La unuaj 200 linioj.
Bonjour.
- Vous savez que vous êtes recouvert de sang, monsieur?
Oh... Euh...
Oui, enfin, c'est pas le mien.
C'est juste qu'il y avait...
Peu importe.
Euh, écoutez, il faut...
que vous me débarrassiez de cette chose,
que ce soit le problème d'un autre.
Non, parce que je croyais que mes garçons allaient l'aimer,
mais... je peux vous garantir que ce sera pas le cas.
« Pas de remboursement pour les jouets. »
Non, c'est pas... un jouet.
Sérieusement, ne... ne redites jamais ça.
En fait... c'est...
À vrai dire, je suis pas tout à fait sûr de ce que c'est.
Monsieur, de toute façon, il a l'air brisé.
Vous voyez son bras est bloqué en l'air avec sa baguette.
Vous pouvez me croire,
vous voulez pas qu'il baisse cette baguette.
OK?
Parce que s'il le fait,
Je vous jure qu'il nous restera juste...
à faire nos prières. OK?
Ouh! Oh...
OK.
- Eh bien, monsieur, je sais pas pour vous, mais...
je ressens pas le besoin de faire mes prières.
Eureka.
Tu souris moins maintenant, espèce de singe démoniaque!
Ah! Ah!
Ah!
: Je sais pas si ce sont tous les pères
qui lèguent des cadeaux empoisonnés à leurs enfants.
Mais le mien n'a pas raté son coup.
Je m'appelle Hal Shelborn.
Ça, c'est moi et mon frère jumeau, Bill.
Enfin, c'était nous avant que tout déraille.
Bill était le genre d'enfant à tendre sa main
pour que je la lui serre,
puis à l'enlever d'un coup et faire semblant de se repeigner.
Il est né trois minutes avant moi,
et il a mangé presque tout le placenta.
Ça faisait donc de lui le frère aîné.
Un rôle qu'il prenait très au sérieux.
Il me traitait comme de la merde
dès qu'il en avait l'occasion.
Faut que je te dise un truc.
Maman te hait, parce que t'as fait fuir papa
et qu'elle doit se trouver quelqu'un d'autre.
: Mais je trouvais le moyen de l'aimer quand même.
Après, c'est sûr qu'il m'arrivait de rêver
d'être enfant unique par moments.
Je te déteste, Bill Shelborn.
Ma mère nous a élevés toute seule,
enfin, jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus le faire.
Et ma mère, je me souviens d'elle
comme si c'était hier.
Votre père...
Ouais, il est parti un jour pour aller acheter des cigarettes,
et il n'est jamais revenu.
Comme le célèbre navigateur Christophe Colomb,
il a mis les voiles.
Et bien sûr, j'aurais pu lui être utile dans ses voyages,
mais ce bon à rien n'a jamais voulu que je l'accompagne.
Il ramenait juste des merdes.
Des pendules à coucou de Suisse, des bonzaïs.
Des souvenirs en tous genres
qui venaient s'entasser dans nos armoires.
Et un jour, mes chers garçons, toutes ces merdes seront à vous.
: Pour ma mère, c'était des objets sans valeur.
Mais pour Bill et moi,
c'était une mine d'informations sur notre père.
Le voilà.
Le déguisement de ce pourri.
C'est quoi cette boite?
On dirait que ça vient de France.
C'est écrit: « singe broyeur d'organes.
Presque vivant. »
Tu veux dire réaliste, abruti.
Non.
Quoi?
Donne-moi ce singe.
Tiens!
« Tournez la clé et voyez ce qui se passe. »
Tu crois qu'il fait quoi si je tourne la clé?
La tourne pas! C'est... C'est à papa.
Papa n'est plus là, espèce d'imbécile.
Je suis son parent le plus proche,
alors légalement, tout ça là, c'est à moi.
Il marche même pas, ce singe de merde.
Viens pas dans la chambre, abruti.
Je monte devant.
Comme d'habitude.
Y a quoi de pire qu'un rendez-vous arrangé?
