Die ersten 200 Zeilen.
Bonjour !
Bienvenue.
C'est calme, tranquille.
C'est tellement merveilleux d'être loin de la foule.
Loin de la scène.
J'ai travaillé toute ma vie
pour avoir ça.
La musique
est terminée.
Et les enfants sont partis, désormais
Suis-je restée trop longtemps à la fête foraine ?
Je pense que c'est ma chanson préféré
C'est l'histoire de notre vie, vous v C'était...
le bon temps, on allait danser en discothèque,
et maintenant, malheureusement,
elle est finie, cette belle époque.
C'est le paradis, ici.
Mais moi, ça me convient.
J'ai eu
une vie merveilleuse.
Nous sommes ravis d'accueillir
ce soir la reine européenne du disco mademoiselle Amanda Lear !
Il est important
de dire que presque tout ce que vous avez lu dans ma biographi
est faux.
Il n'y a pas une once de vérité
quant au fait que j'aie changé de sex
Je n'ai jamais changé de sexe,
je ne veux pas en changer.
J'ai invité la plus célèbre transsexu
je crois que c'est comme ça qu'on dit du pays.
Elle, ou si vous insistez il, s'appelle April Ashley.
Le garçon pauvre de Liverpool est devenu mannequin.
Biologiquement, je suis un homme.
Mais socialement, une femme.
Vous avez décidé très jeune que vous étiez une femme ?
Je n'ai pas décidé. J'ignore qui décide de ces choses-là.
Mais en tout cas, je n'ai pas décidé.
Ce qui fascinait Dalí, chez vous, c'était votre changement de sexe.
Inutile de le nier, c'est dans le livre d'April.
Je n'ai pas compris
pourquoi elle avait inventé tant d'histoires dans son livre.
LIVERPOOL, ANGLETERRE
Je suis née le 29 avril 1935,
et j'ai été baptisée sous le nom de George Jamieson.
J'ai grandi à Liverpool,
et c'était difficile.
Je n'ai jamais été
"un garçon" ou "une fille". J'étais neutre.
Donc mes frères et sœurs avaient toujours honte de moi.
Ma mère
me frappait tous les jours.
J'étais comme un ange, j'essayais de ne gêner personne.
C'est terriblement irréel et difficil
d'avoir l'esprit d'une chose quand on est destiné à en être une au
Je ne sais pas comment le dire autrem
Parce que mon esprit était vraiment celui d'une femme,
et mon corps était aussi celui d'une femme,
exception faite de ce petit inconvéni
C'était un problème terrible de grand
tout en étant extrêmement féminine,
mais tout en devant se comporter comme un garçon.
Tous mes frères, mon père, mes oncles
étaient partis en mer, donc je pensais devoir faire comme eu
- Être costaud ? - Devenir marin.
Pour échapper à la Marine, vous avez tenté de vous suicider.
Pas pour y échapper.
J'étais incroyablement déprimée.
- À cause de qui vous étiez ? - De ce que j'étais.
J'ai voulu me suicider en sautant dans la Mersey.
L'endroit était bien choisi !
Et un jeune homme a enjambé le ponton
et m'a attrapée par les cheveux, pour me ramener sur le pont.
J'étais en colère contre lui.
Mais en même temps, c'est la 1re fois qu'on a parlé de moi dans la presse :
"Un jeune sauvé par ses cheveux longs
Donc c'était assez amusant.
Ensuite, ils m'ont mise à l'asile de
J'ai été sous traitement pendant un a
avec des électrochocs.
Ils m'ont donné d'énormes doses d'hormones masculines pour...
- Vous rendre... - Plus masculine.
Comme vous pouvez le voir, ils n'ont pas réussi.
Au bout d'un an, ils m'ont dit : "On vous rend malade, physiquement.
"On doit vous laisser partir. Gérez votre vie vous-même."
Tout le monde me disait :
"Pourquoi tu ne vas pas travailler au Carrousel ?"
Je n'en avais jamais entendu parler.
Merci de nous faire l'honneur de votre présence, de votre histoire.
On pourrait commencer
par une petite présentation, Allanah.
Je connais Bambi depuis longtemps mais je l'ai vue pour la 1re fois
à l'inauguration de la Promenade Coccinelle,
où je l'ai vue se produire pour la première fois.
J'étais vraiment impressionnée, elle m'a un peu...
déconcertée.
Et aujourd'hui, elle est comme une mère, pour moi.
C'est notre histoire.
Donc on arrive au Carrousel,
et je rencontre Monsieur Marcel, le propriétaire.
Il pensait que j'étais une fille.
J'ai dû lui montrer mon passeport.
