'est. On n'est pas d'ici non plus.

- Excusez-moi. - Nous aussi touristes hein.

Première fois à Paris, nous, Normands.

Normandie, en face de l'Angleterre.

- En face de l’Angleterre. - Oui, c'est ça.

- On y va la semaine prochaine. - D’accord.

- On se retrouve là-bas, alors. - Oui.

Au revoir, au revoir.

- Qu'est-ce qu'il t'a dit ? - Il croit qu'on est de Deauville.

J'ai pas dit non. Ça aurait été trop long.

- Ils m'ont donné soif. - Oh tu boiras sur les grands boulevards.

Sur les grands boulevards. Ben il faut encore y aller.

Allez viens.

Tiens bien ton billet.

Pour aller au Grand boulevard, s'il vous plaît.

- Quelle station ? - Ah, ça je sais pas.

- Si vous savez pas, consultez le plan. - Ah bon ?

- On ferait mieux de remonter. - Ah non.

Monsieur, pour le plan, vous pourriez nous donner un coup de main ?

Montez toujours. On verra ça dans le wagon.

- Où allez-vous ? - Sur les grands boulevards.

Vous vous êtes trompé de direction. C'est dans l'autre sens.

Oh tu vois, on aurait bien fait de remonter.

Je connais la ligne, je l’ai faite 400 fois.

Ils changent à Sébastopol et descendent à République.

- La République c'est les grands boulevards. - C'est les grands boulevards si on veut.

Pour moi, les grands boulevards c'est de la Madeleine à l'opéra.

Les grands boulevards c'est plus haut.

Parce que, à droite comme à gauche, c’est toujours les grands boulevards.

Merci bien.

Où est-ce qu'on descend ?

Mais viens voyons.

Dépêche-toi Henry.

Laissez-moi sortir.

On aurait mieux fait de remonter.

T'en fais pas, tu la retrouveras à la prochaine ta pépée.

- À la prochaine ? - À la prochaine station.

- Vous croyez ? - C'est classique.

Merci bien monsieur.

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