Je crois que j'aurais plus de chance de trouver l'amour
en embrassant une grenouille.
OK, les garçons, pas de boisson gazeuse
après vous être brossé les dents.
Et jouez pas avec le feu, donc, pas de jeux vidéo
à cause de l'incendie de la dernière fois.
Je leur avais pourtant dit d'arrêter,
mais ils en font toujours qu'à leur tête.
Merci Annie, la gardienne.
Je serai de retour pour minuit.
OK, on m'écoute!
Y a juste une règle ce soir.
Ne touchez pas à la plaque de cuisson au restaurant.
Elle sera chaude.
Y a pas que la plaque qui sera chaude.
Je suis juste un homme.
Bill, arrête!
Oh, mon Dieu!
: On aurait pu croire
qu'une expérience du genre nous aurait rapprochés avec Bill.
Mais cette tragédie improbable
n'allait pas s'avérer être suffisante.
Merde...
Comment ils lui ont recollé la tête?
Chut! Chut!
N'essaie pas de comprendre!
Oh, merde!
Euh...
Ah, oui! Aujourd'hui, on est réunis pour Annie Wilkes.
Euh... Qui nous a quittés par accident.
Enfin, je veux dire à cause d'un accident,
parce que comme vous savez, y a pas d'accidents.
Euh...
Y a-t-il un plan divin?
Ouais, bien sûr. Enfin, j'imagine.
C'est du 50-50, mais ne perdons pas la tête avec ça.
Bref, ne parlons pas de tête, parce que...
c'est... un sujet...
qui divise.
C'est un sujet à double tranchant.
Alors, pourquoi elle? Pourquoi?
Je veux dire pourquoi Annie.
Pourquoi pas vous?
Ou vous?
Sérieusement.
Tout arrive pour une raison, ouais, c'est sûr.
Et puis... on peut rien y faire.
Euh..
On peut rien y faire.
C'est la volonté de Dieu.
: Amen.
Tout arrive par accident.
Ou alors, rien n'est un accident?
Peu importe. Ça revient au même.
C'est pas une question de savoir si ça arrivera,
mais plutôt quand.
Tout le monde meurt.
Et c'est la vie.
Je vais mourir.
Et un jour...
vous mourrez aussi.
Et tous vos amis et leurs parents,
et leurs animaux de compagnie, enfin, tout le monde.
Certains mourront pendant leur sommeil.
Tandis que d'autres connaîtront...
une fin tragique, violente,
ligotés avec une corde à linge,
à crier avec du ruban adhésif sur la bouche
et tout ce qui s'ensuit.
Mais on s'en fout.
Alors, allons danser maintenant.
: Je sais qu'on revenait d'un enterrement,
mais je n'avais jamais été aussi heureux de toute ma vie.
C'est fou comme tout peut changer d'un jour à l'autre.
Hé, petit.
Ton frère a dit que ton père avait quitté ta mère.
Qu'il était allé en France pour acheter des cigarettes,
parce que t'étais rien qu'un pleurnichard.
- Ouais, Hal. Tu crois pas que ta mère mérite mieux?
Je veux dire sérieusement!
Euh...
Donc c'est ta mère qui porte la culotte
ou le pantalon si tu préfères?
Ouais, c'est comme ça que ça fonctionne.
Sauf que je rêve,
toi aussi, tu portes un pantalon.
Alors, je sais pas si tu savais,
mais deux personnes peuvent pas le porter en même temps.
Alors, on dirait bien que t'as un petit problème vestimentaire.
Chéri, je prépare ta collation.
Moi, comment je vais?
Oh, super bien!
J'adore jouer les esclaves à longueur de journée
pour mes garçons.
Maman!
Oui?
Pourquoi t'as mis le singe bizarre de papa
dans notre chambre?
Tu sais que je n'y mets plus les pieds
depuis que j'ai trouvé cette chaussette collante.
Ah, ouais.
Dis-moi, t'as rien à voir avec la tête de la gardienne,
pas vrai?
- Ça serait... - Yo!
Ce singe t'a tapé dans l'oeil, hein?
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