De første 200 linjer.
M. Hosokawa, nous sommes très honorés
de vous recevoir dans notre pays.
Je suis très honoré d'être ici, M. le Vice-Président.
Merci, Monsieur.
Et sachez que nous sommes navrés que le Président
n'ai pu venir ce soir.
Il est en pleine négociation avec Israël.
M. Hosokawa comprend que cette affaire d'état
doit être prioritaire.
C'est un simple homme d'affaires.
Non, non.
Demain, j'aimerai vous montrer
des sites de construction potentiels pour des usines.
Voici l'Ambassadeur de France, M. Thibault, et sa femme.
- C'est un plaisir. - Je suis enchanté.
Un plaisir de vous rencontrer.
Un grand merci pour la présence de cet incroyable talent.
Merci beaucoup.
M. Hosokawa est reconnaissant de la chance
d'écouter Mme Coss dans un cadre si intime.
C'est l'opportunité de toute une vie.
Le vol ?
Il était long et chaotique.
Il y a des soldats absolument partout,
brandissant leurs armes à tout va.
C'était vraiment terrifiant.
Donc l'Italie, l'Angleterre, les Etats-Unis.
Je le veux vraiment.
L'Italie, l'Angleterre, les Etats-Unis pour les prochaines années, au moins.
Pas même le Théâtre Colón ?
Non, je m'en fous. Je me fiche de combien ils paient.
Un instant. Oui ?
Ils sont prêts.
Bien, ils sont...
ils sont prêts.
Je vous rappellerai.
Bien.
Qu'on en finisse
Dans mon pays, l'opéra reste une chose sacrée.
Donc pour...
Merci.
Vous êtes fabuleuse
Bonsoir.
Merci, Mlle Coss.
- Bonjour. - Bonjour.
M. Hosokawa, puis-je vous présenter Mme Roxanne Coss ?
C'est un grand honneur.
Non, tout le plaisir est pour moi.
Donc j'ai cru comprendre que vous voudriez entendre Roussalka ?
Il a aimé vous entendre le chanter à Vienne.
Merci beaucoup.
Si une personne devait rêver de moi,
puisse-t-elle s'en souvenir au réveil.
Eh bien, c'est une phrase très poétique.
Je vais finir mon interprétation avec cela.
Vous savez que c'est la Petite Sirène.
Oui.
Mais comme c'est un opéra, à la fin tout le monde meurt.
On y va ?
Nous pouvons commencer.
Traducteur.
Trad...
Je ne vous lâcherai pas.
- Je le jure. - Poussez-vous.
Poussez-vous, je ne peux pas respirer.
S'il vous plaît.
Non, non.
Je... je vais bien.
Je...
S'il vous plaît ?
Merci.
Merci.
Messner.
Je fais partie du Comité International de la Croix Rouge.
Je ne suis pas armé.
Êtes-vous sûr de vouloir rentrer ?
Car il n'y a aucune garantie qu'ils vous laissent sortir ensuite.
Ils me laisseront sortir.
Ils ne cherchent pas à avoir plus d'otages pour l'instant.
A l’intérieur !
Qui êtes-vous ?
Messner.
Je suis Suisse.
Je parle un petit peu anglais.
Ce n'est pas le cas de mes camarades.
J'ai un traducteur dehors.
Non, personne d'autre.
Nous avons un traducteur.
Attendez.
Traducteur !
Vous allez traduire ?
Anglais ? français ? Vous avez une préférence ?
Aucune préférence.
Ce que nous voulons, bien sûr, c'est une libération sans compromis
de tous les otages.
Non blessés.
Envoyez le Président Masuda.
Ils sont venus pour le Président et relâcheront
tout le monde en échange de lui.
Ils ne vous donneront pas le Président.
C'est pour lui que nous sommes venus.
Je suis venu en vacances pour me reposer.
Il semblerait que personne n’obtiendra ce qu'il veut.
Quelqu'un doit recoudre cette plaie.
- Je vais appeler un médecin. - Non ! Pas de médecins !
Pas de points de suture.
Il n'a jamais eu une belle tête, de toute manière.
Rien ne va arriver, si cet homme saigne jusqu'à la mort.
Il y a un docteur ici ?
Il doit bien y avoir un docteur.
Nous avons seulement 5 minutes.
Ne vous en faites pas.
Je suis formé aux premiers secours.
Un, deux.
Je suis désolé.
Non.
Non.
Vous tous, à terre.
Je ne m'allonge pas par terre.
Je vais attendre dehors.
Afin de transmettre vos demandes.
Je serai de retour dans une heure.
Oui, j'arrive.
On vous laisse les femmes, les employés,
les prêtres, ceux qui sont blessés.
Sur la première page, ce dont nous avons besoin.
La seconde est à lire par les médias...
Nos demandes.
"Tous les prisonniers politiques retenus par le gouvernement
dans les prisons illégales doivent être libérés."
- Tous, sans exception. - Tous, sans exception.
Ce sont leurs frères et soeurs.
Ils sont prêts à mourir pour eux.
Personne ne va mourir.
On doit tous mourir un jour.
Pour ce qui nous concerne maintenant, c'est pour le gouvernement.
S'il y a du sang, ce sera sur leurs mains.
Levez-vous et venez ici, s'il vous plaît.
Les femmes au fond à droite, les hommes au fond à gauche.
Qu'est-ce qui ne va pas ?
Mon insuline, elle est restée à l'hôtel.
Vous êtes diabétique ?
Oui.
Nous avons besoin d'aide !
Cet homme est malade.
Il est malade.
Il a besoin d'un traitement.
Ça va aller, c'est bon.
C'est bon.
Non, c'est pas bon.
Allez.
Bien, bien.
Bien, nous allons commencer à sortir.
Les femmes d'abord.
Suivez-moi.
On reste calme et détendu.
Tout va bien se passer.
On avance.
Allez.
On reste calme
Allez, on avance.
Que… qu'est-ce que vous faites ?
On va tous pouvoir sortir. Restez calme.
Vous allez bien ?
Oui, c'est bon.
Allez dans le bus, tout le monde !
Allez, tout le monde dans le bus !
Merci.
- Tous dans le bus. - Où est Roxanne ?
Elle n'est pas dehors !
Roxanne Coss n'est pas dehors !
Roxanne !
Où est-elle ?
Roxanne !
Non !
Laissez-moi entrer !
Appelez une ambulance !
C’est bon.
Ça va aller.
C’est bon, tu vas t’en sortir.
Il est catholique ?
Je… J’en sais rien.
Je ne sais pas du tout.
Il est Norvégien.
Je… je ne lui ai jamais demandé.
- Vous êtes catholique ? - Moi ?
Oui, je suis catholique.
J’ai grandi dans la religion catholique, mais...
Je ne sais pas pour lui.
Je… Je travaille juste avec lui.
Je ne...
Vous lui donnez les derniers sacrements ?
La chanteuse doit sortir maintenant, M. Watanabe.
Non !
Non, seulement si le Président vient.
Vous avez dit toutes les femmes.
Comment continuer à négocier si je ne vous fais pas confiance ?
Écoutez, Croix Rouge.
Nous ne sommes pas dans le même camp.
Je ne suis dans aucun camp.
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