Sleepers

Sleepers

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معلومات الإصدار

Sleepers (1996)
Sleepers 1996 1080p BluRay H264 AAC-RARBG
Sleepers 1996 1080p BluRay x264 DTS-FGT
تعليق من FarangSiam
Sleepers (1996) BR Theatrical-23.976 fps-2 h 27 min 10 sec-Fre SRT by FarangSiam

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BluRay
1080
x264
TS
نشرت في: 2019-11-28
تنزيلات: 141
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أول 200 سطر.

Voici l'histoire vraie d'une amitié indestructible.

Mon histoire et celle de mes 3 seuls vrais amis.

2 d'entre eux,

des tueurs, sont morts avant 30 ans.

Le 3e, ex-avocat,

vit hanté par un passé atroce

qu'il n'ose ni oublier ni affronter.

Je parle en leur nom,

au nom des enfants que nous étions.

Hell's Kitchen été 1966

FarangSiam te remercie. Amuse-toi !

Nous étions inséparables.

Heureux dans notre univers clos.

Les rues du West Side étaient notre terrain de jeux,

royaume de béton dont nous étions les maîtres absolus.

C'était un quartier d'immigrés irlandais, italiens, portoricains

et d'Europe de l'Est, hommes rudes à l'existence rude.

Nos logements, tout en longueur, étaient minables.

Peu de mères travaillaient. Tous les couples allaient mal.

J'en ai déjà enterrée une, tu sais !

La violence conjugale régnait.

On ne divorçait pas, se séparait rarement.

L'Église était puissante.

La mort seule défaisait les mariages.

La vie était rude mais

pour les enfants, le quartier était plus sûr

que bien d'autres.

Le crime y était interdit.

Sinon, le châtiment

était terrible et parfois définitif.

Un dealer de l'extérieur avait introduit de l'héroïne.

Un sachet tua le fils d'un truand portoricain.

Le dealer n'en vendit plus jamais.

Cette terre d'innocence était régie par la corruption.

Nous allions souvent à l'église.

Nous y servions la messe.

Aux enterrements, de préférence : Pour le pourboire de $3...

ou plus, avec une gueule de circonstance.

C'était à qui inventerait la meilleure farce.

J'avais ramassé le "criquet" d'une bonne sœur.

Ça allait faire mal.

Le criquet indiquait aux filles

de se mettre debout, à genoux ou de s'asseoir,

selon le nombre de clics.

De ma poche, je semai la panique.

Défenseurs de la Foi,

soldats du Christ...

Vous recevrez les dons

du Saint-Esprit.

Vos parents seront

fiers de vous. À votre baptême,

des vœux ont été prononcés...

Donne-moi le criquet.

- Quoi ? - Donne.

Levons-nous.

Prions.

Avec des nonnes, c'est facile.

À l'église, John et moi étions assidus.

Nous songions à devenir prêtre.

Le pouvoir du prêtre nous intriguait,

ce monde secret

de confession des pires actions.

La confession valait tous les livres, tous les films.

Les péchés étaient vrais, nous connaissions leurs auteurs.

La tentation était trop forte.

Faut pas se faire choper.

Si nos mères sont là ?

Si elles se confessent ?

- Et si on entend pire ? - Quoi ?

Un meurtre. Si on nous avoue un meurtre.

Mais non. On écoute mais sans se marrer.

Aussitôt,

le confessionnal s'anime.

Je...

couche avec des hommes mariés.

Des pères de famille.

À chaque fois je veux arrêter mais je n'arrête pas.

Voilà... je suis...

enceinte.

Le père ?

Allez savoir.

Vous allez faire quoi ?

Je connais votre avis

mais j'ai le mien.

J'hésite.

Bon, je file.

Merci les gars,

je sais que vous le garderez pour vous.

Elle savait.

Oui.

Pourquoi nous déballer tout ça ?

Sans doute le besoin de se confier.

Le Père Carillo était un fils de docker.

Aussi à son aise dans les bouges

qu'à son autel pendant la messe.

Il avait été loubard avant de trouver Dieu.

C'était un ami,

un ami prêtre

C'est mauvais, ces saletés.

Allez, Père.

Moins que les clopes.

Peut-être.

Rien de nouveau ?

Tu veux te faire curé ?

Pourquoi ?

Tu t'entraînes pour la confession ?

Je comprends rien.

- Ah, bon ? - Non.

Je dois être mal renseigné.

Sûrement.

À ce soir.

Pourquoi ?

Je distribue des livres aux vieux et aux handicapés.

Ta mère est d'accord.

Tu m'étonnes !

Shakes, je veux t'éviter des ennuis.

Mais j'en ai jamais.

C'est tout ce que je veux.

- C'est tout ? - Oui, je te le jure.

Faut pas jurer.

Ni écouter les gens à confesse. À ce soir.

À ce soir.

Michael était le plus déniaisé :

Il avait embrassé une fille plus d'une fois.

Son grand amour, c'était Carol,

la métisse portorico-irlandaise.

Son père, veuf, l'élevait.

Peu expansive,

elle était à l'aise avec nous.

C'était notre guetteur au Gala des Patineuses.

Pendant que la foule, dehors, faisait la queue,

nous regardions

les patineuses à moitié nues enfiler leur costume.

C'est ça, le paradis.

Tu veux mater ?

Je connais.

T'as vachement du bol !

Qu'elle est belle. Je peux mourir maintenant sans regret.

À l'époque le caïd du quartier s'appelait King Benny.

C'était un ancien tueur de Lucky Luciano.

Luciano a fait de grandes choses.

Mais c'est pas dans les bouquins.

King Benny a exécuté le contrat

sur Mad Dog Coll, ce connard.

Il a trafiqué de l'alcool,

avant d'ouvrir des boîtes de nuit.

Je l'ai découvert à 14 ans.

Môme, il faisait pas des étincelles.

Il savait pas se battre.

Et un jour, comme ça,

un irlandais, un mec de 25 balais,

balance King Benny du haut d'un escalier.

Il se pète les dents du devant. Tu sais ce qu'il fait ?

Il attend.

Il attend huit ans pour se venger.

Il coince le mec aux bains-douches, dans le jus.

K. Benny enlève ses dents,

il les pose sur le lavabo.

Il regarde le mec et dit :

Quand je me regarde,

je vois ta gueule.

Il sort un flingue

et le plombe 2 fois dans chaque jambe.

Et il lui dit :

Toi, dans ton bain,

tu verras la mienne.

Plus personne l'a emmerdé, depuis.

La vengeance.

La vengeance.

Je peux vous parler ?

Je veux bosser pour vous, rendre service.

Tu es le fils du boucher ?

Quel genre de boulot ?

Tout. Peu importe.

Peu importe ?

On dit que vous avez du boulot.

Qui ça, "on" ?

Les gens du quartier.

Eux...

Dis-moi : Ils savent quoi, ces cons ?

Que vous embauchez.

Excusez-moi.

Pas si vite.

Reviens demain si tu veux bosser.

- Quand ? - Quand tu veux.

Vous serez là ?

Je suis toujours là

Ce 1er boulot me rapporta $25

par semaine, pour 45 mn de mon temps.

On me donnait un sac en papier à livrer à un poste de police.

Vite payés, les pots de vin !

Fais voir ton sac.

Vous savez à qui c'est ?

Ouais et on crève de trouille.

Donne. Donne, bordel !

Vous jouez à quoi ?

- Répondez. - Du calme.

Ils m'ont volé.

Vous l'avez volé ?

- C'est dans le sac. - Donnez.

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