Las primeras 157 líneas.
Toutes ces années de souffrance
Coulent dans mes veines et se déversent
À travers mon cœur, en partance
Quand je les ai enfin oubliées, elles arrivent
Tout là-haut
Je ne vais pas en mourir
Mais il y a cette petite, toute petite
Bouffée d’amertume
Et de tristesse en moi
Accorde-moi au moins ça
Faible que je suis
Mes mots, mes larmes, rien n’a de valeur
Même les ailes nées de mon agitation
Je vais tout porter sur mon dos
On se revoit plus tard
Je laisse tout, tout derrière moi maintenant
Je n’ai peur de rien
En route vers le ciel
Je me laisse porter par le vent
Qui souffle dans mes ailes
Hé oh, m’dame, on se lève.
Allez, on ouvre les yeux ! C’est pas l’heure de taper une sieste !
Debout !
Quoi ?
Le Tadera !
Tu peux bouger ? Prends tes jambes à ton cou.
Où on est, au juste ?
C’est qui, ceux-là ?
Pas tes Tsugai, de toute évidence.
Ils ont tué tes camarades.
Ils ne sont pas avec moi ! Je les connais pas !
Encore un autre client… Font chier, tous !
Il y a anguille sous roche…
Ils ont rien à faire dans la Maison du Brouillard, ceux-là.
Vous les connaissez, on dirait.
On a pu les croiser, oui.
Les Grands Échalas semaient le trouble au nord.
On s’est alliés à un moine itinérant et au détenteur d’Union,
et on les a enfermés au mont Yamô.
Au mont Yamô ?
L’ancien nom du mont Bandai. Une éruption lui a changé le relief.
Comment vous êtes sortis de votre pierre au mont Yamô ?
Je vais te le dire, moi.
Une bien bonne âme nous a libérés il y a quelques jours.
On retrouve enfin la liberté après un millénaire coincés là-dedans !
Croyez bien qu’on a pas oublié…
Les Cabots cardinaux.
Qu’est-ce qu’il est devenu, votre moine ?
Aucune idée. Il a fini au mont Kôya, je crois.
Les Grands Échalas…
Ils foutaient le dawa dans les rizières et tiraient l’eau des lacs
pour inonder des villages,
si j’en crois la légende.
Tu plaisantes !
Foutus villageois !
On s’est fait calomnier sans pitié pendant notre mise à l’ombre !
C’est pas notre genre. Je m’insurge !
On a rien fait de mal, nous, à part boulotter quelques humains.
Rien de plus exquis que la chair d’un enfant.
J’en vois un parmi vous qui a l’air bien bon, d’ailleurs.
Il a l’âge où la viande se fait tendineuse, ma foi…
On s’en contentera !
Qui est le maître des Cabots cardinaux, alors ?
Et si nos amis les Cabots sont là,
alors les jumeaux sont nés.
Peut-être qu’Union traîne dans ce petit groupe, Longs-Bras.
Hors de question de finir au trou un millénaire de plus, Longues-Jambes.
Gardiens, je vous l’ordonne !
Terrassez-moi ces deux-là !
Et pourquoi on obéirait à tes ordres ?
À tes ordres, mon cher maître !
ÉPISODE 10 LONGS-BRAS ET LONGUES-JAMBES
C’est lui, le maître des Cabots.
On dégustera le jeune un peu plus tard.
Commençons par tuer celui-là !
Tu nous balances des trucs au visage ?
Y a des choses qui ne changent pas, ils nous font tourner en bourrique.
Union ne se joint pas à nos petites festivités.
Il ne doit pas être là !
Tout de suite, sans aide,
vous faites moins les malins que la dernière fois.
Ça ne va pas être la même histoire, sans Union et le moine !
Ça fait plus de mille ans qu’on vous maudit…
Vous allez tâter de notre rancœur !
Ils font flipper, les Échalas !
– M. Dera. – Ah, Yuru !
Merci de t’être carapaté sans rien dire.
Vous êtes blessé ?
Pourquoi vous prétendez être le maître des Gardiens ?
Maintenant, ils en ont après vos fesses.
Je suis responsable de toi, ici.
Et ton adorable sœur m’a dit de veiller sur toi.
Et les Gardiens qui ne disent rien… Je sais me battre, hein !
Contre les Grands Échalas, sans être un Tsugai ?
Ça va pas bien dans ta tête !
Tu bosses pour les Kagemori ou le village de Higashi ?
J’ai pas le temps de taper la discute. Crache le morceau !
Les Kagemori.
Il y a plein de factions, chez eux.
Qui t’envoie ?
C’est le cadet, Asuma !
Délivrance et Union peuvent exister, comme le village d’où ils viennent.
Rien ne justifie de les vouer aux gémonies.
Ils doivent juste être mis sous la coupe de gens plus aptes.
Ah oui, lui…
Il a donné des consignes…
Ne pas vous faire de mal, surtout à toi, le futur Union…
Même pour la filature, on devait pas prendre de risques.
Je me serais bien passée d’être mêlée à une vieille embrouille
entre les Gardiens et des Tsugai !
Parfait.
Au moins, on sait que la vieille nous tuera pas.
Si tu es une clairvoyante, tu es aussi une meneuse de Tsugai ?
Oui.
Bouge-toi le derche.
Sors tes Tsugai et bats-toi.
Ça ne va pas être possible, je les ai laissés à la maison.
Sinon, les Gardiens cardinaux m’auraient repérée.
On est venus légers, ça devait être une simple filature.
Tu sers à rien, ma parole !
J’ai parlé au garçon, hein.
On est à la Maison du Brouillard.
Laisse les Grands Échalas ici
et fais sortir tous les autres !
C’est pas une option.
Je te raconte pas le drame
si les Échalas et leur maître comprenaient comment on sort.
Je vais chercher leur maître et le capturer.
Les Tsugai nous défendent avant tout.
J’imagine que leur maître doit être fourré non loin de là.
On peut faire ça, oui…
Ils te prennent pas au sérieux, comme t’es qu’un môme à leurs yeux.
Je pourrai me déplacer sans être inquiété.
En plus, ils vous prennent pour le maître des Gardiens.
Ils ne feront même pas attention à moi, normalement.
Vendu.
Les Gardiens et moi, on attirera l’attention des Échalas.
Toi, débusque leur maître.
Suivez-moi, madame.
Bon, quand faut y aller…
faut y aller !
Des couteaux cachés !
Finissons-en fissa, que je me rentre tôt.
J’ai un dîner à préparer avant le retour de mon mari.
Ne jamais emmerder une femme au foyer…
Prenons des armes sans qu’ils me grillent…
Il étend ses bras à l’infini ou quoi, l’autre ?
Super, ma planque est dans un sale état…
Au moins, grâce à l’autre truffe, je vais pouvoir m’équiper.
Où est le maître des Échalas ?
Où il est, bon sang ? Où ?
Trouvé !
Dera n’exagérait pas, il y a des cadavres partout…
C’est un vrai charnier !
Ça me faciliterait la vie si une soif de sang se sentait dans l’air…
Où est caché le maître des Grands Échalas ?
Merde !
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