Кавказская пленница, или Новые приключения Шурика
De første 200 linjer.
Les Studios MOSFILM de Moscou
et le Groupement LOUTCH présentent:
Dans le rôle de Chourik: A. DÉMIANENKO
LA PRISONNIÊRE DU CAUCASE
ou LES NOUVELLES AVENTURES DE CHOURIK
avec
N.VARLEI
B. ÉTOUCH
F.MEKRETCHIAN, R.AKHMÉTOVA
I.NIKOULINE, G.VITSINE, E.MORGOUNOV
et
N.AVALIANI, N.GRÉBECHKOVA, M.GLOUZSKI, E.GUELLER
G.MILLIAR, D.MEKRETCHIAN, N.REPNINA, A.STROIÉVA
Scénario : I.KOSTIOUKOVSKI, M.SLOBODSKOI et L.GAIDAI
Réalisateur L.GAIDAI
Directeur de la photographie: C.BROVINE
Décors: V.KAPLOUNOVSKI
Musique de A.ZATSÉPINE lngénieur du son: V.KRATCHKOVSKI
Cette histoire nous a été contée par l'étudiant Chourik.
Il consacrait ses vacances à réunir du matériel folklorique: contes, légendes...
C'en est peut-être une aussi, une légende,
mais Chourik assure que non: la pure vérité et ça s'est passé au Caucase.
Où exactement, il ne l'a pas dit, sans doute pour ne pas faire des mécontents
ailleurs, là où une histoire identique aurait fort bien pu se dérouler aussi...
Hue!
Mais où vas-tu donc!
Crotte!
Maudit soit le jour où j'ai eu l'idée de prendre le volant de ce tacot!
Vous désespérez pas!
Le sage Abou-Akhmal ibn-Bey
qui fut le premier pilote de cet engin disait: "Dis-toi bien, Édik..."
- Édik. - Sacha, Chourik pour vous.
“Édik, il disait, seul Allah sait
où disparaît l'étincelle de ce méprisable bâtard
de la valeureuse famille des moteurs à combustion interne.
Maudit soit son carburateur dans les siècles des siècles!”
- Pardon... - Oui?
Je vous prie de m'excuser...
- J'ai un petit service à vous demander. - Oui?
Puis-je vous demander d'aller bien droit, sans faire d'écarts?
- Tiens, et pourquoi donc? - Il y a mon âne qui vous suit.
- C'est donc lui qui me poursuivait? - Lui...
- Et dire que je pensais... - Non, non, lui!
- Dites, vous êtes d'ici? - Oui, en vacances chez une tante!
- Moi en mission. C'est loin la ville? - Encore 2 kilomètres.
- Je vous remercie, et au revoir. - Bon voyage.
Allons, avance... Hue!
Vous voyez, il ne veut plus faire un pas sans vous.
- Date de naissance? - 10 mai 1942.
- But du voyage? - Je fais une étude d'ethnologie.
- Je vois... Cherchez du pétrole, hein? - Pas exactement, du folklore plutôt.
Je note des vieux contes, des légendes. Des toasts aussi.
Des toasts?!
Tu peux dire que t'as du pot, mec. Je me charge de te faciliter la tâche.
Fermé pour le repas
C'est quoi?
- Tu as parlé de toasts? - Oui.
Un toast sans vin c'est pareil qu'une nuit de noces sans mariée.
- Non. Je ne bois pas. - Est-ce que je bois?
Qu'est ce que c'est? Une larme.
Vous n'y êtes pas... Je ne bois pas du tout, jamais.
Vous comprenez, je n'ai pas les moyens physiques.
Voilà! Il faut réparer ça et c'est à ça qu'on va porter le premier toast!
- Oui? Un toast? Alors je vais noter. - Non, tu noteras après. Tiens ce verre.
Mon arrière-grand-père il dit:
«J'ai envie d'acheter une maison, mais j'ai point la possibilité.