Il m'a dit : "Tu sais chanter ?" J'ai dit non.
Il m'a dit : "Tu sais danser ?" J'ai dit non.
"Tu sais faire quoi ?"
"Je n'en sais rien."
Et il a dit : "D'accord, je t'embauch Donc...
VIDÉOS PERSONNELLES DE BAMBI
Quand je suis entrée dans le vestiair la première fois,
il y avait une artiste noire,
quelques artistes arabes,
et d'autres artistes de différentes couleurs de peau.
J'ai dit à Les-Lee, l'artiste canadie qui était un peu ma mentor :
"Elles sont toutes de la même famille
Il s'est mis à rire : "Qu'est-ce que tu es bête !
"Ne sois pas si idiote.
"Elles ont toutes vu le même chirurgi elles ont toutes le même nez.
"D'où la ressemblance."
J'ai trouvé ça hilarant.
On se trouve à Pigalle qui est, traditionnellement,
le quartier des cabarets parisiens. C'est aussi
le quartier rouge, à l'origine.
Je pense que les gens ignorent
ce que ce quartier a laissé en héritage,
et la manière
dont les graines de la communauté tra actuelle ont été semées ici.
À Paris, dans les années 50 et 60,
le plus important numéro de cabaret de l'époque
était un groupe de quelques femmes trans.
Madame Arthur.
- C'est ici que tout a commencé. - D'accord.
C'est dans ce lieu qu'on trouvait un cabaret de travesti
Et c'était un lieu très différent du Carrousel parce que
Le loyer était moins cher.
On peut dire ça, oui.
Il y avait moins de touristes.
C'était vraiment destiné aux locaux.
Ce qui est intéressant,
c'est que quand les gens ont découvert cet endroit,
des filles du monde entier ont débarqué ici
parce qu'elles ont compris que c'était possible de vivre
leur vie quotidienne en tant que femm
C'était quelque chose que les gens n'avaient encore jamais vu auparavant
J'ai aménagé à Paris en 1959.
Il n'y avait que deux endroits
pour les travestis, pour ainsi dire.
C'était le même propriétaire.
J'étais chez Madame Arthur.
J'ai dit : "Je me donne un an pour de la star, ou je repars bosser à l'hôte
Un jour, sept mois plus tard,
M. Marcel, le propriétaire, est arrivé et m'a dit :
"À partir de demain, tu vas travaille
"au Carrousel."
Vous vous êtes travestie pour aller travailler dans les cabare
Ils vous en voudraient, au Carrousel, le plus grand cabaret de France,
s'ils vous entendaient dire ça.
C'était un art sublime.
Mais dans un sens, c'était le cas ?
Oui. C'était le plus beau, le plus cé cabaret au monde, en 1956.
Vous ne trouviez pas que c'était un peu sordide ? Vous n'étiez pas vou
Ce n'était en rien sordide.
Si vous aviez eu les moyens de venir nous voir, jeune homme,
vous auriez vu que ce n'était pas sor
C'est le cabaret le plus cher de Fran
Au Carrousel,
la personne qui donnait le coup d'env des spectacles,
c'était Coccinelle.
En deuxième,
on avait Capucine.
Et ensuite,
qui était la troisième ?
Je ne sais plus. La 3e, c'était moi.
La troisième, c'était moi.
Les gens n'en croyaient pas leurs yeu
Quand ils voyaient ces numéros,
ils disaient : "Ça ne peut pas être un homme. C'est impossible."
Et quand vous voyiez les seins de Coccinelle,
qui étaient deux bazookas...
C'était extraordinaire.
INTERPRÉTATION DES HISTOIRES D'APRIL À PARTIR DE SA VIE
Mes premières années au Carrousel
ont été une période extraordinaire d'engouements et de découvertes.
NARRÉ PAR REBECCA ROOT
En 1958,
un jeune peintre du sud de la France, du nom d'Alain Tap,
a commencé à se produire au Carrousel
avec comme nom de scène Peki d'Oslo.
Peki était étudiant en art
et gagnait sa vie
en peignant de jolies cartes postales pour les touristes, dans la rue.
Ses numéros étaient moins charmants,
et je l'ai encouragé à quitter la scè
pour continuer dans son art.
Mais c'était inutile. Peki adorait êt sous le feu des projecteurs.
Donc ça n'a étonné personne
quand bien plus tard, elle est devenu la plus célèbre de nous toutes :
la reine européenne du disco, Amanda
Amanda, quand les gens font des recherches sur vous,
ils voient que vous avez un lien avec un cabaret parisien, le Carrouse
Je n'y suis jamais allée de ma vie.
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