J'ai la possibilité d'acheter une chèvre, mais j'ai point envie.»
Alors, buvons à ce que nos envies
soient toujours à la mesure de nos possibilités.
- Bravo. - Bon...
- Te voici un autre toast. - Bon...
- Une seconde, je reviens. - Pas grave, je souffle en attendant.
Respirer l'air pur, on peut pas toujours rester enfermé...
enfermé...
- Où avais-tu disparu? - Et quoi donc?
- Ma nièce. - Ah, bonjour!
- Nina. - Elle fait l'école normale.
Elle préparera notre relève, oui?
Bonne élève, membre des J.C., sportive.
- Sportive? - L'oncle sait tout à mon sujet.
- Vous êtes ce qu'il nous faut, pardi. - Et que vous faut-il?
Je voudrais vous poser... une question qui va vous surprendre.
S'il vous plaît.
- Que pensez-vous du mariage? - En principe c'est pas mal.
Elle aura bien le temps de penser à ces choses-là...
Il estjamais trop tôt ni trop tard pour y penser. Toi, mets en marche, on part.
Nous inaugurons aujourd'hui le Palais des mariages. Ça vous dirait de venir?
- Mais oui, bien sûr. - Vous viendrez?
Dans ce cas j'aurai pour vous une petite mission de confiance.
- De quel genre? - Vous verrez bien. Je compte sur vous.
C'est d'accord.
Et quand la volée d'oiseaux prit un jour son envol pour hiverner...
un oiseau tout petit mais très fier dit:
moi je veux voler devant moi, droit dans le soleil.
Et il s'est mis à monter dans le ciel, plus haut, toujours plus haut,
tant et si bien qu'il s'est brûlé ses petites ailes
et qu'il est tombé au fond d'un abîme plus profond que l'océan...
Alors, buvons pour que dans l'avenir personne d'entre nous,
si haut qu'il s'envole dans la vie,
ne s'écarte jamais de la collectivité!
- Qu'est-ce qu'il lui arrive? - Qu'y a-t-il?
C'est à cause de l'oiseau!
Et de rage la princesse s'est pendue,
parce qu'il avait su compter le nombre exact de grains dans le sac,
de gouttes d'eau dans la mer et d'étoiles au ciel.
Alors, buvons à la cybernétique!
Santé!
Santé!
Palais des mariages
Chers concitoyens!
Pour nous tous... ce jour est...
...un jour de grande fête... joyeuse... lumineuse... ensoleillée.
Dans quelques secondes... ces ciseaux d'argent
vont couper ce ruban de soie rouge...
et ils vont ouvrir... à tous les jeunes mariés de notre région
le chemin qui les mènera en droite ligne vers un avenir radieux,
vers le bonheur et l'amour, et ça, grâce à notre beau Palais des mariages!
L'honneur d'inaugurer ce beau Palais...
nous nous sommes concertés mes collègues et moi
et nous avons décidé que l'honneur d'inaugurer notre Palais,
c'est à une femme admirable qu'il devait revenir, à une jeune fille
qui personnifie...
la destinée nouvelle de la femme des montagnes de chez nous.
C'est une étudiante... membre des J.C.... une sportive...
Enfin, à n'en pas douter, elle est belle comme le jour!
Voilà, c'était votre mission, délicate mais capitale...
Je vous prie.
Et comme le dit notre célèbre comique Arkadi Rakine,
la femme sera toujours l'amie de l'homme.
Une seconde... Une petite seconde...
Moins vite, s'il vous plaît... Que je note.
Qui c'est?
- Sans doute la presse. - Ah, oui, très bien!
Alors oui, comme le dit le grand satirique, la femme est notre amie.
Formidable! Buvons à la femme de vos montagnes...
Rends-moi la corne! Je te dis de me rendre la corne!
Elle était à moi cette corne!
Il a sabordé l'inauguration solennelle du Palais des mariages.
Après, dans les ruines de la chapelle...
Pardon... c'est aussi moi qui ai détruit la chapelle?
Ça, non. Ça c'est arrivé au XIVe siècle.
Après, dans les ruines de la chapelle...
Tout ceci est exact. Bien entendu, exact.
Vous rapportez les faits tels qu'ils se sont déroulés. Il n'y a rien à redire.
Mais ce n'est qu'un côté de l'affaire. Il y a aussi le revers de la médaille.
Le coupable n'a rien d'un agitateur. C'est un homme de science en vue,
Quelqu'un qui se livre à un travail intellectuel... En visite chez nous.
Pour recueillir nos contes, nos légendes, nos coutumes, vous voyez? Nos toasts...
- Nos toasts? - Oui, nos toasts.
Et il a dû surestimer ses forces, hein?
C'est en quelque sorte un accident du travail.
J'ai un fameux toast, moi!
Hôtel
Cher ami. vous vous faites de fausses idées sur ce que sont nos terres.
Tout le monde sait que le Kouzbass...
le Kouzbass, n'est-ce pas, c'est la forge de l'Union soviétique.
Le Kouban, lui, en est le grenier...
- Et le Caucase c'est quoi? - Le sanatorium!
Le sanatorium, tu dis? Non.
Le Caucase c'est la forge, le sana et le grenier de l'Union soviétique!
Cher ami, où étais-tu passé?
Cette nuitje me suis rappelé un autre bon vieux toast... Allons, viens vite!
Non, plus tard, il faut que je termine avec lui. Bon, tu notes rapidement
et tu me l'apporteras après tapé en trois exemplaires.
Comptez sur moi!
Mon rêve serait de retrouver un vieux cérémonial.
Ce qui serait formidable c'est si en plus je pouvais y participer.
Oui, mais où dénicher ça? Ici? Vois un peu ce qui se passe dans la rue.
Non, ce n'est pas chez nous qu'on retrouvera les us de nos aeux!
En montagne, tout en haut, peut-être. Mais pas chez nous.
Non, c'est pas ici que vous trouverez rien qui puisse intéresser la science.
- Grimpons dans la montagne alors! - Juste. N'est-ce pas votre travail?
Vous venez chez nous à la découverte des vieux contes,
mais nous on travaille ici pour que ces contes deviennent réalité. Oui?
Oui.
Je t'apporte le toast.
C'est pas ça?
- Tu te crois tout permis, toi! - Vous le vouliez pas en 3 exemplaires?
C'est chouette, la vie, hein?
- Faire la vie c'est encore mieux. - Exact!
Camarade B.G.Saakhov Directeur de l'aménagement régional.
T'as pas honte? Faire injure à la pauvre orpheline?
À part son oncle et sa tante, elle a plus personne au monde. 25.
J'ai pour ta nièce énormément d'estime mais il y a des limites malgré tout.
- Va pour 18. - As-tu ça de conscience?
C'est pas une bique qu't'as en échange. Une femme, et faut voir quelle femme!
Étudiante, membre des J.C., sportive, une beauté...
25 malheureux moutons que je demande pour tout ça et tu marchandes! Risible.
Tu ne raisonnes pas politiquement correct. En dehors de la question.
Tu ne vois la vie qu'à travers le pare-brise de ma voiture de fonction.
25 moutons alors que la région n'a pas bouclé son plan en laine et en viande.
Tu confondrais pas ta laine et ta viande avex celles de l'État?
Si on m'a nommé à ce poste, je vous le signale, camarade Djabral,
c'est justement pour veiller aux intérêts de l'État.
Asseyez-vous là.
Je me résume...
- Vingt moutons! - Vingt-cinq.
Vingt.
Et un frigo Rozenlöwe en prime. Fabrication finnoise, qualité notoire.
- Et une villégiature gratuite en sus. - En Sibérie.
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